12
juil
2011
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Sentez-vous cet air nauséabond ?…C’est l’odeur de la république bananière !

Cette odeur putride viendrait tout droit du tiroir d’un bureau de l’Elysée. Ce tiroir, qui voudrait faire vaciller tous candidats à l’élection présidentielle, risquerait davantage de salir la Vème république et de clouer l’UMP au pilori !

Oui, cette atmosphère soulève le cœur, n’est-ce pas ? Il n’y a pas si longtemps, la droite n’avait pas besoin d’aller piocher dans les idées du FN, et ne s’encombrait pas de tas de rumeurs injurieuses pour se battre dans l’arène politique…C’était le temps où la droite avait des idées, différentes de la gauche certes, mais des idées tout de même !

Non contente de se diriger droit devant la débâcle, la majorité a décidé de tirer avec elle la France vers le bas. Mais ne soyons guère fatalistes ! Si ces scandales à répétition nous apprennent une seule chose, c’est que le temps de l’alternance est une nécessité. Il est vital de redonner une échelle des valeurs républicaine au gouvernement.

Les Français ne sauraient se contenter d’un débat qui tourne court, et ne peuvent se satisfaire de ce lancer d’œufs pourris. Ils ont déjà compris : salir l’adversaire serait devenu le seul moyen pour le gouvernement de ne pas parler du fonds, ni de l’état actuel de la France.

La politique économique du travailler plus pour gagner plus a été une vaste farce, seuls les plus privilégiés – une frange ultra minoritaire – ont tiré avantage de la politique du gouvernement. Les niches fiscales se votent et les rumeurs se propagent tandis que les plus modestes se voient mis plus en difficulté chaque jour. La France serait-elle devenue le pré carré de quelques dirigeants, craignant de participer au développement économique et social de leur prétendu pays, et de quelques mauvais utilisateurs du web ?

C’est un sombre tableau, mais cela sera notre réalité quotidienne jusqu’en 2012. Restons optimistes, l’opinion des Français ne semble pas s’encombrer de ses rumeurs…Oui, ils ont bien tout saisi !

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
18
mai
2011
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communiqué : Participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale

Très loin des préoccupations des français, nous examinons au Sénat le texte relatif à la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale.

A son habitude, le gouvernement, porte-parole du Président de la République, a demandé l’urgence. Cette énième loi judiciaire qui nous est proposée dans cette frénésie législative a deux buts.
Le premier objectif est de faire participer les jurés populaires dans les 600 000 décisions de justice dans les tribunaux correctionnels et dans un second terme d’abroger la justice des mineurs pour la calquer sur celle des adultes. La sanction au lieu de la prévention reste toujours le leitmotiv de Nicolas Sarkozy.

Cet effet marketing de la logique sécuritaire n’est pas nouvelle et à la veille d’élections, elle prend l’odeur de la propagande populiste. Le gouvernement joue une fois de plus sur la séparation des français en fourvoyant la défiance des magistrats par l’opinion qui ne seraient pas assez sévères. Nicolas Sarkozy fonde son texte sur une opinion publique qui n’écouterait uniquement son émotion à l’égard du plaignant en faisant table rase de la présomption d’innocence. A quand la procédure accusatoire ?

Cependant, la Chambre Haute a osé remanier un peu le texte gouvernemental loin de toute tentative électoraliste. Le sénateur a su reprendre sa position centrale de législateur dans l’institution démocratique. Si je reste en opposition avec ce texte, je ne peux que constater les avancées qui ont été faites. Ainsi, le texte de la commission propose l’expérimentation pour la participation de citoyens assesseurs aux différentes juridictions pénales.

Malgré certaines progressions, cette loi ne répondra pas au malaise grandissant de la justice. Une justice étranglée par le manque de moyens constants. Il est plus que temps de mettre en place un Grenelle de la justice. Notre justice doit être sauvée en renforçant les agents titulaires et en lui affectant un budget à la hauteur de notre idéal démocratique.

29
mar
2011
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Cantonales : une fracture entre la classe politique et le peuple

A la lecture des résultats des cantonales, nous ne pouvons pas nous réjouir d’un score aussi médiocre. Le score du PS cache, derrière ses 35%, le malaise d’une abstention toujours autant présente.

