14
avr
2010
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Communiqué : Inauguration d’une esplanade Ben Gourion

Mercredi, une esplanade Ben Gourion a été inaugurée en présence de Shimon Peres, Président de l’État d’Israël et de Bertrand Delanoë, Maire de Paris.

Cette inauguration, 37 ans après sa disparition, est légitime. Ce geste symbolique salue l’homme d’État et l’homme politique qui participa à la fondation du Parti travailliste israélien.
Ben Gourion a eu le courage, à l’issue de la guerre des Six-Jours de 1967, de préconiser publiquement l’évacuation des territoires occupés. Nous retiendrons sa formule célèbre « Plutôt la paix que les territoires ».

Les critiques du PCF et du Parti de gauche, nous les entendons. Le Maire de Paris a donc décidé d’inaugurer une place en hommage à Mahmoud-Darwish, une figure incontestée de la poésie palestinienne. Son engagement pour la paix au sein de ses œuvres et son engagement politique au sein du parti communiste d’Israël ou de l’organisation de libération de la Palestine en a fait l’un des grands hommes de la Palestine.

Quant à un lieu de mémoire en hommage à Yasser Arafat décédé en 2004, il est encore un peu tôt. Les cicatrices de l’histoire sont encore fragiles. Mais j’ai la certitude que le Prix de Nobel de la Paix que fut Yasser Arafat aura son lieu de mémoire « Il faut laisser du temps au temps ».

06
avr
2010
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Le Grand Paris a oublié ses habitants

Voici la tribune publiée dans Libération daté du 5 avril 2010, signée par les sénateurs socialistes membres de la commission spéciale Grand Paris et les sénateurs PS d’Ile-de-France.

Le Projet de loi sur le Grand Paris arrive en débat au Sénat. Le Président de la République, une fois de plus, a voulu aller vite, trop vite. Dans sa précipitation, il n’a tenu compte ni des travaux remarquables et riches de promesses des dix équipes d’architectes (qu’il avait lui même convoquées), ni de l’avis des élus. Au final, le projet de loi présenté par Christian Blanc, Secrétaire d’Etat au Grand Paris, se caractérise par une conception métropolitaine dépassée. Après avoir longtemps délaissé la région capitale, l’Etat prétend désormais vouloir tout régenter, sans en avoir ni les compétences, ni le financement, et plus grave, sans la moindre vision globale.

En effet, ce Grand Paris là se résume à la construction d’un métro automatique souterrain et à la création d’un établissement public sur le plateau de Saclay, soi-disant indispensable pour créer un cluster de dimension internationale.
Pour l’essentiel, le tracé en Grand Huit de ce métro traverse des zones peu denses. Il n’est ni interconnecté avec le réseau existant, ni même avec les futures infrastructures du plan de transport adopté par la Région. Il laisse de côté la question du fret et accentue le déséquilibre au détriment de l’est parisien. Contrairement aux dires du Gouvernement, son coût, évalué entre 20 et 30 milliards d’euros, ne pourra être financé par la seule valorisation foncière des terrains voisins de son tracé. Par ailleurs, il est irresponsable de laisser entendre qu’à lui seul, le cluster Paris-Saclay saurait générer une croissance de plus de 4% !

Les objectifs du Grand Huit ne sont pas les bons. Ce métro, aussi rapide fût-il, ne permettra pas d’améliorer concrètement les déplacements des franciliens : il vise seulement à relier les grands pôles de développement alors même que de nombreux économistes ont contesté cette polarisation. Certes, la Défense serait directement connectée à Roissy, mais l’aménagement du réseau francilien ne peut se résumer à un métro Classe Affaires au détriment de l’immense majorité des habitants : les déplacements travail-travail ne représentent que 3% des déplacements totaux de l’agglomération. Les priorités en matière de transport sont ailleurs.

Le cœur de l’agglomération parisienne s’élargit progressivement à l’ensemble du territoire régional, jusqu’aux départements de la grande couronne. Le schéma dogmatique du gouvernement opposant le centre – où se concentreraient emplois, équipements et grandes infrastructures de transport – à une périphérie consacrée aux logements et desservie quasi exclusivement par des routes, est en contradiction avec le processus à l’œuvre de métropolisation.
Dans ce nouvel espace métropolitain fait d’interdépendances et d’interactions fortes, le logement et la réduction du temps de transport constituent des leviers de croissance aussi importants que la fiscalité locale ou la proximité de laboratoires de recherche.
Or, le texte de Christian Blanc reste dramatiquement muet sur la question de la production de logements à prix accessibles tandis que la part consacrée au logement ne cesse de croître dans le budget des ménages.

Les franciliens veulent être bien logés, réduire leur temps de trajet domicile-travail et disposer de transports fiables et de qualité. Peut-on penser la métropole sans prendre en compte ces attentes ? Les socialistes pensent que non.

