05
Juil
2012
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discours de politique générale

Le discours de politique générale prononcé part Jean-Marc Ayrault devant le Sénat mercredi 4 juillet expose clairement la feuille de route du gouvernement. Il a réaffirmé le cap du redressement de notre pays dans la justice. Ainsi, la situation économique oblige le Gouvernement à agir sans tarder contre le chômage, contre la désindustrialisation ou contre l’augmentation massive de la dette publique.
Son discours a confirmé les propositions de campagne de François Hollande en garantissant une politique tournée vers la justice, jeunesse, égalité. Ce discours de vérité et sans langue de bois a certifié que les valeurs de la République et de la Démocratie seront au cœur des préoccupations du nouveau Gouvernement.
Sans détour, Jean-Marc Ayrault a renvoyé le Gouvernement précédant devant ses responsabilités. Il a indiqué intelligiblement que le changement était en marche et que ce changement passerait nécessairement par une rupture avec les pratiques mises en œuvre par la Droite. Cette nouvelle méthode sera tournée vers la concertation. Cette méthode de la concertation, cette culture de l’accord, qui se veut volontariste, placera la justice au centre de toutes les décisions. Le dialogue social doit s’imposer comme la norme à toute réforme.

24
Avr
2012
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Rassembler, Redresser, Changer.

L’analyse du premier tour de l’élection présidentielle est très favorable à notre candidat, François Hollande. Arrivé en tête de l’élection avec 28,64% des suffrages, il détient le meilleur score pour un socialiste non président dans l’histoire de la Vème République.

Je salue tout autant la forte mobilisation des français. Cette excellente nouvelle, qui avait été analysée par de nombreux sondages, démontre une fois de plus le grand intérêt que suscite cette élection. Cette large participation a permis de faire émerger un bloc de gauche fort de 44% des suffrages quand il n’était que de 36,5% en 2007.

Cependant, Nicolas Sarkozy n’arrive pas seul au second tour. Son bilan et 10 ans de droite libérale, de casse sociale et territoriale n’ont fait que renforcer le parti de l’extrême droite. Les idées et le danger « Le Peniste » s’ancrent aujourd’hui dans le monde rural, dans les territoires industriels. Territoires qui aujourd’hui se sentent déclassés. Dans ces territoires grondent une lourde et sombre colère sociale attisée par la fermeture des services de proximité, par la disparition de la puissance publique, oubliés, abandonnés par l’État Sarkozyste.
Combien de bureaux de Poste fermés, d’instituteurs non remplacés, de commissariats perdus pour que six millions de français expriment leur rogne dans le vote FN ? Cinq ans de discours nauséabonds, de stigmatisations, d’amalgames, de « Droite Populaire », de débats où la parole xénophobe se relâche ont consenti d’engrosser la bête. Son souffle rauque embrume notre pays qui souffre.

Enfin, cet État arrogant et acrimonieux, est en position très inconfortable. Le résultat de ce premier tour est un désaveux sans appel pour Nicolas Sarkozy qui voit ainsi sa politique sanctionnée sévèrement par la souveraineté du peuple Français. Les attaques tous azimuts sur l’illégitimité, l’irresponsabilité ou encore sur les questions sociales portées sur notre candidat auront simplement dans les formes décrédibilisé un Président prêt à tout pour éviter de parler de son programme fantôme.
La défaite possible à l’horizon, il joue ses dernières cartes, des tripotages plus gros les uns que les autres, jaillissant la proposition des trois débats. Ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy est en ballotage défavorable qu’il faille aménager les règles existantes pour le propre confort de monsieur.

Continuons la campagne, frappons aux dernières portes, mobilisons nos dernières forces pour que le 6 mai François Hollande devienne le 24ème Président.

Le rassemblement du pays divisé c’est maintenant, le redressement du pays affaibli, c’est maintenant, le changement c’est maintenant.

21
Fév
2012
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le candidat du peuple.

Sarkozy entre en campagne avec cinq années de retard sur ses promesses et un bilan calamiteux pour la France et pour le peuple.

Le meeting de Marseille, les visites éclaires de Rungis ont un goût acre amer et malheureusement bien connu. On nous rediffuse la vieille VHS usée par les enregistrements successifs et qui a entièrement perdu toute sa qualité à force d’être copiée et recopiée.

En effet, très loin du 14 janvier 2007, Sarko, comme l’aime à le nommer Juppé, nous a une nouvelle fois chanté son unique refrain, celui du médicastre qui pense que sa parole suffira à redorer l’image d’un placebo sauveur, héros de la crise, paladin du peuple de France. Mais les actes sont là, son intimité avec les grandes fortunes, cette connivence, a marqué profondément le quinquennat de cadeaux et autres ristournes fiscales pour les plus riches. On reliera les glorieuses pages du Figaro louant la politique courage, de la baisse de l’impôt sur le revenu pour les plus aisés, du bouclier fiscal, de la baisse de l’ISF et de la TVA sociale.

