03
mai
2011
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Primaires : se poser en rassembleur.

La campagne non officielle des primaires du PS qui se joue au sein des premiers meetings ou des déjeuners au Parlement, témoigne de l’engouement des élus et des électeurs pour cette première phase.

Ainsi, suspendu à la déclaration de candidature de DSK le 28 juin prochain, chacun à son rythme s’élance sur la ligne de départ. Cette pré-campagne affiche, pour l’instant, un début prometteur. En effet, le rôle des primaires est de faire émerger le candidat ou la candidate qui portera nos valeurs et qui, aux yeux des français, se positionnera en rassembleur de la France et du PS.

Certains trouveront que Hollande va un peu trop vite, et d’autres que DSK perd du temps. Le fait que notre première secrétaire n’ait pas encore pris position sur sa candidature sème un trouble nourrisseur de commentaires intéressants sur cette expérience dont le résultat final sera une leçon de démocratie.

Les règles du jeux nous les connaissons tous.
Nous militants et élus socialistes les avons voté. Ainsi, chaque candidat peut, dés lors qu’il se sent prêt, ouvrir le débat sur sa capacité à rassembler. Ces échanges encore timides, on attend avec impatience le 28 juin, resteront de bonnes augures si et seulement si les coups bas ne se mettent pas à pleuvoir. Ils viendraient, dans ce cas, ternir l’image d’une famille socialiste dont la mésaise à passer outre ces anciennes divisions internes reste présente.

A un an de l’élection présidentielle, je suis assez optimiste pour le deuxième tour même si je crains fortement l’ascension du FN remplaçant un UMP moribond.
L’exemplarité de nos primaires viendra de notre comportement envers les uns et les autres. Les erreurs de 2007 ne sont pas à reproduire. Nous en avons tiré des leçons et nous appliquerons nos solutions.

Notre programme, tant commenté dans les questions d’actualités au Gouvernement par la majorité, doit être le moteur du rassemblement autour des Français. Libre à chaque candidat dans la limite des promesses possibles à engager, de venir affiner notre programme en y additionnant des aspirations sociales, économiques, culturelles, etc.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , ,
04
avr
2011
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Navarro et Guérini

Je ne me fais pas l’avocat du diable de l’une ou de l’autre partie dans les affaires dites Navarro et Guérini qui, à ce jour, embourbent jusqu’à la ceinture le PS et sa parole de parti éthique.

Si je n’ai pas d’affinité particulière avec mes deux camarades sénateurs, je prône pour que la présomption d’innocence soit de rigueur. Mais, aux vues des informations qui sont étayées par la presse et certains camarades, le PS doit agir vite. Le PS se doit d’attester les preuves ou non du dysfonctionnement de ces deux fédérations. Notre parti possède des institutions internes qui, impérativement, doivent, à un an des élections présidentielles, faire toute la lumière à propos des faits mentionnés.

Dans la possibilité où nos instances les jugeraient coupables de ces abus, j’en appellerai à la démission de leurs responsabilités électives avec vigueur.

Pendant ce temps, il est nécessaire de continuer à nous mettre en ordre de marche afin de défendre notre futur programme qui, je l’espère, s’orientera vers la France que nous ne séduisons plus.
Ainsi, un programme fort, crédible et engageant amènera les primaires à choisir naturellement le candidat ou la candidate qui, sous son nom, incarnera le mieux notre projet d’alternance.

29
mar
2011
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Cantonales : une fracture entre la classe politique et le peuple

A la lecture des résultats des cantonales, nous ne pouvons pas nous réjouir d’un score aussi médiocre. Le score du PS cache, derrière ses 35%, le malaise d’une abstention toujours autant présente.

Cette abstention n’est pas un fait nouveau mais personne ne souhaite réellement y remédier. Il s’agit pourtant bien d’une fracture entre la classe politique et le peuple. Il s’agit pour nous d’assumer nos responsabilités d’élus. Ce mal démocratique gangrène la politique par la droite et son extrême et permet ainsi au FN d’obtenir des pourcentages rêvés. Depuis 10 ans, nos discours se sont égarés, laissant pour compte les ouvriers et les employés qui devraient être notre base électorale. Le fait est que cette abstention n’est pas due à l’envie soudaine d’une partie de pêche entre amis le jour de l’arrivée du printemps. L’abstention est la voix que nous avons perdue dans nos guerres internes, dans notre absence de réel projet d’alternance.

Nos discours sur les quartiers difficiles ignorent que la majorité des français votant vivent dans les zones péri-urbaines loin des médiatiques cités.
Nous avons abandonné ces français aux dents carnassières du populisme de droite. La droite qui est moribonde, malade de sa boulimie compulsive de débats stigmatisant. Dans la stratégie de la France aux français, elle a creusé un boulevard au FN qui aujourd’hui redevient un parti de gouvernement local, attendant son entrée au plan national.

