20
juil
2010
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La banlieue n’est qu’un mot

Les violences de ce week-end ont fait resurgir les articles de presse sur la banlieue. Tous ont commenté les faits jouant sur le champ lexical de la violence. Cette nouvelle poussée de violence révèle notre échec social et notre échec politique face à cette colère. 17 lois relatives à la violence urbaine ont été votées depuis 2002 et rien. La violence subsiste, voici l’échec du pouvoir Sarkozy.

Il ne faut pas généraliser cette violence en banlieue. La banlieue n’est qu’un mot tout comme la jeunesse. Il faut se pencher sur une échelle spatiale plus restreinte si l’on souhaite comprendre le malaise de ces quartiers, foyers épisodiques de troubles à l’ordre public. Inutile de préciser que ces quartiers qui sont une partie intégrante d’une banlieue ou d’une ville subissent une ségrégation autant spatiale que sociale.

Cette violence qui anime les 13 heures et les 20 heures est généralement dû à la mort d’un jeune ou de plusieurs jeunes (2005) qui étaient poursuivis par la police. Le drame concluant cette action, qu’elle soit bavure caractérisée ou simple accident, entraîne toujours un épisode de violence isolée et court.

Cette constante qui débute en 1981 avec les incidents des Minguettes marque l’échec des politiques nationales à comprendre le terrain local. Cette constante amplifiée depuis 2002 marque l’échec du système répressif sarkozyste.

Cet échec naît dans la stigmatisation continue de la banlieue. Nous proposons, par les médias, une image dévalorisante, dégradante de la banlieue et d’une partie de la population appelée « jeunes de banlieue ». Les médias en recherchant la déviance font des rapprochements implicites ou explicites entre « les jeunes de banlieue » et les problèmes sociaux. Les reportages de TF1 ou de France2 abordent uniquement ces points de vue. Un « jeune de banlieue » délinquant, un « jeune de banlieue » nageant dans le trafic de drogue et le « jeune de banlieue » islamisé.

La banlieue est constamment stigmatisée et encore cette fois-ci avec les évènements de Grenoble. Personne ne connaissait ce quartier en dehors des administrés. Aucun sujet sur ce quartier n’a été traité afin de le valoriser à l’image des petits villages de France que Pernault sublime. Ils parlent de la banlieue uniquement lorsque ça brûle, uniquement lorsque des évènements spectaculaires et dramatiques s’y déroulent.

Il est plus que temps d’engager une véritable réflexion sur nos banlieues, sur nos quartiers. On souhaite un Grenelle de la sécurité, je demande un Grenelle sur les banlieues.

Car, il faut en finir avec les clichés stigmatisants. Ils sont à l’œuvre des sentiments d’exclusion que ressent la population locale. Ce phénomène de ségrégation spatiale et sociale est amplifié par plusieurs facteurs.

Le premier facteur étant l’impression d’humiliation des « jeunes de banlieue » par les forces de police. Attention, aucun des « jeunes de banlieue » parle de brutalités policières ou de racisme, mais ils dénoncent les nombreux contrôles souvent arbitraires qui sont ressentis comme du harcèlement par le pouvoir en place. Si la police harcèle c’est l’État qui humilie.

Le deuxième facteur vient de l’image d’une population maghrébine incapable de s’intégrer. Ce qui est complètement faux. La population maghrébine représente une part marginal des banlieues. De plus, il s’agit d’une population ayant un taux élevé de mariages intercommunautaires et dont la fécondité est égale à la moyenne nationale. Enfin, cette population à un taux de femmes exerçant un emploi en augmentation.

Un troisième facteur de ségrégation sociale est la stigmatisation par le spectateur citoyen. Le téléspectateur se forge des préjugés par méconnaissance. Il ne connaît pas la banlieue ou du moins il connaît ce que l’on souhaite lui faire connaître soit par les médias soit par les lois répressives. De ce fait, l’État créer une mise au ban symbolique. Cette mise au ban entraîne la méfiance de l’employeur vis-à-vis d’une population issue d’un quartier. Cette méfiance augmente le taux de chômage déjà élevé et conduit à l’exclusion sociale. Cette méfiance est aussi partagée par les commerçants qui sont réticents à s’installer dans ces quartiers, ce qui amène à exclusion économique.

