05
déc
2011
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Investitures

Les conditions dans lesquelles les investitures aux élections législatives sont organisées ramènent le Parti Socialiste des décennies en arrière. Le temps où les discours sur la rénovation animaient nos cadres semble être terminé avec le choix assumé de réserver les circonscriptions aux copains.

Il n’y a aujourd’hui aucun argument solide pour ne pas soumettre au vote des militants les investitures de Ségolène Royal, Jacques Lang et Julien Dray. Quant à Christophe Borgel pour lequel j’ai beaucoup de sympathie (il fut mon adjoint de 1995 à 2001), il n’a nulle légitimité dans la Somme sans que les militants aient leur mot à dire.

21
nov
2011
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La défaite historique de la Gauche en Espagne ce weekend (perte des villes, des régions et des assemblées en quelques mois) et le fort taux d’abstention sont révélateurs d’un effacement des indignés devant le désenchantement et la résignation profonde du pays.

Le parallélisme avec la France serait une erreur d’interprétation puisque la Gauche française est dans l’opposition depuis 10 ans.

Dans une crise majeure il faut absolument responsabiliser ses promesses. Chaque décision, chaque mot, et chaque accord entraînent des conséquences aux variables différentes.

Ainsi, la cacophonie avec EELV décrédibilise notre avancée dans les sondages. Notre candidat, François Hollande, y a marqué un net recul ce weekend.

Avec le maintien de la candidature d’Eva Joly à l’élection présidentielle un accord avant le 1er tour ne devait pas être envisagé. Les verts à leur habitude ont privilégié un accord électoral à un accord d’unité nationale.

18
nov
2011
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Cafouillage PS EELV

Le cafouillage PS EELV de ce milieu de semaine aura jeté de la confusion et de la suspicion sur cette nouvelle liaison entre les deux partis. Malheureusement ce méli-mélo est arrivé au mauvais moment, quelques heures après l’annonce de l’équipe de campagne.

Notre parti, à tort, peut-être, s’assoit toujours aux tables de discussion avec une vieille hégémonie légitime par son histoire, son passé et son nombre d’élus dont leurs mandats furent gagnés à la sueur du scrutin uninominal.

L’accord avec les verts est nécessaire. La gauche doit être rassemblée si elle souhaite battre un UMP qui arrivera en un seul corps armé la veille du premier tour. Mais cet accord, qui dans la précipitation, ressemble à un accord à n’importe quel prix, aurait dû prendre un peu plus de temps.

Cette précipitation voulue par les verts dévoile l’ambition personnelle d’hommes et de femmes. En effet, avec 4% d’intentions de vote et l’effacement médiatique de leur candidate, on peut s’interroger légitimement sur les conditions qu’ils imposent.

Cécile Duflot sait qu’elle doit négocier maintenant et non dans l’entre deux tours, le risque d’un score débilitant est envisagé de plus en plus sérieusement. Alors, on fonce, quitte à entraîner des manœuvres issues de pratiques surannées, autoritaires et directives. Le parachutage est l’illustration typique de ces arrangements de couloir réalisés au mépris, le plus souvent, de l’électeur et ce, quels que soient les élections législatives ou sénatoriales.

Cécile Duflot oublie vite que ses amis politiques n’ont jamais cessé de clamer qu’EELV était un parti sans parachutage y compris lors des rumeurs de Grenoble l’été dernier.

Sa candidature parisienne, au détriment de Danièle Hoffman-Rispal, rare personnalité parisienne du monde du travail au parlement, aurait été plus légitime sur une circonscription nouvellement gagnable. Faire de la politique, c’est aussi se confronter à des élections qui ne sont pas jouées d’avance. En revendiquant la 6e circonscription de Paris, elle ne prend aucun risque et s’assoit déjà sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

Cependant, cet accord précoce, signe d’une campagne originale pour EELV, confirme aujourd’hui que derrière les bisbilles de partis, la Gauche a trouvé son leader en François Hollande, ce qui est une excellente nouvelle.

17
nov
2011
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Une équipe prometteuse.

L’équipe de campagne dévoilée hier matin est une équipe prometteuse, compétente et professionnelle. Les erreurs des campagnes passées semblent avoir été correctement analysées et comprises. La place importante proposée à deux préfets accentue le désir de mettre en avant une organisation importante et efficace afin d’éviter tout amateurisme. Je suis confiant dans cette équipe de campagne qui nous mènera à la victoire.

