17
nov
2011
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Une équipe prometteuse.

L’équipe de campagne dévoilée hier matin est une équipe prometteuse, compétente et professionnelle. Les erreurs des campagnes passées semblent avoir été correctement analysées et comprises. La place importante proposée à deux préfets accentue le désir de mettre en avant une organisation importante et efficace afin d’éviter tout amateurisme. Je suis confiant dans cette équipe de campagne qui nous mènera à la victoire.

Cependant, l’annonce de l’équipe de campagne aura été émoussée au 20h par le couple tumultueux PS EELV. Dire que les négociations ont été tendues est un pléonasme. François Hollande a toujours eu une position très clair sur l’avenir du nucléaire en France. Sa position, à TF1 hier soir, est sur la même ligne argumentaire que lorsqu’il débattait pendant les primaires.

Aujourd’hui, ceux qui se trompent, sont ceux qui veulent que le nucléaire n’évolue pas en France et qu’il reste hégémonique dans la production électrique et ceux qui prônent une sortie immédiate sans apporter la moindre solution de remplacement crédible. Le nucléaire devra effectuer sa mue verte dans les décennies à venir. La filière de l’industrie atomique n’est plus seule, l’augmentation de la part des énergies douces dans la production énergétique est nécessaire et obligatoire.

09
nov
2011
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Nucléaire : fixer un calendrier raisonnable et crédible

L’énergie et la dépendance énergétique de la France sont des sujets majeurs qui méritent tout le sérieux et l’attention d’une réflexion poussée et intelligible, à l’inverse des déclarations hasardeuses et médiatiques.

Les hydrocarbures se raréfient et ce tarissement entraîne des décisions géopolitiques pleines d’incertitudes pour un pays non producteur. Ainsi, la France a fait le choix du nucléaire afin d’amoindrir sa dépendance auprès de pays producteurs de pétrole ou de gaz. Ce choix stratégique nous a permis de nous développer, de créer de l’emploi et de réduire notre émission de gaz polluant à la différence des centrales à charbon allemandes qui sont des sources considérables de rejets des gaz à effet de serre.

L’atome est donc un moyen avantageux en terme de pollution de l’air et d’indépendance énergétique mais cette énergie reste très préoccupante. En effet, nous n’avons pas, encore aujourd’hui, de réelles solutions pour les déchets et si les accidents atomiques sont rares, ils sont néanmoins extrêmement dangereux.

Doit-on sortir du nucléaire ? La réponse est sûrement oui. Oui, nous devons essayer de trouver des sources énergétiques plus propres et plus stables. Nous devons appuyer l’effort de recherche sur le développement d’énergies douces telles que solaires, géothermiques, éoliennes, etc.

La sortie du nucléaire, ne peut pas être immédiate, elle prendra du temps. Il faudra plus d’un quinquennat pour que nos tablettes, cellulaires, voitures électriques et télévisions cesse de fonctionner sans l’apport d’énergie produite par une centrale nucléaire. La présidentielle est un temps politique qui doit se saisir de cette question afin de fixer un calendrier raisonnable et crédible pour une alternative à l’atome.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
01
juin
2011
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Die Nuclear

Le débat idéologique de ces derniers mois vient d’apporter sa première réponse au problème posé.
L’Allemagne annonce la fermeture de ses centrales nucléaires.
La décision de la Chancelière allemande Angela Merkel (CDU) de sortir du nucléaire est un virage politique à 180° pour des raisons électoralistes masquées derrière une hypocrisie écologique.

Cet opportunisme électoral survient après la dramatique catastrophe de Fukushima dans un contexte politique allemand où les verts font une poussée dans les sondages. Leur récente victoire dans le gouvernement du lander Bade Wurtemberg a fragilisé la coalition du pouvoir fédéral d’Angela Merkel. Un message fort était donc nécessaire pour la chancelière. Les sondeurs prédisant qu’une coalition SPD-Vert serait susceptible de former le prochain gouvernement fédéral. Angela Merkel a donc sorti l’artillerie lourde afin d’appâter les verts.

Si il y à bien une volonté écologique partagé par une majorité d’allemand, quelque soit le parti pour lequel il vote, les verts n’ont pas l’exclusivité du « non » au nucléaire. Mais, il ne faut surtout pas oublier les alliances politiques à l’approche des législatives allemandes.