La suppression de la carte scolaire a achevé cette exclusion sociale puisque les classes moyennes ont fuit la mixité sociale. L’école est devenue un facteur important de la ségrégation sociale. Le succès des écoles privées ou confessionnelles affirme la perte de confiance dans l’école de la République. Fini les écoles privées pour les mauvais élèves, maintenant c’est l’école publique qui s’en charge, préférant laisser le privé accueillir les bons éléments.

Nicolas Sarkozy ne fait qu’alimenter le feu du problème, il attise les braises du Kärcher et de la racaille. Cette politique est un échec car elle n’a pas résolu la détresse sociale et psychologique qui gangrène la banlieue. Cet abandon par le pouvoir est criminel. Pour toute réponse nous supprimons la police de proximité et injectons des millions d’investissements dans la pierre alors que nous devons investir dans l’humain. L’émergence de la violence urbaine en banlieue révèle une crise profonde de l’État traduite par la perte de confiance et de rayonnement par le citoyen.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
15
avr
2010
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Communiqué : le drame de Grenoble aurait-il pu être évité ?

L’agression de Grenoble de vendredi dernier dont a été victime un étudiant a mis le pays en émoi. Cet atroce fait divers que je condamne très sévèrement a permis à Brice Hortefeux de se vanter de « l’efficacité de la vidéo-protection » et d’annoncer un plan national de sécurisation des transports.

Comme à l’accoutumée, le Plan national arrive un peu tard. Il aura fallu une énième agression sauvage pour que le ministre fasse cette déclaration.

La vidéosurveillance est un formidable outil d’enquête. Elle permet au policier d’avoir un témoin oculaire de la scène de crime mais en aucun cas la vidéosurveillance n’empêche le crime d’être commis. On se souvient de la vidéo d’une violente agression dans un noctilien de la RATP où les caméras de surveillance n’avaient, là encore, eu aucune vertu dissuasive. Le gouvernement s’auto-congratule sur la conséquence de la vidéosurveillance. Effectivement, elle a permis l’interpellation des mis en causes, mais le silence est de rigueur sur l’effet de la non prévention.

Nous sommes habitués aux plans nationaux en matière de sécurité. Des plans qui mettent la répression en avant se substituant à la prévention. J’ai le sentiment que pour le gouvernement, peu importe, qu’il y ait des délits ou des crimes commis du moment que l’enquêteur interpelle et que la justice punisse.

Nonobstant, pendant que nous multiplions les fichiers et les installations de caméras de surveillance, le gouvernement supprime 10% des effectifs policiers dans le cadre de la révision générale des politiques publiques soit entre 2009 et 2013, 11400 postes de policiers et de gendarmes, tandis que 60000 caméras seront installées d’ici 2011.

Je terminerai avec une question. Est-ce que cette agression qui a eu lieu sur la place principale de Grenoble à 23h15, aurait pu être évitée si la police nationale locale n’avait pas été en sous effectifs (20 fonctionnaires pour une agglomération de 160000 habitants) depuis 20 heures ?

13
avr
2010
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Débat : La violence scolaire (suite)

A l’annonce d’une ouverture prochaine des états généraux de la violence à l’école j’avais, sur ce blog, exprimé ma méfiance vis-à-vis de ce débat organisé peu avant les élections régionales. (lire le premier article)

Les états généraux se sont donc clos le 8 avril dernier par un discours sans avancées majeures. Je retiendrai dans cet exercice que le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, a essayé sans y arriver de faire une synthèse reprenant certaines remarques des chercheurs présents tout en évitant de ne pas sortir du discours, facile, sécuritaire mais terriblement efficace.

Le problème de la violence scolaire tel que l’entends est une violence scolaire médiatisée, une violence scolaire dure et une violence scolaire inégale sur le territoire. La violence scolaire est différente qu’elle ait lieu à Sarcelles ou en Ardèche*. Je m’intéresserai ici à la violence scolaire qui nous inquiète, la violence scolaire de Sarcelles, de Clichy, du Kremlin-Bicêtre, la violence scolaire des quartiers défavorisés.

