17
juin
2010
0

Retraite : Au revoir égalité, bonjour injustice

La réforme des retraites qui a été présentée hier matin est une provocation à l’ensemble des Français et plus particulièrement un pied de nez aux classes modestes de notre pays.

Après un feuilleton au suspense somme tout relatif, Eric Woerth aura attendu la coupe du monde de football pour présenter son projet. Nous connaissons parfaitement cette stratégie politicienne qui consiste à faire passer les réformes importantes pour la nation quand le peuple est occupé avec les jeux du cirque. Le peuple n’est pas dupe Monsieur Woerth.

Faut-il réformer notre système de retraite ? Oui, sans aucun doute. Fallait-il cette réforme ? Non.

Le projet qui nous est dicté est dans la continuité de la politique gouvernementale. Cette politique qui a effrontément remplacé le beau mot d’égalité par le clientéliste injustice.
Sur le fond, il est facile et sans démagogie mal venue, de comprendre aisément que les travailleurs sont les grands perdants de cette réforme. Bien sûr, de l’argent est dégagé. Il est même possible qu’en 2018 les comptes tendent vers l’équilibre mais à quel prix. Le prix est lourd et il est non négociable. Les classes modestes vont payer la retraite des classes aisées.

Le report de l’âge à 62 ans ne concerne pas l’ancien d’HEC, de la rue Saint-Guillaume, de l’ENA où toute personne ayant fait des études longues. Le calcul est simple. En augmentant l’âge l’égal, nous faisons une économie la première année plus importante que si on avait augmenté la durée de cotisation, mais l’augmentation de l’âge légal accroît fortement la proportion de personnes les plus modestes de carrières longues. Catégorie de la population qui va devoir être obligée de travailler encore plus longtemps. La chaîne industrielle recrute tôt et use vite. En effet l’espérance de vie n’est pas égale. S’il s’accroît pour tout le monde, l’ouvrier meurt avant le cadre.

De fait, la question de la pénibilité se pose. Le projet prévoit le cas par cas. Aucun travail n’est pénible tant que vous ne l’avez pas prouvé à hauteur de 20% d’invalidité. L’ouvrier fatigué, l’ouvrier usé, l’ouvrier cassé sera amené à apporter la preuve des souffrances physiques accumulées.
Faut-il encore d’autres exemples pour démontrer que cette réforme est injuste.

Injuste donc par le traitement infligé à ceux qui triment et injuste, aussi, sur la méthode de financement choisi. Le fond de réserve de Lionel Jospin est pillé alors que la droite ne l’a jamais alimenté. Le strict minimum de prélèvement sur les revenus du capitale et sur les hauts revenus, alors que ce prélèvement était attendu pour être le symbole d’un peu plus d’équité.

Injuste sur l’emploi. Comment embaucher plus dans une période de crise où le chômage explose si l’on augmente l’âge de départ de 2 ans ? 2 ans de plus à travailler c’est 2 ans de plus avant de libérer son poste et donc de favoriser l’avancement et l’embauche. Augmenter l’age légal à 62 ans, encore fallait-il s’en donner les moyens en supprimant les exonérations sur les heures supplémentaires qui coûtent 4 milliards d’euros par an à l’État et qui freinent considérablement l’emploi.

Cette réforme est la preuve ultime que Sarkozy et son gouvernement propose la rupture, la rupture entre les Français, entre ceux qui travaillent et ceux qui vivent du capital et des hauts revenus. Comment peut-il encore nous faire croire qu’il est le Président de tous les Français alors qu’il avait assuré qu’il ne toucherait pas à l’âge légal de départ en retraite, parce qu’il n’avait pas reçu le mandat des électeurs en 2007.

Je serai cet automne de tous les combats afin que le gouvernement modifie ce projet en profondeur.

22
avr
2010
1

Réforme des retraites

Il y a des signes qui ne trompent pas. Les mêmes signes qui donnent la gestion de la RGPP a des fonctionnaires de Bercy alors que cette réforme devrait émaner de chaque ministère.

Pour les retraites, le signe s’appelle Eric Woerth, pilote de la réforme des retraites dans le privé et dans le public. Avec Woerth, le gouvernement démontre son envie de convergence entre le public et le privé. Le même âge légal, la même durée de cotisation, le même nombre d’année de calcul. Le gouvernement veut aller vite, réussir une réforme qui lui soit la moins coûteuse possible quitte à qu’elle soit injuste.

