23
Juin
2011
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Où en est la politique du logement en France ? La droite crie haro sur la crise !

Pas d’avancée à signaler! Plutôt un recul flagrant…Pourquoi? La crise bien sûr! Elle est la réponse du gouvernement la plus répandue à l’heure actuelle… Pourquoi ne pas se montrer solidaire des migrants tunisiens? La crise, on ne doit pas se montrer trop ouvert! Pourquoi stigmatiser les binationaux? La crise, il faut se recentrer sur les valeurs fondatrices de la France! Pourquoi réduire le nombre de classes et abaisser le temps de formation des professeurs? La crise, il faut économiser!

Que fait le gouvernement concrètement pour aider les Français dans cette crise omniprésente médiatiquement? Les Français ne pensent certainement pas que lutter contre la crise économique passe nécessairement par un retour au populisme. La mondialisation et la financiarisation sont les responsables de tous les malheurs de la France selon le gouvernement, mais qu’a-t-il proposé aux citoyens pour sortir de cette morosité? Des niches fiscales! Il est temps de se pencher sur les problèmes quotidiens de nos concitoyens, et pas seulement d’une poignée de privilégiés.

Le problème primordial des franciliens, particulièrement, reste le logement. La hausse des prix pour des logements toujours plus loin et moins confortables, c’est cela la réalité. Ce que les Français perçoivent de la crise, c’est d’abord le poids du loyer dans leur budget et le manque d’engagement des pouvoirs publics.

La politique du logement devrait être une priorité. Les logements vacants existent, mais la fiscalité n’engage pas à les mettre sur le marché, les communes continuent de payer plutôt que d’accueillir du logement social, parce que les amendes sont trop faibles! La demande augmente, les loyers aussi, mais la construction et l’offre sociale ne semblent intéresser que faiblement le gouvernement. Des lois existent, mais la droite les vide de leur substance.

Et pourtant, le logement est un vecteur essentiel de la reprise économique. Aujourd’hui les ménages consacrent une trop grande part de leur budget à leur loyer, souffrent des temps de transport de plus en plus long, et des conséquences sur leur vie sociale, professionnelle et familiale! Il faut rapprocher les Français de leurs emplois et de leurs services, améliorer la vie des quartiers, et dégager du pouvoir d’achat en diminuant la part consacrée au loyer!

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
04
Mai
2011
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Communiqué : Intervention 51 avenue Simon Bolivar

Cet après-midi les forces de police ont procédé à l’évacuation de l’immeuble municipal situé au 51 avenue Simon Bolivar.

L’intervention a été effectuée sur demande de la Ville de Paris et de la Mairie du 19ème arrondissement. Cette intervention survient après deux jours de négociations. Nous avons tenté de convaincre les migrants tunisiens de rejoindre les hébergements financés par la Ville de Paris, soit environ 250 places disponibles.

Malheureusement, les négociations ont été rendues difficiles et elles se sont soldées par un échec du fait de la présence de militants d’extrême gauche qui, par leurs agissements, ont nui aux solutions sociales d’aide que nous avons proposées. Ces groupes ont délibérément provoqué l’affrontement avec les forces de l’ordre. La conséquence de ce comportement irresponsable est l’interpellation des migrants qui ne se sont pas dirigés vers les hébergements proposés. Je remarque que ces militants anarchistes et radicaux ont lâchement quitté les lieux pendant l’intervention de la police et donc n’ont pas ou peu été inquiétés par les arrestations qui en découlent.

Cependant, je reste convaincu que le squat d’un immeuble dangereux n’est pas la solution et que l’évacuation était nécessaire. Les arrestations quant à elles ne se justifient aucunement, et je déplore la solution des menottes et du commissariat retenue par la Préfecture de Police.

Je souhaite que soient apportées des solutions humanitaires aux migrants tunisiens et que les situations individuelles soient étudiées avec pragmatisme.

04
Mar
2011
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ISF : si je donne à l’un, il faut bien que je prenne à l’autre.

Les mêmes, qui hier louaient le bouclier fiscal, se sont retrouvés jeudi 4 mars lors d’un colloque à Bercy pour entériner et, par la même occasion, fêter l’enterrement de cette réforme.