Le message de ce weekend est très clair. Nous devons clarifier nos propositions, afin de re-mobiliser l’électorat de gauche qui s’est considérablement abstenu, pour l’échéance de 2012. Il est temps de passer du sourire au travail. Une campagne électorale ne se gagne pas de sa tour d’ivoire. Nos candidats et nos militants nous l’ont prouvé, encore, ce dimanche. Une campagne se gagne sur le terrain avec un projet d’alternance crédible porté par un homme ou une femme soutenu par tout son parti.

Mais, je reste persuadé que le PS saura de nouveau retrouver son électorat qui lui manque tant. Nos élections locales doivent nous servir de tremplin pour l’enjeu national prochain. Ainsi, fort de notre maillage local, nous devons transmettre les aspirations du peuple français au bureau national à Paris pour que la victoire de 2012 soit belle et entière et non une victoire par défaut face à une candidate FN qui n’est que le reflet de son père.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
08
mar
2011
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Sondage : un « 21 avril » est encore loin.

Deux sondages de suite amènent des commentaires sur la possible élections de Marine Le Pen à l’élection présidentielle.

Il n’est pas encore temps de s’alarmer, un « 21 avril » est encore loin. Plusieurs points démontrent l’inexactitude des sondages un an à l’avance. Le premier point est la rigueur scientifique du sondage déconstruit par les différents chercheurs qui les étudient. Si on avait cette même rigueur scientifique que le sondeur pour aller dans l’espace, il est fort probable que nos fusées n’auraient jamais dépassé l’altitude du premier mètre.

De plus un sondage à un an des présidentielles ne prédit rien. Il s’agit, ni plus ni moins, de regarder dans une boule de cristal pour essayer d’y lire l’avenir. On se souvient des sondages de 1980, 1994, 2001 ou, plus près de nous, de 2006. Ils avaient tous pronostiqué le mauvais vainqueur.

Alors, que nous enseignent ces deux sondages ? Les sondages de ce weekend montrent que le score élevé du FN est au alentour de 24%. Il s’agit d’un score proche de la dernière élection, celle des régionales. Effectivement, le résultat du FN aux régionales de 2010 dans les régions où il était présent au second tour est de 17,81%. Cette différence de 4 points peut être justifiée par les coefficients de correction qui sont utilisés par les sondeurs.

Il faut surtout se concentrer sur les faibles scores de l’UMP et du PS. En y regardant avec attention, on remarque qu’il n’y a rien d’étonnant à avoir des chiffres aussi bas.
Pour l’UMP qui nous étouffe dans une politique sécuritaire, avec des débats sur l’identité nationale, des colloques sur la place de l’islam, ainsi que des discours ayant pour but de nous effrayer de l’imminente invasion arabe, entraînent un tropisme des électeurs vers une droite légitime à ce genre de propagande. Les français préfèrent, généralement, la version originale à la copie.

Quant au PS, c’est son manque de crédibilité criant qui lui permet d’être doublé par cette extrême. Nos années dans l’opposition nous ont permis de devenir de grand critique sans pour autant nous faire devenir un parti politique aux propositions audibles.

A un an des élections, il n’est pas encore trop tard pour se mettre au travail. Il serait illusoire de penser qu’une élection se gagne sans programme crédible pour l’ensemble des Français.

04
mar
2011
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Le procureur Montebourg

Notre camarade Arnaud aurait-il oublié la présomption d’innocence ? La question que soulève son rapport sur la fédération PS des Bouches-du-Rhône alors que l’on commence à parler d’une « affaire Guérini » relève d’un jugement trop rapide. Il s’agit d’un rapport où ne transpire uniquement qu’un jugement personnel et aucun cas un catalogue de faits répréhensibles

Le problème de fonctionnement que semble traverser la fédération des Bouches-du-Rhône ne doit pas nous faire oublier que comme dans tout parti certains dysfonctionnements peuvent exister, et que si nous commençons à nous interroger sur les pratiques des fédérations on pourrait aussi s’attarder sur celles d’entre elles qui sont géographiquement éloignées.

Arnaud Montebourg n’est pas procureur et encore moins juge d’instruction. Si je peux lui apporter un conseil, c’est de s’occuper plus de sa campagne au primaire et de ses mandats que de livrer en pâture des socialistes à une droite affamée de scandale.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,
28
jan
2011
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Le Conseil Constitutionnel vers le mariage pour tous.

La décision du Conseil Constitutionnel est un pas de plus vers une loi en faveur du mariage pour tous. En effet, celui-ci vient de déclarer que les articles 75 et 144 du code civil étaient conformes à la constitution et qu’une loi ordinaire suffirait à abolir cette exclusion injustifiée.

Il faudra donc attendre 2012 pour que le mariage pour tous soit effectif en France, et, ainsi, que notre pays rejoigne la liste grandissante des États ayant légiféré pour l’égalité des droits.

Le candidat socialiste, quel qu’il soit, devra faire de ce futur projet de loi une priorité dans son programme présidentiel.

23
nov
2010
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Pourquoi suis-je favorable à une légalisation de la gestation pour autrui ?