Pour la réforme des retraites, nous allons devoir réfléchir posément, ne pas oublier la logique politique et ne pas nous rassembler uniquement autour de la logique économique et surtout prendre en compte la logique humaine.

Aujourd’hui, notre système par répartition doit faire face à un défi majeur. Les actifs financent par leurs cotisations les pensions des retraités. Le système fonctionne correctement si et seulement si il y a un rapport actifs/retraités au moins supérieur à 2. Or, l’avenir montre que le déséquilibre existant en 2010 s’accroît avec les années et qu’en 2050, il n’y aura que 121 actifs pour 100 inactifs.

Indéniablement, nous devons reconnaître qu’il soit envisageable d’augmenter la durée de cotisation.
Cependant si nous tablons sur une augmentation de 2 ans, l’âge légal étant de 60 ans il passerait à 62 ans, il faut insister sur la pénibilité de certains secteurs d’activités. En effet, l’espérance de vie s’allonge et à 62 ans une majorité de personnes sont encore vaillantes mais chacun sait que le niveau social et d’étude joue énormément. Un ouvrier soumit à des conditions de travail dures doit-il se voir augmenter la durée de cotisation ? Inversement, un cadre supérieur aux conditions de travail plus faciles doit-il cotiser uniquement jusqu’à 62 ans ? Nous ne voulons pas que certains ouvriers du privé ayant commencé à travailler très jeunes soient contraints de faire 48 années de travail.

L’autre problématique qui résulte de l’augmentation de la durée de cotisation est le travail des seniors. Les entreprises ont des difficultés à employer des seniors car c’est un actif qui coûte cher. En effet, le senior, souvent cadre, n’a pas le même salaire qu’un junior. Je m’interroge aussi sur cette réelle efficacité de faire travailler les seniors. Car tant que le senior occupe son poste, l’avancement social est gelé et le jeune actif se retrouve bloqué à la sortie de ses études. On sait que moins il y aura de chômeurs, plus il y aura de cotisants. Certains secteurs tels que le bâtiment ou la restauration n’arrivent plus à recruter alors qu’il y a une offre grandissante de métiers non pourvus. En revalorisant ces secteurs nous pourrions attirer une main d’œuvre, favoriser des réorientations de carrière, faire baisser le chômage et avoir un accroissement du nombre de cotisants.

Il nous faut penser une société juste, où la pénibilité est prise en compte, où l’arrivée tardive sur le marché du travail ne peut être ignorée. Nous n’accepterons pas les baisses de pensions, pour cela nous devons être plus solidaires les uns avec les autres. Étudions la piste d’un rééquilibrage de l’impôt en supprimant le bouclier fiscal. Nous devons aller encore plus loin dans le rééquilibrage des inégalités avec la suppression des niches fiscales. Ces niches qui ne sont utilisées que pour des abattements fiscaux sont entretenues par des salariés au revenu confortable. Ces nouveaux privilèges abolis permettraient de véritables économies à injecter dans le système des retraites.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , ,
16
mar
2010
0

Régionales : Premier tour.

Bien entendu, il ne faut pas crier victoire avant dimanche soir 20h00, mais nous pouvons nous féliciter de cet élan insufflé des le premier tour dés élections régionales.

Cette énergie, il nous faut la canaliser avec nos partenaires afin d’amplifier le vote socialiste, d’amplifier le vote de la Gauche rassemblée.

Les résultats de dimanche dernier sont néanmoins à relativiser. Une prudence doit guider nos propos, car si désormais le PS est redevenu le premier parti de France, la France quant à elle a perdu l’espoir, la confiance dans ses représentants. Le fort taux d’abstention, malaise démocratique, est un appelle de détresse d’une France en rupture avec sa classe politique.

