12
Juil
2012
0

Ayrault-Aubry

La contribution Ayrault-Aubry est une bonne chose. Le débat est naturel pour un PS qui ne doit pas s’endormir sur sa victoire. En effet, après quelques semaines et nos victoires aux élections présidentielles et législatives, il serait inconvenant que le Parti se complaise dans le nombrilisme. La contribution Ayrault-Aubry est une contribution responsable à l’image de l’orientation que doit prendre le Parti.

11
Juin
2012
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Le score du Parti Socialiste est très encouragent, il laisse entrevoir la possibilité d’une majorité large du PS à l’Assemblée Nationale. Le changement demandé par François Hollande, Président de la République, semble donc s’orienter vers une majorité absolue pour le PS. S’il faut admettre qu’il n’y a pas de déferlante rose, il y a bien une vague de gauche qui obtient un score historique depuis une vingtaine d’année.

Cependant, au regard des situations sur Lyon et sur la Rochelle, il est grand temps que les méthodes d’apparatchiks soient revues. Respecter le vote des militants permettrait d’éviter des situations grands-guignolesques. La règle à Gauche reste le désistement républicain, j’invite donc Olivier Falorni à faire exemple de la ligne de notre Parti.

10
Mai
2012
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Législatives

La décision du Bureau National concernant la circonscription où se présente François Bayrou est incompréhensible. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une faute politique. On ne peut pas fermer la porte à des personnes du centre droit qui ont permis l’élection de François Hollande dimanche dernier.

Les candidatures aux législatives, qui s’engagent sur les aléas de l’accord politique PS-EELV, sacrifient à Paris Danièle Hoffman-Rispal et Serge Blisko. Il est regrettable que la compétence ne soit pas récompensée. De plus, rare personnalité parisienne du monde du travail, la présence de Danièle Hoffman-Rispal est un atout pour la prochaine majorité. Quant à Serge Blisko, sa situation pourrait être reconsidérée. Ancien maire du 13ème arrondissement conquit sur la droite, son éviction par le BN sonne le glas de sa disparition dans le paysage politique d’Ile-de-France.

03
Mai
2012
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« Moi, président de la République »

Cette fin campagne houleuse fut, à son apogée, marquée par « Ledébatdelentredeuxtour ». Débat au combien sacralisé depuis 1974. Analysés, compressés, étudiés, ils n’ont jamais fait une élection mais ils ont participé grandement à faire un Président.

C’est donc avec interrogation et excitation que 20 millions de Français ont regardé ce duel où les mots remplacent les épées. Ce match, qu’un temps certains voulurent multiplier, autorisait aux deux seuls gagnants du premier tour, peut-être comparé avec toutes les finales de coupes du monde où deux hommes représentent deux équipes, deux camps qui s’affrontent durement dans un combat démocratique. Dans chaque foyer la lumière cathodique a maintenu éveillé pendant prés de trois heures des familles qui ont prêté l’oreille à leur prochain Président.

De la sueur, parfois du sang et quelques rares coups bas ont marqué cette cérémonie. Deux candidats face à face, d’égale attention, celle de présider la France, mais de différentes statures. L’un était Président tandis que l’autre s’effaçait derrière le candidat.

En proférant, le 1er mai, le mot tribu tout en osant se confronter à l’image de Victor Hugo et De Maupassant, Nicolas Sarkozy cimentait son épouvantable glissement à droite. Ainsi, son axe d’attaque fut l’immigration, l’immigration et encore l’immigration. Piège que François Hollande su éviter tellement la ficelle était grosse.

Cet homme, gourmand de 3 débats, Président sortant, liquidateur des valeurs de notre République, fut cantonné hier soir à l’unique besogne de commenter et de féliciter son bilan, ne pouvant pas se raccrocher à un projet puisque celui-ci n’existe pas.

François Hollande décrié et attaqué par une droite dans les cartons à donc avec sagesse pu se présenter comme un chef, un Président. Il a démontré clairement les avancées de son projet, il a appuyé sa stature de chef d’État et il a levé les derniers doutes sur sa capacité à être un interlocuteur international de grande envergure. Ne pouvant échapper à son bilan et à la réalité économique du Pays, Nicolas Sarkozy retranché derrière la longue table n’a jamais admis son échec et encore moins son style présidentiel de chef d’un parti, d’un clan de richissimes industriels à l’antichtone de la fonction de Président de la République.

Le « KO » technique du candidat Sarkozy a exposé à ceux qui hésitaient encore, que le changement est avec François Hollande, a attesté qu’après cinq ans de mandats les idées ont disparu. Seul subsiste cette course effrénée, cette vénerie monarchique aux voix du FN, avançant des thèses de plus en plus nauséabondes.

Nicolas Sarkozy souhaitait que ce débat soit un moment de vérité, il le fut en avérant ce que les sondages photographient chaque jour : François Hollande a la stature du prochain Président de la République.

05
Déc
2011
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Investitures

Les conditions dans lesquelles les investitures aux élections législatives sont organisées ramènent le Parti Socialiste des décennies en arrière. Le temps où les discours sur la rénovation animaient nos cadres semble être terminé avec le choix assumé de réserver les circonscriptions aux copains.

