13
mar
2012
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Navigation à l’aveugle

Le discours de Villepinte ne sera finalement pas l’égal du discours de la porte de Versailles. Au contraire, l’histoire de la présidentielle le catégorisera comme le grand meeting de Sarkosy, grand pour le nombre mais petit par les idées.

Aucune proposition convaincante est venue enrichir le débat démocratique dans le camp de l’UMP. Ainsi, cinq années de pouvoir auront tari l’obstination de la réforme, du changement que Nicolas Sarkozy souhaitait incarner.

Embourbé dans les bras d’une équipe proche de l’amateurisme et peut-être peu pertinente aux yeux des barons et autres cadres, il s’engouffre dans la répétition de discours, réchauffant des promesses non tenues, s’excusant de n’avoir pas été à la hauteur des espérances française. Son image glisse sur le reflet de l’imitation caricaturale d’un sosie fatigué.

La préconisation d’un ultimatum de 12 mois à sortie d’une décision de quitter l’espace Schengen va toujours dans le même sens, comme si, son plan, sa main d’atout nous étaient inconnus. Récidivant son jeu, il est facile de l’analyser. Il vire à droite toute jusqu’au soir du premier tour avant d’effectuer un empannage au centre dans l’entre deux tours. Plus personne n’est dupe.

Et dans cette navigation à l’aveugle ponctuer d’amer médiatique, surgit l’effet de ciseaux, le croisement tant attendu des commentateurs sportifs. Ce premier sondage nous révèle honnêtement peu de chose. Attendons demain, une confirmation ou une infirmation. À cette heure, je note que la dynamique est toujours sur la candidat François Hollande, il faut garder la tête froide et que le parcours jusqu’à la place des festivités de la victoire est encore long et semé d’embuches.

La science sondagière n’est pas une diseuse d’avenir. Restons mobilisé.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
08
mar
2011
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Sondage : un « 21 avril » est encore loin.

Deux sondages de suite amènent des commentaires sur la possible élections de Marine Le Pen à l’élection présidentielle.

Il n’est pas encore temps de s’alarmer, un « 21 avril » est encore loin. Plusieurs points démontrent l’inexactitude des sondages un an à l’avance. Le premier point est la rigueur scientifique du sondage déconstruit par les différents chercheurs qui les étudient. Si on avait cette même rigueur scientifique que le sondeur pour aller dans l’espace, il est fort probable que nos fusées n’auraient jamais dépassé l’altitude du premier mètre.

De plus un sondage à un an des présidentielles ne prédit rien. Il s’agit, ni plus ni moins, de regarder dans une boule de cristal pour essayer d’y lire l’avenir. On se souvient des sondages de 1980, 1994, 2001 ou, plus près de nous, de 2006. Ils avaient tous pronostiqué le mauvais vainqueur.

Alors, que nous enseignent ces deux sondages ? Les sondages de ce weekend montrent que le score élevé du FN est au alentour de 24%. Il s’agit d’un score proche de la dernière élection, celle des régionales. Effectivement, le résultat du FN aux régionales de 2010 dans les régions où il était présent au second tour est de 17,81%. Cette différence de 4 points peut être justifiée par les coefficients de correction qui sont utilisés par les sondeurs.

Il faut surtout se concentrer sur les faibles scores de l’UMP et du PS. En y regardant avec attention, on remarque qu’il n’y a rien d’étonnant à avoir des chiffres aussi bas.
Pour l’UMP qui nous étouffe dans une politique sécuritaire, avec des débats sur l’identité nationale, des colloques sur la place de l’islam, ainsi que des discours ayant pour but de nous effrayer de l’imminente invasion arabe, entraînent un tropisme des électeurs vers une droite légitime à ce genre de propagande. Les français préfèrent, généralement, la version originale à la copie.

Quant au PS, c’est son manque de crédibilité criant qui lui permet d’être doublé par cette extrême. Nos années dans l’opposition nous ont permis de devenir de grand critique sans pour autant nous faire devenir un parti politique aux propositions audibles.

A un an des élections, il n’est pas encore trop tard pour se mettre au travail. Il serait illusoire de penser qu’une élection se gagne sans programme crédible pour l’ensemble des Français.

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