Sur 44 millions d’électeurs, 53,63% ne se sont pas déplacés pour voter. Chiffre record pour ce type de scrutin. Seule les élections européennes de 2009 avaient tristement dépassé de 6 points ce taux.
On peut expliquer cette abstention de différentes raisons, et je laisserai le soin aux éditorialistes et aux commentateurs politiques de vous expliquer qui ne s’est pas déplacé pour voter et pourquoi ?
La comparaison des chiffres est facile, mais elle cache une réalité toute différente. En France, depuis 2004, l’abstention avoisine les 39% régulièrement, seule la présidentielle de 2007 avait vu un fort recul abstentionniste, l’espérance d’un changement à Gauche ou à Droite avait passionné les électeurs.

La passion est retombée, l’image négative de l’homo politicus est remonté sur le devant de la scène. Programme politique flou, crise économique, baisse des impôts pour les riches, Ouverture, petites phrases assassines et débats nationalistes n’ont fait qu’amplifier cette désaffection des français pour la politique.

L’avenir de la politique française doit se faire autour de base solide et le parti socialiste fort de cette victoire (le grand chelem reste possible) doit être ce parti qui symbolise la confiance retrouvée avec les électeurs. Ne nous occupons pas de la droite, l’unité factice du premier tour aveugle leurs cadres dans une Droite morcelée aux électeurs complètement déboussolés. Le sarkozysme joue en notre faveur par son bilan de mi-mandat plus que médiocre. Il est dans la continuité des présidents de Droite, sans véritable réforme et aux effets d’annonces qui ne modernisent pas le pays.

Pour terminer, je saluerai le bon score du premier tour de la liste d’Anne Hidalgo. Tout en étant devancée par la liste de droite le total des voix de gauche dépassent les 52%, ce qui tend à confirmer l’ancrage de Paris à Gauche. De bons augures pour 2014 ?.
Cependant le résultat parisien est à nuancer avec le résultat francilien où la liste de Jean Paul Huchon réalise un score qui n’est pas à la hauteur de nos expectances malgré un report de voix au deuxième tour en notre faveur. L’Ile-de-France tout comme la France devrait rester à gauche et il ne nous manquera plus que de transformer l’essai pour les présidentielles.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
04
mar
2010
0

Interview :

J’ai été interviewé par Federica Quaglia et Sophie Le Renard journalistes pour Dixneufinfo début mars. Dixneufinfo le journal en ligne de proximité sur notre arrondissement.

Voici l’interview dans son intégralité, vous pouvez néanmoins la retrouver sur le site de Dixneufinfo

Depuis quand habitez-vous le 19e ?

Depuis plus 38 ans ! J’y suis arrivé car ce n’était pas cher mais venant du 15e, je ne connaissais pas. Je ne pensais pas y rester et j’y ai fait mes racines. Et au final j’ai passé dans le 19e la majeure partie de ma vie.

Comment était-ce l’arrondissement à votre arrivée ?

C’était en 1971, il y avait encore des usines. J’ai vu le déclin industriel de l’arrondissement. Et j’ai vu aussi des opérations urbaines menées de façon brutale. Le 19e a subi un urbanisme irréfléchi dont nous payons les conséquences aujourd’hui. Mais à partir des années 80, des projets intéressants ont abouti comme la cité des Sciences et le parc de la Villette.

Comment êtes-vous entré en politique ?

Mon père était à gauche. Je me suis engagé en politique d’abord à la section du Parti Socialiste et après en tant qu’assistant parlementaire (de Georges Sarre). C’est une carrière non programmée. Moi, j’ai juste un bac. Mais si je devais revenir en arrière,peut-être que j’aurais aimé être vétérinaire.

Comment définiriez-vous votre action en tant que Maire ?

Dès mon élection en 1995, j’ai essayé de mettre à niveau cet arrondissement pour que l’on en parle pas seulement dans les faits divers. Question délinquance et trafic de drogue, je dirais que les choses vont mieux. Mais ce n’est pas le paradis sur terre, c’est fragile. Depuis quelques mois, il y a de nouveau du trafic de drogue à Stalingrad. Cela est dû au démantèlement opéré sur Saint Denis : on ne fait que déplacer les problèmes..

Cependant avec l’élection de Bertrand Delanoë en 2002 à la mairie de Paris, j’ai l’impression d’avoir fait des pas de géant. En quelques années, l’ habitat insalubre a été résorbé. On a créé le Cenquatre, aménagé le bassin de la Villette, rénové des quartier, requalifié le boulevard Mac Donald.

Quels sont les chantiers pour cette année ?