Le lycée n’est peut être pas la cause de tous ces maux, de toute cette violence, mais il est le théâtre de la représentation de la violence de notre société. Nous avons su construire des « quartiers-tours » pour répondre à l’augmentation démographique de la France et nous avons su construire des lycées pour former les enfants vivant dans ces quartiers. En 40 ans, ces constructions déshumanisant l’habitant se sont ghettoïsées, les quartiers de nos cités radieuses se sont considérablement appauvris. Les banlieues oubliées des projets de revalorisation sont devenues socialement violentes et le lycée carrefour entre les différentes cités a perdu son rôle central d’enseignement, transformé en terrain de jeu pour nos enfants en rupture.

Plusieurs pistes de solutions sont à étudier. A court terme, il faut repenser la méthode d’enseignement en transformant le cours magistral en cours participatif où l’élève découvre par lui même. L’expérimentation doit être la base dans toutes les matières et non seulement dans les TD de chimie ou de physique. Un deuxième point qui me semble important est le « turn over » des professeurs dans ces lycées. Cette non stabilisation du corps enseignant dans ces établissements nuit fortement à l’image du lycée. Comment donner aux élèves le sentiment qu’ils comptent si le professeur une fois arrivé dans l’établissement demande une mutation ? Enfin pour éviter les intrusions extérieures, il faut réfléchir à comment « sanctuariser » l’établissement sans pour autant qu’il ne devienne une prison.

A long terme, c’est tout l’aménagement de ces quartiers qu’il faut repenser. C’est oser des grands chantiers de reconstruction. Reconstruire des logements ne dépassant pas les 3-4 étages, développer les espaces ouverts, éviter le béton et le bitume, redonner envie aux gens d’y vivre et aux autres de venir s’y installer afin de favoriser la mixité sociale.

Les états généraux sur la violence à l’école, étaient donc, à l’habitude du gouvernement, un coup médiatique. Le gouvernement veut faire croire qu’il se préoccupe réellement des problèmes de violences à l’école, et surtout de rappeler que la seule réponse est la répression. En regardant de plus près, nous pouvons nous rendre compte rapidement que la répression trouve ses limites dans le cadre social où vivent les enfants. Voici donc une piste de plus abandonnée par le gouvernement UMP, un projet de travail dont nous devons nous saisir, un projet de Gauche, un projet pour un changement.

*Lycée LE CHEYLARD en Ardèche fut classé deuxième lycée France dans l’Express (2009)

01
avr
2010
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Nouveau Contrat local de sécurité : la Mairie du 19e s’engage

Après la signature du nouveau Contrat parisien de sécurité en mars 2009, la Mairie du 19e arrondissement a souhaité engager une démarche concertée d’actualisation de son contrat de sécurité d’arrondissement afin de répondre aux attentes des habitants.

Ce nouveau contrat de sécurité a pour ambition d’apporter des réponses adaptées au 19e arrondissement et s’articule autour de 6 axes forts :

  • la prévention en direction des mineurs via notamment les questions de l’absentéisme scolaire et de la déscolarisation ;
  • la lutte contre le phénomène des bandes et les rassemblements perturbant l’ordre public ;
  • la sécurité dans les ensembles immobiliers sociaux ;
  • la lutte contre les trafics et la prévention des comportements addictifs ;
  • l’accès au droit et l’aide aux victimes ;
  • la lutte contre les violences conjugales et autres violences familiales.

La signature du nouveau Contrat aura lieu le jeudi 1er avril 2010 à 17h30 à la Mairie du 19e arrondissement (salle des mariages) en présence de :

Mao Peninou, conseiller délégué chargé des relations avec les corps de sécurité, de la prévention et du civisme, adjoint au Maire de Paris
Georges Sarre, adjoint au Maire de Paris chargé de la sécurité et de la prévention
Michel Gaudin, préfet de police
Patrick Gérard, recteur de l’Académie de Paris
Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris
Alain Gardère, directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne

16
fév
2010
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Débat : La violence scolaire

La violence scolaire est un malaise, une crise qui mérite un peu plus qu’une journée de travail sur ce thème. Luc Chatel, en annonçant les états généraux démontre sa petite préoccupation et son incompétence en matière sociale sur cette problématique. A moins que la proximité des faits divers avec les élections régionales soit propice à enfler cet immonde discours sécuritaire.