L’image du Président des riches complexé qui souffrait de n’être pas de la « jet set » apporte une invraisemblance totale à son nouveau personnage : le candidat du peuple.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
01
Fév
2012
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Une augmentation de 30% du droit à construire, un coup d’épée dans l’eau

La « sarkodiffusion » de dimanche soir nous a révélé un Président à bout de souffle jouant sur la méconnaissance de son peuple sur des textes en matière d’urbanisme afin de faire avaler un projet de réforme.

Cette annonce volontaire et électoraliste me permet d’autant plus facilement de rappeler quelques points que tout maire pourra justifier d’autant plus s’il fut l’un des magistrat de Neuilly-sur-Seine.

Un chiffre a été prodigué durant ces 60 minutes de monologue. Une augmentation de 30% du droit à construire. C’est-à-dire un coefficient d’occupation des sols (COS) gratifié de 30%. Ces 30% thaumaturgiques sont donc censés résoudre 5 ans d’échec. Malencontreusement, il ne s’agit, une fois de plus, que de cette manie présidentielle de l’effet d’annonce, le coup d’épée dans l’eau.

Cette mesure annoncée en grande pompe comme salvatrice de la crise et de la débandade de la croissance ne s’adresse pas, encore une fois, à l’ensemble des français. En l’occurrence, elle est destinée aux classes les plus aisées. Car dans la conjoncture actuelle où les banques sont de plus en plus frileuses dans l’accord des prêts et où les assurances sont plus que timorées, interrogeons-nous sur la catégorie de français qui est en capacité d’accroître son projet immobilier de 30% de son coût initial ?

Le Président et sa majorité sont complètement perdus, incapables de défendre un bilan principalement médiocre, allant jusqu’à omettre les textes qu’ils ont votés depuis 10 ans. Ainsi, fatiguée par 10 ans de pouvoir, ils oublient qu’en 2005 la droite avait voté la loi de programme sur les orientations de la politique énergétique et que depuis 2007, date de la signature de l’arrêté, il est possible de dépasser le COS de 20% pour les constructions ou rénovations performantes au plan énergétique. Ils occultent aussi que cette augmentation peut aller jusqu’à 30% depuis la loi Grenelle2 promulguée le 12 juillet 2010.

Toutes ces dispositions sont bien connues des maires qui les ont déjà utilisées à maintes reprises. Dispositions auxquelles s’ajoutent le droit de dépasser de 20% le COS sur de la construction de logements à vocation sociale. Mesure que l’ancien maire de Neuilly-sur-seine ne pouvait pas ignorer.

29
Nov
2011
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Radio Guéant ment !

En déclarant sur RTL son opposition à des élections de maires étrangers, Claude Guéant ment effrontément aux français. Il est inenvisageable qu’un ministre n’ait pas lu les 2 articles de la proposition de loi constitutionnelle visant à accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne résidant en France. En effet, il est expressément indiqué dans l’article 1er de la PPL :

« Art. 72-1. – Le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales peut être accordé aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne résidant en France. Ils ne peuvent exercer les fonctions de maire ou d’adjoint, ni participer à la désignation des électeurs sénatoriaux et à l’élection des sénateurs. Une loi organique détermine les conditions d’application du présent article. »

Bien loin de racoler l’électorat FN, Claude Guéant devrait trouver des moyens de palier aux angoisses de la police nationale.

L’actualité tragique de ces derniers jours révèle un mépris particulier du ministre envers ses fonctionnaires de police. La sécurité, mission régalienne de l’état, ne semble pas être la préoccupation principale de Claude Guéant. La politique de suppression de postes dans les forces de l’ordre est une catastrophe pour le pays et pour le corps tout entier.

Un gouvernement qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est un gouvernement décadent.

14
Juin
2011
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Le gouvernement reste contre le mariage pour tous

Sans surprise la droite devrait rejeter, tout à l’heure, la PPL sur le mariage pour tous.

Alors que nos mentalités changent et que les français ont basculé depuis longtemps en faveur du mariage pour tous,
alors que certains députés et anciens ministres UMP approuvent ce texte, le gouvernement révèle une fois de plus à quel point il est rétrograde, gardien du fondamentalisme bien-pensant d’une droite extrême contre le mariage pour tous.

Je me félicite des quelques courageux membres de l’UMP qui aujourd’hui vont se prononcer POUR ce droit pour tous. Ce débat porté par la gauche aura eu le mérite d’être amené dans l’hémicycle moins d’un an avant la présidentielle, ainsi, obligeant les candidats futurs à prendre une position claire sur cette triste discrimination qui perdure encore dans le pays des Droits de l’Homme.

Je rejoins, aussi, François Hollande, candidat aux primaires, dans ces propos tenus le 7 juin dernier sur cette honteuse différenciation des droits et des libertés. Je le répète, il est de notre devoir d’inscrire le mariage pour tous dans notre programme de 2012.