Le gros chantier de 2010 est l’extension de la ligne T3. On prévoit aussi la rénovation du Quai de Seine, de la rue de Crimée à Stalingrad et beaucoup d’opérations urbaines plus petites. Les entrepôts Mac Donald vont être sciés en deux pour laisser passer le tramway et ils seront réhabilités,avec des commerces, des bureaux, des logements sociaux.

Comment jugez vous l’évolution de la population ?

La population a changé : les ouvriers sont partis de Paris. Aujourd’hui de jeunes trentenaires viennent s’installer dans le 19e. Ils ont plus de possibilité de logement qu’ailleurs pour fonder une famille. C’est un arrondissement dynamique. Le prix du mètre carré est le moins cher de Paris et le 19e reste terre d’accueil. En outre, nous avons actuellement 36 % de logements sociaux. C’est l’arrondissement qui en a le plus.

Nous apportons aussi de nombreuses aides en matière sociale. Le 19e contribue largement à la solidarité parisienne.

Mais les rapports entre les différentes communautés semblent rester tendus..

Il y a eu des incidents l’an passé, je ne le nie pas. Mais la médiatisation outrancière ne nous a pas aidé. Globalement, tout le monde vit dans une bonne harmonie. Il y a, de temps à autres, des insultes entre juifs et maghrébins, mais pas de guerres de religion dans le 19e ! Souvent ce sont des histoire de gamineries, qui ne dépassent pas le niveau de l’insulte.

Le Centquatre a connu quelques vicissitudes… Quel est son avenir ?

Tout d’abord, c’est un lieu magnifique mais très difficile à animer. Avec le recrutement d’un nouveau directeur en juillet on va tourner une page. La mission a été revue. Avec d’avantage de salles pour plus de publics, plus de commerces culturels. Il faut faire rentrer des publics qui ne sont pas consommateur de culture un peu comme dans les passages parisiens. Il faut offrir une culture plus populaire mais il faut aussi modérer les critiques et avoir un peu de patience.
 
Lors du dernier conseil d’arrondissement du 1er février l’opposition était absente…

Oui je n’ai pas bien compris. Il y avait un boycott. Mais d’habitude cela se passe bien. Il n’y avait pas, cette fois là, beaucoup de sujets conflictuels.

Vous en êtes à votre troisième mandat. Pensez-vous vous présenter aux prochaines élections municipales de 2014 ?

Je ne sais pas encore. Mais cela fait déjà 15 ans et c’est lourd…Quand il y a le moindre problème, on interpelle le maire en direct : les gens ne connaissement que leur maire.

23
fév
2010
0

chacun chez soi !

L’affaire George Frêche s’enlise dans la durée et nuit au débat électoral. Il est temps d’apaiser le climat et de soutenir la liste PS conduite par Hélène Mandroux. Le Parti Socialiste et son unité retrouvée depuis quelques mois restent fragile.

Une nouvelle fissure apparaît autour de la septimanie et elle démontre ostensiblement que nous ne sommes pas encore aussi unis que nous le voulions laisser paraître.
François Rebsamen et Gérard Collomb, deux amis sénateurs, ont décidé de soutenir le tonitruant Frêche exclut du PS depuis 2007. Dans cette compagne électorale, il serait naïf d’imaginer que toutes les régions peuvent rester à gauche sans combat électoral, il est donc plus que nécessaire que l’éparpillement de nos communiqués de presse cesse et que chacun rejoigne sa région.

26
jan
2010
0

Réfugiés kurdes : le Parti Socialiste dénonce une grave atteinte au droit d’asile

Une nouvelle fois, le ministre de l’immigration bafoue les règles du droit d’asile.

Alors qu’une centaine de réfugiés, hommes, femmes et enfants se sont retrouvés débarqués, sur une plage de Corse, disant fuir les répressions qu’ils rencontrent en Syrie, le gouvernement a choisi de les placer en rétention et de les soumettre à une procédure dite « prioritaire» , leur interdisant de ce fait le plein exercice de leurs droits (accès à un interprète, à un avocat, à une association, possibilité de recours…).

Le Haut Commissariat aux Réfugiés, comme la justice, ont rappelé le gouvernement au respect du droit et des conventions internationales qui protègent les réfugiés.