Cette abstention n’est pas un fait nouveau mais personne ne souhaite réellement y remédier. Il s’agit pourtant bien d’une fracture entre la classe politique et le peuple. Il s’agit pour nous d’assumer nos responsabilités d’élus. Ce mal démocratique gangrène la politique par la droite et son extrême et permet ainsi au FN d’obtenir des pourcentages rêvés. Depuis 10 ans, nos discours se sont égarés, laissant pour compte les ouvriers et les employés qui devraient être notre base électorale. Le fait est que cette abstention n’est pas due à l’envie soudaine d’une partie de pêche entre amis le jour de l’arrivée du printemps. L’abstention est la voix que nous avons perdue dans nos guerres internes, dans notre absence de réel projet d’alternance.

Nos discours sur les quartiers difficiles ignorent que la majorité des français votant vivent dans les zones péri-urbaines loin des médiatiques cités.
Nous avons abandonné ces français aux dents carnassières du populisme de droite. La droite qui est moribonde, malade de sa boulimie compulsive de débats stigmatisant. Dans la stratégie de la France aux français, elle a creusé un boulevard au FN qui aujourd’hui redevient un parti de gouvernement local, attendant son entrée au plan national.

Le message de ce weekend est très clair. Nous devons clarifier nos propositions, afin de re-mobiliser l’électorat de gauche qui s’est considérablement abstenu, pour l’échéance de 2012. Il est temps de passer du sourire au travail. Une campagne électorale ne se gagne pas de sa tour d’ivoire. Nos candidats et nos militants nous l’ont prouvé, encore, ce dimanche. Une campagne se gagne sur le terrain avec un projet d’alternance crédible porté par un homme ou une femme soutenu par tout son parti.

Mais, je reste persuadé que le PS saura de nouveau retrouver son électorat qui lui manque tant. Nos élections locales doivent nous servir de tremplin pour l’enjeu national prochain. Ainsi, fort de notre maillage local, nous devons transmettre les aspirations du peuple français au bureau national à Paris pour que la victoire de 2012 soit belle et entière et non une victoire par défaut face à une candidate FN qui n’est que le reflet de son père.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
26
jan
2011
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Du droit de mourir : une décision politique

Après la prise de position du Premier Ministre dans sa tribune dans le journal le Monde, le texte relatif au droit à mourir a été rejeté hier soir sans surprise.

C’est un texte qui est arrivé malheureusement trop tôt ou trop tard dans le quinquennat. L’adoption par la commission du texte révèle que le consensus existe dans ce débat et que les élus de la droite comme de la gauche sont prêts à légiférer sur l’ultime demande du patient mourant. Pour l’instant, nous laissons le pouvoir judiciaire se prononcer au cas par cas sur cet acte assimilé à un assassinat.

Ce texte qui est arrivé trop tard, aussi bien dans la journée que dans le quinquennat, est arrivé trop tôt pour l’échéance de 2012. Ainsi, François Fillon a attendu le dernier moment pour se prononcer vigoureusement contre la proposition de loi (PPL) alors qu’il aurait pu le faire bien plus en amont. Le gouvernement s’est plié aux demandes des lobbies de la droite chrétienne qui ont serré des coudes pour faire échouer en séance le texte adopté par les sénateurs en commission.

Dans une période électorale, la droite ne peut pas se permettre de perdre des voix, surtout quand les sondages lui sont défavorables. La loi adoptée aurait sans doute eu des répercutions fortes sur la partie de l’électorat UMP complètement défavorable au texte. Ainsi, le centre droit chrétien aurait rejoint le MoDem et les ultras seraient retournés dans l’écurie du FN.
C’est donc une décision politique du Premier Ministre qui a contré la PPL plus qu’une décision de conscience individuelle.

Je pense que si une nouvelle PPL relative au droit à mourir était déposée en 2012, et quel que soit le résultat de la présidentielle, elle aurait toute les chances d’être adoptée.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , ,
08
déc
2010
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J’apporte mon entier soutien à Jean Paul Huchon

Derrière la plainte d’un militant UMP, Valérie Pécresse perdante de l’élection régionale essaye d’invalider l’élection de Jean Paul Huchon.
Ainsi, les recommandations du rapporteur public du Conseil d’État sont des attaques scandaleuses à l’encontre du vote des électeurs et de la commission nationale des comptes de campagne qui avait déjà validé les comptes de la liste conduite par Jean Paul Huchon.