Cette réforme qui devait relancer l’économie, nous expliquait-on à sa création, aura donc duré tout juste quatre ans. Il est difficile de parler de réussite.

Mais les amis de notre Président sont déjà rassurés, leur privilège perdu est remplacé par un aménagement de l’ISF. Un aménagement qui ressemble plus à une suppression pure et simple qu’autre chose. En effet, le plafond des revenus déclarés devrait être relevé de 790 000 euros à 1,3 millions d’euros. Un manque à gagner pour les recettes de l’État qu’il faudra impérativement combler.
Ainsi, devant un situation économique difficile engendrée par le déficit de la France, le candidat Sarkozy, en janvier 2007, déclarait : « Il n’y aura pas de suppression de l’ISF si je suis Président de la République. » Si les promesses s’oublient aussi vite qu’un coup de fourchette au Fouquet’s, le déficit quant à lui continue d’augmenter.

Il y aura donc un effet de balancier à équilibrer et si je donne à l’un, il faut bien que je prenne à l’autre. Sur ce point, le Président et ses ministres sont un peu moins loquaces.

02
Mar
2011
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Question relative aux handicaps et au loyer de solidarité.

J’ai attiré l’attention Benoist APPARU secrétaire d’Etat au logement sur la discrimination des personnes handicapées quant à la catégorisation des ménages dans le calcul du Supplément de Loyer de Solidarité.

En effet, l’arrêté du 29 juillet 1987 relatif aux plafonds de ressources des bénéficiaires de la législation sur les habitations à loyer modéré et des nouvelles aides de l’Etat en secteur locatif précise qu’une personne titulaire de la carte d’invalidité est considérée comme une personne en charge dans le ménage, et permet un rehaussement dans la catégorisation du ménage, et en conséquence des avantages.

Seulement, l’arrêté ne précise pas la qualification d’un ménage composé de deux personnes possédant la carte d’invalidité. Ainsi, à cause du silence de l’arrêté, ce type de ménage sera considéré comme deux personnes ne comportant aucune personne à charge, c’est-à-dire à la catégorie 2 (article 2 de l’arrêté du 29 juillet 1987).

C’est pourquoi je lui ai demandé si le Gouvernement envisage une modification de cet arrêté afin de permettre à un ménage composé de plusieurs personnes titulaires d’une carte d’invalidité de bénéficier d’un traitement adéquat à leur situation de handicap.

26
Jan
2011
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Du droit de mourir : une décision politique

Après la prise de position du Premier Ministre dans sa tribune dans le journal le Monde, le texte relatif au droit à mourir a été rejeté hier soir sans surprise.

C’est un texte qui est arrivé malheureusement trop tôt ou trop tard dans le quinquennat. L’adoption par la commission du texte révèle que le consensus existe dans ce débat et que les élus de la droite comme de la gauche sont prêts à légiférer sur l’ultime demande du patient mourant. Pour l’instant, nous laissons le pouvoir judiciaire se prononcer au cas par cas sur cet acte assimilé à un assassinat.

Ce texte qui est arrivé trop tard, aussi bien dans la journée que dans le quinquennat, est arrivé trop tôt pour l’échéance de 2012. Ainsi, François Fillon a attendu le dernier moment pour se prononcer vigoureusement contre la proposition de loi (PPL) alors qu’il aurait pu le faire bien plus en amont. Le gouvernement s’est plié aux demandes des lobbies de la droite chrétienne qui ont serré des coudes pour faire échouer en séance le texte adopté par les sénateurs en commission.

Dans une période électorale, la droite ne peut pas se permettre de perdre des voix, surtout quand les sondages lui sont défavorables. La loi adoptée aurait sans doute eu des répercutions fortes sur la partie de l’électorat UMP complètement défavorable au texte. Ainsi, le centre droit chrétien aurait rejoint le MoDem et les ultras seraient retournés dans l’écurie du FN.
C’est donc une décision politique du Premier Ministre qui a contré la PPL plus qu’une décision de conscience individuelle.

Je pense que si une nouvelle PPL relative au droit à mourir était déposée en 2012, et quel que soit le résultat de la présidentielle, elle aurait toute les chances d’être adoptée.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , ,
24
Jan
2011
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Du droit de mourir : Je suis pour !