01
Juin
2011
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Die Nuclear

Le débat idéologique de ces derniers mois vient d’apporter sa première réponse au problème posé.
L’Allemagne annonce la fermeture de ses centrales nucléaires.
La décision de la Chancelière allemande Angela Merkel (CDU) de sortir du nucléaire est un virage politique à 180° pour des raisons électoralistes masquées derrière une hypocrisie écologique.

Cet opportunisme électoral survient après la dramatique catastrophe de Fukushima dans un contexte politique allemand où les verts font une poussée dans les sondages. Leur récente victoire dans le gouvernement du lander Bade Wurtemberg a fragilisé la coalition du pouvoir fédéral d’Angela Merkel. Un message fort était donc nécessaire pour la chancelière. Les sondeurs prédisant qu’une coalition SPD-Vert serait susceptible de former le prochain gouvernement fédéral. Angela Merkel a donc sorti l’artillerie lourde afin d’appâter les verts.

Si il y à bien une volonté écologique partagé par une majorité d’allemand, quelque soit le parti pour lequel il vote, les verts n’ont pas l’exclusivité du « non » au nucléaire. Mais, il ne faut surtout pas oublier les alliances politiques à l’approche des législatives allemandes.

Ce retournement de position est une hypocrisie écologique. En effet, l’Allemagne depuis des décennies remplace ses centrales atomiques par des centrales à charbon ou au gaz qui sont beaucoup plus polluantes pour l’air que nous respirons. De plus, la fin du nucléaire allemand n’est pas la sortie du tout nucléaire en Allemagne tel qu’il nous est présenté. Les fermetures des centrales vont représenter un manque de près de 20% de la demande énergétique allemande. Demande qui ne trouvera pas de réponse dans l’offre nationale qu’elle soit éolienne ou thermique. L’Allemagne pour répondre à cette demande de consommateur, aussi friand que nous en nouvelles technologies consommatrices d’électricité, devra se tourner vers ses partenaires européens dont la France. Notre pays qui est le 1er exportateur européen d’électricité. Une fée électrique disponible grâce à nos centrales nucléaires.

Il est donc entendu qu’une sortie du nucléaire est difficilement faisable dans les 20 ans à venir. Mais le débat doit être clairement posé afin de commencer à établir un diagnostique neutre, fiable et honnête qui permettra d’envisager les solutions qui devront être prises. Les pouvoirs publics devront prendre en compte le phénomène croissant de l’hostilité au nucléaire en France pour favoriser le développement d’énergie alternative écologique.

Le temps de la réflexion et l’idée d’un référendum n’est pas une idée démagogique dans l’absolu. Mais ce référendum ne peut être souhaité qu’à certaines conditions. Ce dernier ne doit pas être une émanation d’un arrangement politique et il doit être accompagné d’études indépendantes, sérieuses et reconnues. C’est donc sur un choix de société qu’il faut réfléchir. Car la sortie du nucléaire devra être compensée par un modèle énergétique aussi efficace ou bien sur une baisse significative de notre consommation électrique. Un arrêt brutal et automatique de nos centrales serait lourd de conséquences sur notre mode de vie.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , ,
18
Mai
2011
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communiqué : Participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale

Très loin des préoccupations des français, nous examinons au Sénat le texte relatif à la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale.

A son habitude, le gouvernement, porte-parole du Président de la République, a demandé l’urgence. Cette énième loi judiciaire qui nous est proposée dans cette frénésie législative a deux buts.
Le premier objectif est de faire participer les jurés populaires dans les 600 000 décisions de justice dans les tribunaux correctionnels et dans un second terme d’abroger la justice des mineurs pour la calquer sur celle des adultes. La sanction au lieu de la prévention reste toujours le leitmotiv de Nicolas Sarkozy.

Cet effet marketing de la logique sécuritaire n’est pas nouvelle et à la veille d’élections, elle prend l’odeur de la propagande populiste. Le gouvernement joue une fois de plus sur la séparation des français en fourvoyant la défiance des magistrats par l’opinion qui ne seraient pas assez sévères. Nicolas Sarkozy fonde son texte sur une opinion publique qui n’écouterait uniquement son émotion à l’égard du plaignant en faisant table rase de la présomption d’innocence. A quand la procédure accusatoire ?

Cependant, la Chambre Haute a osé remanier un peu le texte gouvernemental loin de toute tentative électoraliste. Le sénateur a su reprendre sa position centrale de législateur dans l’institution démocratique. Si je reste en opposition avec ce texte, je ne peux que constater les avancées qui ont été faites. Ainsi, le texte de la commission propose l’expérimentation pour la participation de citoyens assesseurs aux différentes juridictions pénales.

Malgré certaines progressions, cette loi ne répondra pas au malaise grandissant de la justice. Une justice étranglée par le manque de moyens constants. Il est plus que temps de mettre en place un Grenelle de la justice. Notre justice doit être sauvée en renforçant les agents titulaires et en lui affectant un budget à la hauteur de notre idéal démocratique.

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