L’UMP n’a pas digéré sa défaite aux élections régionales en France et encore moins la défaite de Valérie Pécresse en Ile-de-France. Je rappelle que ce qui est reproché par le rapporteur à Jean Paul Huchon fut utilisé comme un étendard par la droite francilienne dont leur tête de liste était membre du gouvernement. La position de Valérie Pécresse lui a donc permis de profiter largement de la publicité du projet Grand Paris mis en avant par l’État UMP.

J’apporte mon entier soutien à Jean Paul Huchon dans ce coup bas porté par la droite francilienne.

15
nov
2010
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Il y aurait donc eu un remaniement ce weekend ?

Une « révolution », aux dires de Christine Lagarde ce matin sur France Info. « Une révolution » ouverte sur « le professionnalisme des ministres » qui sont restés. Un antagonisme avec le manque de professionnalisme des ministres sortants.

Pourtant à en juger par le nouveau premier ministre, il est difficile de croire en ce lundi matin de novembre qu’il s’agisse d’un bouleversement, d’un remaniement tel que l’on nous le tenait en haleine depuis déjà 9 mois. 9 mois de gestations et d’effets d’annonces plus tard, la France se réveille avec un gouvernement repositionné au cœur de l’UMP.

Dans ce vaudeville présidentiel commence le troisième et dernier acte du quinquennat. Il s’agit d’une partie importante pour l’année et demie qui nous sépare de l’élection présidentielle. On nous révèle l’intrigue facile marquée sous le sceau de l’hyper-présidence et de l’occupation médiatique.

Lever de rideau !
Fin de l’ouverture et du débauchage qui n’étaient en réalité que des farces afin de désorienter le Centre et de désordonner le PS. On le savait, le Président Sarkozy nous le confirme.

L’identité nationale avait été ressortie comme le symbole de la droite décomplexée en 2007. Un ministère qui mélangeait immigration et identité nationale avait été créé pour siphonner le FN et emmener le PS sur des prises de postions dangereuses et nauséabondes. On le savait, le Président Sarkozy nous le confirme.

Il en est de même pour l’écologie qui malgré la nomination de NKM perd le volet Énergie. Là encore le Président Sarkozy nous confirme que s’il défend Kyoto et Copenhague devant les caméras du monde pour se garantir une image verte, enfin de compte, il rend à Bercy ce qui appartient à Bercy !

Quant à la politique sociale…a-t-elle seulement été envisagée ?

C’est donc l’apparence qui change, le terme de remaniement n’est pas vraiment approprié on n’est plus proche du « reconditionnement » qu’autre chose. Car il n’y a aucun changement dans ce gouvernement qui court puiser dans ces réserves un Alain Juppé, un Patrick Ollier ou encore un Henri de Raincourt…On est loin du nouveau souffle tant annoncé.

L’UMP brise sa chrysalide dont renaît un RPR imago prêt à gouverner seul, prêt à lancer le processus de campagne électorale. Nicolas Sarkozy en renommant François Fillon à son poste de premier ministre le re-confirme dans son rôle de premier collaborateur que doit être un directeur de campagne autour duquel s’est formé ce weekend une garde rapprochée. Le message annoncé par ce nouvel ordre gouvernemental n’est pas un message d’apaisement pour les français mais bien la déclaration d’ouverture des campagnes électorales majeures à venir.

Pour finir, on notera que la parité n’était pas la priorité dans les tractations de ce dimanche puisque l’on compte uniquement 11 femmes pour 31 postes et que malgré ce gouvernement convenu, une bonne nouvelle en la nomination de Frédéric Lefebvre au secrétariat d’Etat auprès de la ministre de l’économie, ce qui l’obligera à se taire.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , ,
16
mar
2010
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Régionales : Premier tour.

Bien entendu, il ne faut pas crier victoire avant dimanche soir 20h00, mais nous pouvons nous féliciter de cet élan insufflé des le premier tour dés élections régionales.

Cette énergie, il nous faut la canaliser avec nos partenaires afin d’amplifier le vote socialiste, d’amplifier le vote de la Gauche rassemblée.