La gestation pour autrui (GPA) entre dans le cœur du débat de la réforme des lois de bioéthiques proposées par Roseline Bachelot le 22 octobre dernier en Conseil des Ministres.

Il s’agit d’un débat important qui place l’accès à la parenté comme pivot des argumentations. Car la GPA est une aide médicale à la procréation qui désigne les mères porteuses. C’est-à-dire le choix d’une femme de porter l’enfant d’un couple, les parents d’attentions.

Cette pratique est interdite en France depuis les années quatre vingts dix. Aujourd’hui, s’ouvre un débat sur sa légalisation soulevant des passions argumentaires entre les pros GPA et les antis GPA.

Je suis favorable à cette légalisation pour plusieurs raisons dont l’une est que je défends le droit à la parentalité. Le droit à la parentalité n’est pas le droit à avoir un enfant. Le droit à la parentalité est le droit à avoir un projet parental qui émane d’une décision longuement réfléchie qui est celle de donner la vie. Un droit qui va dans l’intérêt de l’enfant puisqu’il est certain de vivre au milieu d’une famille aimante.

Il faut néanmoins rappeler que le débat doit être marqué par la convention d’Ovédio. Il s’agit de la convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine, dont les domaines de la bioéthique et de la GPA en relèvent. Il faut alors centrer le débat sur la femme, mère porteuse et sur l’enfant à naitre.

La femme qui fait don de la gestation d’un enfant ne peut pas être uniquement vue comme une marchandise aux vices mercantilistes. Cette vision réductrice occulterait que la GPA est avant tout un don d’organe. Nous devons prendre en compte le point de vue du droit à disposer de son corps et donc de son utérus. Ainsi, ma vision se reflète dans l’acte altruisme du don malgré la perte de l’anonymat.

Il n’y a aucun travail de recherche sur les mères porteuses en France, la pratique y étant interdite. Cependant autour de nous la législation est différente et des travaux ont pu être menés et ces recherches dans le domaine de la psychologie sur le vécu des mères porteuses ont été faites.

J’indique que nous pouvons nous référer aux travaux espagnols, repris dans plusieurs rapports, qui ont démontré que les sentiments narcissiques de la valorisation de soi, voire du sentiments d’accomplissement de la mère porteuse sont supérieurs à la motivation financière.

Or, avant tout, nous avons affaire à des femmes, des mères dont la compréhension est plus forte que celle du législateur face à la détresse d’un couple infertile. Ce ne sont pas des chefs d’entreprises recherchant la valeur ajoutée de leur corps qui s’expriment mais des femmes conscientes de réaliser un acte dont la médecine moderne est incapable d’accomplir.

Le tourisme de la gestation existe et il ne faut pas être naïf, la pauvreté engrange de la prostitution et du trafic d’être humain. Ainsi, ne devons-nous pas lutter contre le « fertility tourism »?
Bien entendu une telle législation n’éradique pas ce marché qui se montre très lucratif. Nous le voyons avec les adoptions pour lesquelles les démarches longues et coûteuses poussent certains couples à se tourner vers des filières clandestines. Il est indispensable de réfléchir dans un monde global où ce qui est interdit quelque part peut être autorisé ailleurs, voir amener de la spéculation illicite sur le corps et créer une mafia de la gestation. L’internationale est incontournable pour qui veut débattre. Préférons donc des mères désintéressées de toute recherche financière entrées dans un protocole de GPA au lieu de laisser ces couples en détresses tomber dans les pièges sordides du « fertility tourism ».

Cependant ce tourisme de l’ignominie que je crains de voir s’amplifier avec un refus de légalisation doit aussi rappeler que d’autre pays en Europe apportent des solutions à la GPA qui sont envisageables sur notre territoire afin que la commercialisation de la grossesse soit totalement bannie. Je peux citer la Belgique, le Danemark ou encore le Royaume Uni, chacun ayant une réponse différente et parfois encadrée par des lois.

En effet, la GPA doit se tourner uniquement vers l’encadrement médical. Elle est aujourd’hui la seule technique pour contourner certaines stérilités utérines bien conscient qu’elle ne peut en aucun cas les soigner. Il en est de même pour les couples homosexuels masculins qui sont exclus de la maternité alors qu’ils peuvent avoir le projet parental de donner la vie. Cette démarche doit être ancrée dans un protocole médical strict pour les parents d’attentions et un protocole juridiquement sécurisant pour la mère porteuse.

19
nov
2010
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Avancer les primaires

Le calendrier des primaires qui donne un dépôt des candidatures en juin 2010 pour un scrutin à l’automne est un calendrier qui ne prend pas en compte le fait que malheureusement une élection présidentielle se gagne autant voir plus sur un leader que sur un programme.

Nous n’avons pas de temps à perdre face à un gouvernement de campagne en ordre de marche pour faire réélire le Président de la République.

Notre candidat doit être désigné avant l’été 2011 afin que les 7 mois de campagne qui le séparent de la rentrée de septembre au jour de l’élection soient suffisants pour aller à la rencontre de l’ensemble des français.

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