La Région a adopté son Schéma Directeur. La combinaison d’une approche globale et locale y a été privilégiée : déplacements travail/domicile, désenclavement de certaines villes, transports banlieue-banlieue, en rupture avec les logiques d’exclusion qui pénalisent gravement les populations des départements périphériques et des quartiers en difficulté. Faut-il rappeler que le malaise des banlieues, voire la ghettoïsation de certains territoires de la République sont une conséquence directe des précédents choix d’aménagement et d’urbanisme.

Le Gouvernement ne peut rester sourd à la sanction qu’il a reçu le 21 mars 2010 de la part des électeurs franciliens. Ils ont fait massivement confiance à l’équipe qui leur a proposé la mise en œuvre du schéma directeur, et du plan régional de mobilisation pour les transports. «A  scrutin régional, conséquences régionales », a dit le Président de la République. Dès lors, le Gouvernement serait avisé de revoir sa copie et de renoncer à un projet autoritaire, recentralisateur, et inadapté à l’attente des franciliens et de leurs élus. Il est encore temps qu’il choisisse la méthode de la concertation pour faire émerger une véritable métropole mondiale tout en répondant aux besoins des ses habitants.

Signataires
Bariza KHIARI, sénatrice de Paris
Jean-Pierre Caffet, sénateur de Paris
Nicole Bricq, sénatrice de Seine et Marne
Claire Lise Campion, sénatrice de l’Essonne
Yannick Bodin, Sénateur de Seine et Marne
David Assouline, Sénateur de Paris
Raymonde Le Texier, Sénatrice du Val d’Oise
Roger Madec, sénateur de Paris
Bernard Angels, sénateur du Val d’Oise
Serge Lagauche, sénateur du Val de Marne
Catherine Tasca, sénateur des Yvelines

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,
01
avr
2010
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Nouveau Contrat local de sécurité : la Mairie du 19e s’engage

Après la signature du nouveau Contrat parisien de sécurité en mars 2009, la Mairie du 19e arrondissement a souhaité engager une démarche concertée d’actualisation de son contrat de sécurité d’arrondissement afin de répondre aux attentes des habitants.

Ce nouveau contrat de sécurité a pour ambition d’apporter des réponses adaptées au 19e arrondissement et s’articule autour de 6 axes forts :

  • la prévention en direction des mineurs via notamment les questions de l’absentéisme scolaire et de la déscolarisation ;
  • la lutte contre le phénomène des bandes et les rassemblements perturbant l’ordre public ;
  • la sécurité dans les ensembles immobiliers sociaux ;
  • la lutte contre les trafics et la prévention des comportements addictifs ;
  • l’accès au droit et l’aide aux victimes ;
  • la lutte contre les violences conjugales et autres violences familiales.

La signature du nouveau Contrat aura lieu le jeudi 1er avril 2010 à 17h30 à la Mairie du 19e arrondissement (salle des mariages) en présence de :

Mao Peninou, conseiller délégué chargé des relations avec les corps de sécurité, de la prévention et du civisme, adjoint au Maire de Paris
Georges Sarre, adjoint au Maire de Paris chargé de la sécurité et de la prévention
Michel Gaudin, préfet de police
Patrick Gérard, recteur de l’Académie de Paris
Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris
Alain Gardère, directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne

04
fév
2010
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Paris Santé Nutrition

Lundi 1er février, le programme « Paris Santé Nutrition » a été présenté en conférence de presse.
Depuis septembre dernier, le 19e arrondissement est l’un des trois arrondissements pilotes de ce projet, avec les 13e et 15e arrondissements. Prendre part à ce programme et favoriser sa réussite est l’un des enjeux majeurs de la politique de santé publique de notre arrondissement.

Les populations précaires restent les plus touchées par cette épidémie. Facteur de risque majeur dans la survenue de certaines pathologies, telles que l’hypertension artérielle, les troubles respiratoires, le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, l’obésité peut-être aussi un facteur d’exclusion et de discrimination.
Le programme Paris Santé Nutrition est une étude locale sur les habitudes alimentaires des enfants et de leur environnement proche fait écho à l’étude nationale nutrition santé (ENNS), réalisée en 2006, qui pointe la dégradation de la mal nutrition en France chez les 3 à 17 ans où environ 18% des enfants sont en surpoids, dont 3,5% sont obèses.
Le programme « Paris Santé Nutrition » s’inscrit dans la continuité des actions déjà mises en place afin de les renforcer, de les valoriser et de proposer de nouvelles démarches de mobilisation.

Le surpoids sera dépisté par les médecins des PMI et par le bilan de santé qui est effectué en grande section de maternelle ainsi qu’en CE2. Cette étude sur mal nutrition sera menée sur 9000 familles parisiennes qui se trouvent dans une grande précarité.