Lutter contre la violence scolaire, comme le souhaite le gouvernement, c’est avant tout s’intéresser à l’école et aux phénomènes de violence à l’école. Que peut-on entendre sous ce terme si large de violence scolaire ? Le crêpage de chignons, le désordre en classe, l’insolence, le vol entre membre d’une même école, le racket, les bagarres à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte scolaire, les insultes envers le camarade ou le professeur sans oublier les drames qui ont marqué ces dernières semaines. La localisation géographique de cette violence est une autre question qui se pose dans la recherche de cette définition. Jusqu’à quel abord de l’établissement la violence ne devient-elle plus scolaire ? Comment fait-on la différence entre de la violence scolaire et de la violence sociale ? Ici c’est bien l’idée d’une réflexion profonde qui doit être menée afin de véritablement s’interroger sur une problématique la plus précise possible. De quelle violence scolaire s’inquiète-t-on ?

A lire la presse et à regarder le 20 heures on s’aperçoit que cette violence est partout. Que tout le monde craint tout le monde. Craintes des parents pour leurs enfants et professeurs qui craignent pour eux-mêmes. Cette interaction de point de vue doit amener le gouvernement à comprendre les diverses violences de l’école et pourquoi elles sont apparues. Il s’agit d’ouvrir un vaste débat de société à l’image du débat sur l’identité nationale où l’on inviterait chercheurs, professeurs de collège et de lycée, parents et étudiants à venir témoigner sur ce malaise scolaire. Les écouter permettrait d’y voir un peu plus clair.

Les Chefs d’établissement veulent plus de moyens, les professeurs demandent le recrutement de surveillants pour les cours de recréation, les syndicats d’enseignants souhaitent plus de professeurs, les élèves indiquent qu’ils ont besoin de reconnaissance et les parents sacralisent cet espace qui ne doit pas être le reflet de la violence des quartiers. Depuis une semaine, il me suffit d’allumer la radio pour se rendre compte que ce débat existe, mais une fois de plus le gouvernement campe sur ses positions sécuritaires et fait la sourde d’oreille. La politique sécuritaire sert uniquement à masquer un problème sans y apporter de réponse juste. Luc Chatel se trompe de chantier en voulant faire du tout sécuritaire. La population scolaire lui demande simplement d’écouter, d’analyser et de proposer. En bref d’être un ministre au service de son administration.

10
fév
2010
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Méfions nous de ce pouvoir qui perd confiance dans ses citoyens

Depuis 2004 et inlassablement depuis 2007 la France se voit toucher d’un mal sournois : la dérive sécuritaire.

Cette dérive est l’aveu d’un échec sans conséquence des lois qui ont précédé cet emballement sécuritaire. Ce mal qui empoisonne les fondements de notre démocratie est devenu visible avec la confirmation par le gouvernement des quelques 900 000 gardes à vue enregistrées. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, 2500 personnes auront été mises en garde à vue. Cette pratique devenue anodine doit nécessairement amener des réactions et celles-ci ne se sont pas fait attendre puisque l’ensemble de la classe politique soulève le sujet en y soulignant le problème.

De plus en plus, nous avons dessiné une société de contrôle où l’individu est forcement suspect. Un suspect kafkaïen qui n’a rien fait de mal. Cette société s’est développée avec la politique du chiffre, de la rentabilité que le gouvernement oblige à l’ensemble de ses services de police. Arrêter, verbaliser, sanctionner un maximum et on aura l’impression que votre zèle prouve votre travail. Nous sommes aujourd’hui dans une société de la poursuite systématique et de la tolérance zéro.