Les résultats de dimanche dernier sont néanmoins à relativiser. Une prudence doit guider nos propos, car si désormais le PS est redevenu le premier parti de France, la France quant à elle a perdu l’espoir, la confiance dans ses représentants. Le fort taux d’abstention, malaise démocratique, est un appelle de détresse d’une France en rupture avec sa classe politique.

Sur 44 millions d’électeurs, 53,63% ne se sont pas déplacés pour voter. Chiffre record pour ce type de scrutin. Seule les élections européennes de 2009 avaient tristement dépassé de 6 points ce taux.
On peut expliquer cette abstention de différentes raisons, et je laisserai le soin aux éditorialistes et aux commentateurs politiques de vous expliquer qui ne s’est pas déplacé pour voter et pourquoi ?
La comparaison des chiffres est facile, mais elle cache une réalité toute différente. En France, depuis 2004, l’abstention avoisine les 39% régulièrement, seule la présidentielle de 2007 avait vu un fort recul abstentionniste, l’espérance d’un changement à Gauche ou à Droite avait passionné les électeurs.

La passion est retombée, l’image négative de l’homo politicus est remonté sur le devant de la scène. Programme politique flou, crise économique, baisse des impôts pour les riches, Ouverture, petites phrases assassines et débats nationalistes n’ont fait qu’amplifier cette désaffection des français pour la politique.

L’avenir de la politique française doit se faire autour de base solide et le parti socialiste fort de cette victoire (le grand chelem reste possible) doit être ce parti qui symbolise la confiance retrouvée avec les électeurs. Ne nous occupons pas de la droite, l’unité factice du premier tour aveugle leurs cadres dans une Droite morcelée aux électeurs complètement déboussolés. Le sarkozysme joue en notre faveur par son bilan de mi-mandat plus que médiocre. Il est dans la continuité des présidents de Droite, sans véritable réforme et aux effets d’annonces qui ne modernisent pas le pays.

Pour terminer, je saluerai le bon score du premier tour de la liste d’Anne Hidalgo. Tout en étant devancée par la liste de droite le total des voix de gauche dépassent les 52%, ce qui tend à confirmer l’ancrage de Paris à Gauche. De bons augures pour 2014 ?.
Cependant le résultat parisien est à nuancer avec le résultat francilien où la liste de Jean Paul Huchon réalise un score qui n’est pas à la hauteur de nos expectances malgré un report de voix au deuxième tour en notre faveur. L’Ile-de-France tout comme la France devrait rester à gauche et il ne nous manquera plus que de transformer l’essai pour les présidentielles.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
24
sept
2009
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Fiscalisation des indemnités en cas d’accident du travail

Il fut un temps pas si lointain où Jean-François Copé comprenait « que l’on n’engage pas la fiscalisation des victimes d’accident du travail ».

Depuis la situation de la France s’est aggravée. Nos caisses vides hier le sont encore plus aujourd’hui et il faut bien trouver des solutions puisque l’État s’endette. Nous approchons un taux d’endettement de 80% du PIB soit un niveau légèrement inférieur à 1871, année qui marque la fin d’une guerre longue de 7 ans.

Après avoir fait tant de cadeaux aux classes les plus riches et aux entreprises, la combinaison gouvernement-majorité cherche à taxer les plus faibles. Une fois de plus l’injustice gouvernementale assujettit les plus modestes.

Il est choquant qu’un représentant du peuple présente une telle proposition. Il est d’autant plus choquant que le Président de la République, depuis New York, appuie l’examen de ladite proposition.

L’UMP oublie un peu vite, sûrement par méconnaissance du terrain, que la majorité des employés touchent avec les indemnités d’accident du travail entre 60 et 70% de leur salaire. De plus, cette indemnité est la réparation d’un préjudice.
Jean-François Copé fait preuve d’une totale impéritie auprès des accidentés du travail de tous les secteurs d’activités.

En déclarant que les indemnités journalières versées aux salariés victimes d’accident du travail seraient désormais fiscalisées, Copé nous fait du Lefebvre. On cherche de l’argent pour renflouer les comptes. Et pourtant. Cette mesure, lourde de conséquences, ne rapporterait « que»  150 millions d’euros alors que le bouclier fiscal nous coûte 458 millions d’euros.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , ,

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