Demain, une proposition de loi dépassant les clivages politiques sera examinée en séance. Il s’agit de l’assistance médicalisé pour mourir.

Je suis entièrement favorable à l’adoption d’un texte autant historique que majeur pour notre société. Ce texte est à comparer avec la loi Veil du17 janvier 1975, qui dépénalise l’avortement.

Cette loi, si elle est votée, donnera la possibilité au patient en phase terminale de pouvoir disposer de son corps une dernière fois dans l’acte délibéré d’une mort rapide et sans douleur.

30
Nov
2010
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Répartition des médecins généralistes à Paris

j’ai attiré l’attention de Mme la secrétaire d’État chargée de la santé sur la répartition des médecins généralistes à Paris.

je note, suite à l’article du Monde du 19 novembre dernier, une disparité entre les arrondissements du nord et les arrondissements du sud de Paris en matière de répartition des médecins généralistes.
Ainsi, la densité de généralistes à Paris est inférieure à la moyenne nationale, une situation qui devient très critique dans les arrondissements du nord-est avec moins de dix praticiens pour 10 000 habitants. Cette pénurie de généralistes entraîne une augmentation des entrées aux urgences hospitalières pour des raisons non vitales relevant de la médecine généraliste et les consultations dans les centres de santé explosent.
j’ajoute que le coût prohibitif des loyers parisiens amène le secteur 2 et le secteur non conventionné à s’accroitre excluant une grande partie des habitants de Paris dans l’offre de soin.

En conséquence, je lui ai demandé de m’indiquer les mesures que le Gouvernement envisage pour faire face à cette situation urgente.

Ecrit par Roger Madec dans : Le Sénat | Tags : , , , , ,
13
Oct
2010
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Dans une démocratie les représentants écoutent le message de la rue

Il est évident que dans une démocratie la rue qui élit ses représentants, ne décide pas. Mais il est nécessaire que dans une démocratie les représentants et de surcroît le gouvernement écoutent le message que la rue leur porte.

La manifestation nationale du 12 octobre a été encore plus importante que la dernière fois. La reconduite des mouvements de grèves, signe, d’une radicalisation révèle le désaccord profond des salariés avec cette réforme toujours en discussion et donc pas encore votée.

Le projet de loi est proposé dans l’urgence, là ou de longs et méticuleux travaux de préparations auraient été préférables. Les français comprennent que le système actuel a besoin d’une réforme. Les slogans d’hier ne sont pas anti-réforme. les Slogans d’hier demandent plus de justice pour demain. Justice, un mot que le gouvernement, s’il existe encore, et que les conseillers de l’Élysée ont abrogé de leur vocabulaire.

Il est temps de mettre un terme à cette réforme qui alourdit les injustices, qui accroît les inégalités. En relevant l’âge du départ à taux plein de 65 à 67 ans dès 2016 nous aggravons les conditions des salariés à la carrière incomplète. Catégorie de salarié sur-représentée par une majorité de femmes qui exercent leur travail dans un milieu social déjà inégalitaire en plusieurs points.

Il est temps de revoir le financement de cette réforme dont le gouvernement se désengage à partir de 2020 en ne prévoyant pas de financement à partir de cette date. Il est encore temps de mettre sur la table un volet de fiscalité plus progressif, en mettant davantage à contribution les revenus du capital et les hauts revenus. J’ajoute que cette réforme va faire qu’engendrer un peu plus de déficit. Des seniors hors emplois entre 60 et 62 ans sont autant d’allocations chômages, de RSA et d’arrêts maladie à financer.

Enfin, cette réforme oublie une chose primordiale : Une réforme des retraites doit se financer avec une politique d’emploi maximisée.

Cette réforme aurait du se construire dans le temps et non dans l’urgence. Cette réforme aurait du se construire sur un dialogue social plus soutenu, plus rigoureux, plus respectueux et plus long. Le gouvernement aurait du développer la recherche du compromis afin que le terme de justice sociale ait encore du sens dans nos esprits.

Ecrit par Roger Madec dans : Non classé | Tags : , , , , ,

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