Pour plus d’information je vous invite à consulter la page dédiée de la mairie de Paris.
Paris Santé Nutrition

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,
07
jan
2010
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la situation des sans papiers salariés grévistes : la réponse de Besson.

Le 6 novembre dernier j’ai posé une question écrite à M. le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire sur la situation des sans papiers salariés grévistes.

Voici la réponse qui vient de mettre apportée.

Réponse de M. le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire
À publier le : 07/01/2010, page 28 au JO.

À la suite de l’annulation par le Conseil d’État de la circulaire du 7 janvier 2008, une nouvelle circulaire a été adressée aux préfets portant application de l’article L. 313-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relative à l’admission exceptionnelle au séjour pour motif professionnel. Cette circulaire, en date du 24 novembre 2009, précise les modalités de délivrance des cartes de séjour temporaire portant mention « salarié » ou « travailleur temporaire » prévues au titre de l’admission exceptionnelle au séjour. Elle ne remet pas en cause le pouvoir discrétionnaire dont disposent les préfets, mais a pour objet de donner des indications générales afin d’encadrer la mise en oeuvre de l’examen des dossiers qui leur sont soumis et d’harmoniser les pratiques en vigueur dans les préfectures. La situation des travailleurs intérimaires a fait l’objet d’une attention particulière. Toutefois, il faut rappeler que le recours à des régularisations collectives d’étrangers en situation irrégulière est exclu. Ce processus est en effet contraire aux engagements européens de la France et des États membres de l’Union européenne tels que définis dans le pacte européen sur l’asile et l’immigration adopté le 16 octobre 2008 par le Conseil européen.

Ecrit par Roger Madec dans : Le Sénat | Tags : , ,
24
nov
2009
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Mon soutien à Bertrand Delanoë

Comme toute la majorité municipale, j’ai été indigné par la décision de mise en examen de Bertrand Delanoë dans ce qui peut être appelé l’affaire Jean Bouin, du nom du stade implanté dans le XVIème.

Je ne suis pourtant pas surpris que cet imbroglio administratif arrive sur le bureau du juge d’instruction. Espérons ne pas y voir une basse manœuvre de l’opposition très opposée à la rénovation du stade Jean Bouin dans leur fief du XVIème arrondissement de Paris. Opposition qui utilise tous les recours possibles afin de réussir à annuler le projet ambitieux de la rénovation de ce stade.

Je rappelle que le conseil municipal de Paris en juillet 2004, en vue de l’attribution des Jeux Olympiques de 2012, avait voté le renouvellement d’une convention de concession d’occupation du domaine public à l’association CASG Jean Bouin. Cette attribution avait été validée par le suite par le Préfet et par la chambre régionale des comptes qui avaient conclu à la validation de la procédure en matière de renouvellement d’une concession d’occupation du domaine publique.

Ce renouvellement faisait écho aux décisions des maires de Paris qui se sont succédés et qui ont reconduit ladite concession à l’association CASG Jean Bouin depuis 1925.

13
nov
2009
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Il faut relancer le 104

Ouvert en octobre 2008 à l’emplacement des anciennes pompes funèbres municipales de Paris (dont j’ai pu obtenir le classement à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques), le 104, établissement artistique de la Ville de Paris, souffle sa 1ere bougie dans un contexte difficile. Subventionné par la mairie de Paris à hauteur de 8 millions d’euros, le 104 est un lieu de création original sans doute unique dans sa conception et dans la définition de son projet.

Je n’entends pas, pour ma part, crier avec les loups sur le bilan de cette première année ni mettre en cause trop facilement les deux directeurs qui quittent leur fonction.

Rappelons-nous les débuts du centre d’art contemporain Georges Pompidou : les critiques fusaient de toute part tant sur le plan architectural que sur le mode de fonctionnement et le rapport au public ! Aujourd’hui, qui ose critiquer Beaubourg ?

Je suis donc partisan d’une analyse sereine, certes critique, mais juste de cette première année de fonctionnement.

Il y a beaucoup à dire mais l’essentiel à mes yeux est là : il faut revoir le cahier des charges du projet initial car la seule fonction d’accueil des artistes en résidence a montré ses limites, s’ouvrir en programmant des spectacles dans les deux salles de 200 et 400 places et des événements « grand public » sous la halle centrale, commercialiser d’autres espaces pour accroitre l’attractivité, implanter enfin la pépinière d’entreprises promise de longue date. Enfin, je souhaite un équipement résolument, aussi, tourné vers le quartier meme si j’assume totalement que ce n’est pas sa vocation première.

Ce lieu est magnifique, unique, mobilisons les talents et les énergies pour le faire vivre.Le pari est ambitieux. Ne décevons pas les acteurs culturels et les Parisiens.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse, Mon 19e | Tags : , , , ,

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