Le Parti socialiste condamne cette grave atteinte au droit d’asile et exige que ces
réfugiés soient libérés, accueillis en CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) et bénéficient d’une procédure normale de demande d’asile.

Communiqué de Sandrine Mazetier,
Secrétaire nationale à l’immigration

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,
12
jan
2010
0

Ouverture du mariage à tous les couples : la France s’isole dans son obstination.

communiqué publié par HES (Homosexualités et Socialisme)

Le Premier ministre du Portugal, José Sócrates, a présenté aujourd’hui une loi ouvrant le mariage républicain à tous les couples devant le Parlement, qui l’a adoptée en première lecture.

HES (Homosexualités et Socialisme) salue cette initiative du Gouvernement socialiste, et se réjouit de cette nouvelle étape vers l’égalité des droits. Le Portugal rejoint ainsi les nombreux autres états qui ont ouvert le mariage à tous les couples. L’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, l’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et plusieurs états américains ont donné l’exemple.

En France, les députés socialistes ont déposé une proposition de loi ouvrant le mariage républicain à tous les couples. De nombreux élus locaux ont signé l’appel pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, lancé par la maire de Montpellier. La droite s’y oppose.

L’opinion publique française est favorable à l’ouverture du mariage républicain à tous les couples. Il n’est plus acceptable que les institutions républicaines s’ouvrent aux uns et se ferment aux autres en fonction de l’orientation sexuelle. En 1999, avec le pacs, la France montrait le chemin de l’égalité des droits. Aujourd’hui, en réservant le mariage républicain aux couples hétérosexuels, la France est à la traîne.

17
nov
2009
0

Nous sommes tous socialistes

A quelques mois des élections régionales le spectacle donné par deux ex amis est désolant, révélant les colères délétères des uns et des autres.

Ce révélateur s’attache à démontrer une seule chose, que les querelles de pouvoir au sein du parti et à l’intérieur même des courants ont substitué l’intérêt général des français pour notre intérêt particulier.
Je ne commenterai pas les petites phrases assassines distribuées dans la presse depuis ce week end. Nous avons assez perdu de temps, il n’est donc pas nécessaire de continuer sur cette désastreuse voie.

Ce révélateur accroit le sentiment d’absence de leadership puissant capable de dépasser ces mauvais clivages. Deux « amis » issues du même courant, s’épaulant au congrès de Reims, qui dans leurs dissensions intestines nuisent considérablement à notre image d’un parti sur le chemin de l’unification.

Le parti socialiste n’arrive plus à se sortir de ses guerres tribales, chacun lancé dans la course au primaire de la présidentielle. Sans unité, sans stratégie, sans proposition, surfant uniquement sur les sondages d’impopularité du Président de la République, certains espèrent que les citoyens par non choix leur donneront leur voix.

Nous sommes dans l’erreur, les 17 millions d’électeurs qui nous ont fait confiance au deuxième tour des élections présidentielles ne sont pas 17 millions de socialistes. Ce sont 17 millions de sympathisants de gauche qui cherchent une alternative à la politique appliquée depuis 2 ans et demi. Ces Français qui vivent les renforcements des inégalités, ces citoyens que l’on dénigre, ce peuple qui se sent abandonné, vers qui vont-il se retourner si par notre attitude nous ne rétablissons pas la confiance de notre parti. Nous ne sommes pas seul sur l’échiquier politique. Est-il normal que nos voix se perdent dans l’électorat vert ?

Nous devons, ensemble, dans un élan de fraternité nous unir sur une même base commune connue de tous. Le socialisme. Nous sommes tous socialistes. Nous n’avons pas le droit de devenir un parti de querelles internes, mais nous avons le devoir envers le peuple français de nous recentrer vers un parti de propositions ou nous devons réfléchir sur l’avenir de notre société.

Nous ne devons pas nous demander si nous sommes amis ou adversaires. Nous connaissons notre adversaire et il n’a pas sa carte dans notre parti politique.

Le parti socialiste doit sortir de l’opposition, doit sortir de l’image d’un parti d’élections locales pour redevenir un parti à « vocation majoritaire» .

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags :

Propulsé par WordPress | Thème Aeros | Glen CHAVIN-COLLIN | Traduction WordPress tuto