Il n’y a aujourd’hui aucun argument solide pour ne pas soumettre au vote des militants les investitures de Ségolène Royal, Jacques Lang et Julien Dray. Quant à Christophe Borgel pour lequel j’ai beaucoup de sympathie (il fut mon adjoint de 1995 à 2001), il n’a nulle légitimité dans la Somme sans que les militants aient leur mot à dire.

21
Nov
2011
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La défaite historique de la Gauche en Espagne ce weekend (perte des villes, des régions et des assemblées en quelques mois) et le fort taux d’abstention sont révélateurs d’un effacement des indignés devant le désenchantement et la résignation profonde du pays.

Le parallélisme avec la France serait une erreur d’interprétation puisque la Gauche française est dans l’opposition depuis 10 ans.

Dans une crise majeure il faut absolument responsabiliser ses promesses. Chaque décision, chaque mot, et chaque accord entraînent des conséquences aux variables différentes.

Ainsi, la cacophonie avec EELV décrédibilise notre avancée dans les sondages. Notre candidat, François Hollande, y a marqué un net recul ce weekend.

Avec le maintien de la candidature d’Eva Joly à l’élection présidentielle un accord avant le 1er tour ne devait pas être envisagé. Les verts à leur habitude ont privilégié un accord électoral à un accord d’unité nationale.

18
Nov
2011
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Cafouillage PS EELV

Le cafouillage PS EELV de ce milieu de semaine aura jeté de la confusion et de la suspicion sur cette nouvelle liaison entre les deux partis. Malheureusement ce méli-mélo est arrivé au mauvais moment, quelques heures après l’annonce de l’équipe de campagne.

Notre parti, à tort, peut-être, s’assoit toujours aux tables de discussion avec une vieille hégémonie légitime par son histoire, son passé et son nombre d’élus dont leurs mandats furent gagnés à la sueur du scrutin uninominal.

L’accord avec les verts est nécessaire. La gauche doit être rassemblée si elle souhaite battre un UMP qui arrivera en un seul corps armé la veille du premier tour. Mais cet accord, qui dans la précipitation, ressemble à un accord à n’importe quel prix, aurait dû prendre un peu plus de temps.

Cette précipitation voulue par les verts dévoile l’ambition personnelle d’hommes et de femmes. En effet, avec 4% d’intentions de vote et l’effacement médiatique de leur candidate, on peut s’interroger légitimement sur les conditions qu’ils imposent.

Cécile Duflot sait qu’elle doit négocier maintenant et non dans l’entre deux tours, le risque d’un score débilitant est envisagé de plus en plus sérieusement. Alors, on fonce, quitte à entraîner des manœuvres issues de pratiques surannées, autoritaires et directives. Le parachutage est l’illustration typique de ces arrangements de couloir réalisés au mépris, le plus souvent, de l’électeur et ce, quels que soient les élections législatives ou sénatoriales.

Cécile Duflot oublie vite que ses amis politiques n’ont jamais cessé de clamer qu’EELV était un parti sans parachutage y compris lors des rumeurs de Grenoble l’été dernier.

Sa candidature parisienne, au détriment de Danièle Hoffman-Rispal, rare personnalité parisienne du monde du travail au parlement, aurait été plus légitime sur une circonscription nouvellement gagnable. Faire de la politique, c’est aussi se confronter à des élections qui ne sont pas jouées d’avance. En revendiquant la 6e circonscription de Paris, elle ne prend aucun risque et s’assoit déjà sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

Cependant, cet accord précoce, signe d’une campagne originale pour EELV, confirme aujourd’hui que derrière les bisbilles de partis, la Gauche a trouvé son leader en François Hollande, ce qui est une excellente nouvelle.

17
Nov
2011
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Une équipe prometteuse.

L’équipe de campagne dévoilée hier matin est une équipe prometteuse, compétente et professionnelle. Les erreurs des campagnes passées semblent avoir été correctement analysées et comprises. La place importante proposée à deux préfets accentue le désir de mettre en avant une organisation importante et efficace afin d’éviter tout amateurisme. Je suis confiant dans cette équipe de campagne qui nous mènera à la victoire.

Cependant, l’annonce de l’équipe de campagne aura été émoussée au 20h par le couple tumultueux PS EELV. Dire que les négociations ont été tendues est un pléonasme. François Hollande a toujours eu une position très clair sur l’avenir du nucléaire en France. Sa position, à TF1 hier soir, est sur la même ligne argumentaire que lorsqu’il débattait pendant les primaires.

Aujourd’hui, ceux qui se trompent, sont ceux qui veulent que le nucléaire n’évolue pas en France et qu’il reste hégémonique dans la production électrique et ceux qui prônent une sortie immédiate sans apporter la moindre solution de remplacement crédible. Le nucléaire devra effectuer sa mue verte dans les décennies à venir. La filière de l’industrie atomique n’est plus seule, l’augmentation de la part des énergies douces dans la production énergétique est nécessaire et obligatoire.

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