Cependant, l’annonce de l’équipe de campagne aura été émoussée au 20h par le couple tumultueux PS EELV. Dire que les négociations ont été tendues est un pléonasme. François Hollande a toujours eu une position très clair sur l’avenir du nucléaire en France. Sa position, à TF1 hier soir, est sur la même ligne argumentaire que lorsqu’il débattait pendant les primaires.

Aujourd’hui, ceux qui se trompent, sont ceux qui veulent que le nucléaire n’évolue pas en France et qu’il reste hégémonique dans la production électrique et ceux qui prônent une sortie immédiate sans apporter la moindre solution de remplacement crédible. Le nucléaire devra effectuer sa mue verte dans les décennies à venir. La filière de l’industrie atomique n’est plus seule, l’augmentation de la part des énergies douces dans la production énergétique est nécessaire et obligatoire.

16
nov
2011
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Parachutage de Cécile Duflot

L’accord PS-EELV qui prévoit d’offrir à Cécile Duflot la 6e circonscription de Paris est inacceptable.
Danièle Hoffman-Rispal, députée sortante, n’a pas démérité pendant son mandat. Elle mérite d’être reconduite à l’investiture de la législative sur sa circonscription.
Le parachutage de Cécile Duflot qui fait suite à l’accord national PS-EELV aurait dû s’orienter sur la circonscription de Yves Cochet ou de Tony Dreyfus.

Cet acte n’est pas de bon augure pour la campagne électorale à Paris.

05
oct
2011
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Jean Pierre Bel Président du Sénat

Samedi dernier, un homme a accédé au Plateau. Ce samedi fut pour nous sénateurs et socialistes une journée magnifique qui restera gravée sur les murs de la haute assemblée. Ce fut pour l’ensemble des sénateurs de gauche, nouveaux et anciens, une immense fierté de participer à l’élection d’un collègue.

Jean Pierre Bel est donc devenu le premier président socialiste du Sénat. Ce jour historique résulte de la traduction par le vote de la désastreuse politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.
En effet, le territoire national par la voix de ses grands électeurs s’est exprimé le 25 septembre. Ils leur ont rétorqué un camouflet à cinq ans de politiques territoriales injustes et incomprises.

Derrière cette magnifique victoire qui concrétise tant de scrutins locaux gagnés par la gauche, il ne faut pas occulter, par l’ivresse du succès, le fait que le Sénat n’est pas élu par le suffrage universel. Ainsi, si cette victoire doit être le tremplin pour le printemps 2012, nous devons absolument éviter les péchés d’orgueil et retenir que cette grande victoire ne nous offrira pas nécessairement le grand soir du 6 mai prochain.

26
sept
2011
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25 septembre 2011 : Le Sénat bascule !

Le 25 septembre 2011 restera dans les annales de la Ve République. Pour le première fois depuis 1958, le Sénat conservateur devient le Sénat progressiste.

C’est historique. La gauche rassemblée remporte 177 sièges, c’est-à-dire, la majorité absolue.

Il fallait que l’on gagne 23 sièges et nous en arrachons 27 au terme de longs et pugnaces combats dans nos territoires. Cette victoire apparaît comme une révolution institutionnelle dans une maison qui n’était qu’une anomalie démocratique jusqu’à hier soir.

Laissons la droite, mauvaise perdante, banaliser cette nouvelle défaite, elle commence à en avoir l’habitude ! Retenons cependant les propos de François Fillon qui déclarait ouverte la bataille de la présidentielle.

La victoire du sénat doit être notre tremplin pour le printemps 2012. Le changement est en marche !

07
juil
2011
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Le rapport sur le fonctionnement de la Fédération des Bouches du Rhône : vraie refonte ou bal masqué ?

Que de tumultes ce sujet aura suscité ! Les actualités auront permis de passer sous silence ce conflit ouvert à quelques mois des primaires, et finalement l’honneur est sauf ! Sauf oui, mais il a fallu resserrer les rangs de façon sérieuse.

Il était temps de se saisir de la question du fonctionnement de la Fédération des Bouches du Rhône. Certes ! Pourtant ce consensus et ce grand élan vers le Bureau national du PS peuvent laisser songeur.

L’usage du champ lexical de l’initiative à répétition laisse perplexe quant à la réalité de ce volontarisme dans la refonte. Enfin gardons-nous de porter tout jugement hâtif ! A défaut, contentons-nous de noter une étrange coïncidence : les charges contre la tête de la fédération s’estompe au moment même où la fédération se rallie à la candidature de Martine Aubry…

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