Ce retournement de position est une hypocrisie écologique. En effet, l’Allemagne depuis des décennies remplace ses centrales atomiques par des centrales à charbon ou au gaz qui sont beaucoup plus polluantes pour l’air que nous respirons. De plus, la fin du nucléaire allemand n’est pas la sortie du tout nucléaire en Allemagne tel qu’il nous est présenté. Les fermetures des centrales vont représenter un manque de près de 20% de la demande énergétique allemande. Demande qui ne trouvera pas de réponse dans l’offre nationale qu’elle soit éolienne ou thermique. L’Allemagne pour répondre à cette demande de consommateur, aussi friand que nous en nouvelles technologies consommatrices d’électricité, devra se tourner vers ses partenaires européens dont la France. Notre pays qui est le 1er exportateur européen d’électricité. Une fée électrique disponible grâce à nos centrales nucléaires.

Il est donc entendu qu’une sortie du nucléaire est difficilement faisable dans les 20 ans à venir. Mais le débat doit être clairement posé afin de commencer à établir un diagnostique neutre, fiable et honnête qui permettra d’envisager les solutions qui devront être prises. Les pouvoirs publics devront prendre en compte le phénomène croissant de l’hostilité au nucléaire en France pour favoriser le développement d’énergie alternative écologique.

Le temps de la réflexion et l’idée d’un référendum n’est pas une idée démagogique dans l’absolu. Mais ce référendum ne peut être souhaité qu’à certaines conditions. Ce dernier ne doit pas être une émanation d’un arrangement politique et il doit être accompagné d’études indépendantes, sérieuses et reconnues. C’est donc sur un choix de société qu’il faut réfléchir. Car la sortie du nucléaire devra être compensée par un modèle énergétique aussi efficace ou bien sur une baisse significative de notre consommation électrique. Un arrêt brutal et automatique de nos centrales serait lourd de conséquences sur notre mode de vie.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , ,
17
mar
2011
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Nucléaire : un référendum n’est pas une idée démagogique.

Coincé sous une chape de peur et d’émotion, un débat sur le nucléaire en France ne peut pas être envisagé dans l’immédiat. Concentrons-nous dans un premier temps sur l’aide que nous pouvons apporter au peuple japonnais. Ensuite, viendra le temps de la réflexion.

L’idée d’un référendum n’est pas une idée démagogique dans l’absolu. Mais ce référendum ne peut être souhaité qu’à certaines conditions. Ce dernier ne doit pas être une émanation d’un arrangement politique et il doit être accompagné d’études indépendantes, sérieuses et reconnues.

15
mar
2011
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Le nucléaire civil, un enjeu de société.

Le tremblement de terre catastrophique que vient de subir le Japon est sur le point d’engendrer indirectement une catastrophe nucléaire. En effet, depuis le tremblement de terre, le réacteur nucléaire n’est plus refroidi. Atteignant des températures proches de 2200 °c, il entre en phase de fusion et libère, ainsi, dans l’atmosphère de la radioactivité.

Le monde est pétrifié, suspendu à la dépêche de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui sonnera ou pas le glas de l’ère du nucléaire civil. Le bilan humain japonnais en cas d’irradiation massive arrivant largement en deuxième position dans le débat.

Dès lors, en Europe et en France, s’ouvre un débat sur « le faut-il sortir du nucléaire civil » réunissant les ayatollahs écolos contre les ayatollahs pro-atomique. Il est impossible dans l’état actuel des choses de prendre une position arrêtée. Le nucléaire, malgré sa dangerosité maintes fois démontrée, est le modèle de société énergétique que nous avons choisi dans les années soixante-dix.

Le débat idéologique de ces dernières heures n’apporte aucune réponse au problème posé. Il faut faire abstraction de la doctrine partisane afin de commencer à établir un diagnostique neutre, fiable et honnête qui permettra d’envisager les solutions qui devront être prises.

Car il faut bien clarifier quelques points. Le nucléaire est une combustion dangereuse. Il y a 25 ans, Tchernobyl révélait au monde entier que le nucléaire civil était extrêmement redoutable en cas d’accident majeur. Mais le nucléaire c’est avant tout des enjeux de société. Il contribue à nous rendre énergiquement indépendant et pour l’instant les énergies renouvelables sont encore loin de couvrir la production de l’énergie nucléaire. Il suffit de se rendre compte de l’augmentation de nos appareils domestiques électriques. Cette augmentation a besoin d’une augmentation de la production en énergie. C’est donc sur un choix de société qu’il faut réfléchir. Car la sortie du nucléaire devra être compensée par un modèle énergétique aussi efficace ou bien sur une baisse significative de notre consommation électrique.

Pour conclure, le nucléaire français est aussi un enjeu économique pour le pays. Effectivement, la France est exportateur de combustible nucléaire : Le mox. Ironie du désastre annoncé, le mox combustible reconnu relativement instable est vendu depuis 2010 au pays du soleil levant.

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