04
fév
2010
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Paris Santé Nutrition

Lundi 1er février, le programme « Paris Santé Nutrition » a été présenté en conférence de presse.
Depuis septembre dernier, le 19e arrondissement est l’un des trois arrondissements pilotes de ce projet, avec les 13e et 15e arrondissements. Prendre part à ce programme et favoriser sa réussite est l’un des enjeux majeurs de la politique de santé publique de notre arrondissement.

Les populations précaires restent les plus touchées par cette épidémie. Facteur de risque majeur dans la survenue de certaines pathologies, telles que l’hypertension artérielle, les troubles respiratoires, le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, l’obésité peut-être aussi un facteur d’exclusion et de discrimination.
Le programme Paris Santé Nutrition est une étude locale sur les habitudes alimentaires des enfants et de leur environnement proche fait écho à l’étude nationale nutrition santé (ENNS), réalisée en 2006, qui pointe la dégradation de la mal nutrition en France chez les 3 à 17 ans où environ 18% des enfants sont en surpoids, dont 3,5% sont obèses.
Le programme « Paris Santé Nutrition » s’inscrit dans la continuité des actions déjà mises en place afin de les renforcer, de les valoriser et de proposer de nouvelles démarches de mobilisation.

Le surpoids sera dépisté par les médecins des PMI et par le bilan de santé qui est effectué en grande section de maternelle ainsi qu’en CE2. Cette étude sur mal nutrition sera menée sur 9000 familles parisiennes qui se trouvent dans une grande précarité.

Pour plus d’information je vous invite à consulter la page dédiée de la mairie de Paris.
Paris Santé Nutrition

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,
02
fév
2010
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35 ans d’IVG : Peut beaucoup mieux faire

Nous fêtons cette année les 35 ans de loi sur l’IVG de Simone Weil. Après plus de 3 décennies la situation en France reste préoccupante.

Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) qui vient d’être publié apporte des questionnements mais aussi des éléments de réponse sur l’état de l’IVG en France.

Deux données ressortent de cette analyse.
Le premier point est le fait d’une non égalité des françaises faces à leur demande d’IVG. De nombreux centres ferment par restructuration hospitalière supprimant des services peu rentables ou bien par manque de personnels. Cette aggravation de la situation est du à une non revalorisation de l’acte qui sélectionne les médecins. Avec le départ à la retraite d’une génération de médecin qui se sont battus pour cette cause, il reste aujourd’hui uniquement la motivation financière de l’acte. Celui-ci n’étant pas assez rentable on ferme les établissements quitte à oublier ces femmes dans leurs situations d’angoisses.

Le deuxième point important est l’insuccès de notre politique contraceptive. Les chiffres parlent d’eux même puisque 72% des femmes qui ont pratiquées une IVG étaient sous contraceptif. C’est donc l’information qui a fait défaut. La politique française de « la pilule pour toutes » est un semi échec dans le sens où la non information qui accompagne souvent cette prise peut amener à une grossesse non désirée.
En prescrivant la pilule de manière générale on a oublié que la gestion contraceptive se fait de manière personnelle. Nous n’encourageons pas assez l’utilisation d’autres moyens aussi efficaces et moins contraignants que la pilule où la gestion de l’oublie doit être dument expliqué.

35 ans après le vote de la loi, je note que son héritage n’est pas à la hauteur des nombreuses espérances des femmes. J’espère que Roseline Bachelot entendra ces maux afin d’y apporter un engagement total de l’État dans cette problématique nationale.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,

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