Les forces de l’ordre, courageuses dans leur coupe budgétaire et dans la diminution des effectifs sont dans l’obligation de rendre des comptes à leur hiérarchie. Comment faire de bonnes investigations avec moins d’hommes et moins de moyens ? La réponse est donnée, il suffit de contrôler plus de monde, de contrôler la même population jeune, de banaliser la garde à vue et sur le lot il y sortira bien une personne qui à quelque chose à se reprocher. Affaire classée !

Le gouvernement est dans l’incapacité de répondre aux questions de sécurité. On légifère beaucoup plus, on créé de nouvelle loi pour masquer l’échec des premières. On propose des solutions de sanction sans apporter des solutions de prévention, on installe des caméras de surveillance au lieu de réimplanter une véritable police de proximité, on affecte le policier dans les écoles à la place du professeur, on choisi le débat sur la sécurité pendant les élections au détriment des projets d’action sociale, etc.

Méfions nous de ce pouvoir qui perd confiance dans ses citoyens. Méfions nous de ce pouvoir qui se méfie de la jeunesse. Méfions nous de cet emballement sécuritaire qui nous prive petit à petit de nos libertés.

08
déc
2009
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La garde à vue en question

Le Nouveau Centre vient de déposer une Proposition de Loi (PPL) sur la garde à vue.
J’imagine que cette PPL prend sa genèse dans une circulaire du 11 mars 2003, instruction ministérielle relative à la garantie de la dignité des personnes placées en garde à vue. L’auteur, ministre de l’intérieur et aujourd’hui Président de la République, mentionne que toute personne en garde à vue, reste une personne présumée innocente.

Cependant, l’opinion publique sait, que si il y a présomption d’innocence, elle se ressent différemment du point de vue du « témoin » ou du « suspect ». La personne « témoin » devient « mise en cause » à la notification des faits qui lui sont reprochés. La garde à vue inhibe le sentiment d’innocence. Le « mis en cause » est suspect. Le soupçon se dissipe difficilement.

Le « suspect » de la garde à vue qui est en même temps « l’innocent » judiciaire doit le plus rapidement possible se faire notifier ses droits et ainsi demander la présence d’un avocat qui doit avoir accès au dossier dès la notification de la garde à vue.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) va dans ce sens et le 30 novembre dernier à Bobigny un juge des libertés et de la détention a déclaré nulle une garde à vue au motif que la personne arrêtée « n’a pu bénéficier de l’assistance d’un avocat durant son interrogatoire, ni même avant toute audition, ou encore en début de garde à vue» .

Selon l’art. 63-4 du Code de Procédure Pénale, le gardé à vue peut en effet s’entretenir avec un avocat pendant 30 minutes, et cela, dès la première heure. Toutefois, l’avocat n’a pas accès au dossier et ne peut pas assister aux interrogatoires. Ce qui suivant mon interprétation lèse les droits de la défense.

Ce débat sur la garde à vue qui vient de muter en PPL a le mérite d’éclaircir un fait. Avec 562 083 gardés à vue en 2007, la France a accru le nombre de « mise en cause » de 54% par rapport à l’an 2000. La garde à vue devient systématique et se banalise dans la procédure judiciaire alors que la garde à vue doit être adaptée aux circonstances de l’affaire et à la personnalité du « mise en cause ».

Je trouve ainsi que la proposition de loi Nouveau Centre est positive dans le fait qu’elle rappelle que la CEDH considère que « le droit de tout accusé à être effectivement défendu par un avocat, au besoin commis d’office, figure parmi les éléments fondamentaux d’un procès équitable ».

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
02
déc
2009
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Mortel Scooter

Je soutiens la campagne de la prévention routière sur les cyclomoteurs. Trop de nos jeunes ont été blessés ou tués cette année alors qu’ils pilotaient des deux roues débridés ou par méconnaissance flagrante du code de la route.

Il est donc urgent que l’État, dans sa lutte contre l’insécurité routière, prenne des décisions fortes à l’égard de ces très jeunes conducteurs. Je suis à l’évidence pour l’instauration d’un véritable permis de conduire pour les cyclomoteurs accompagné par la mise en place du contrôle technique obligatoire.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,

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