06
juil
2010
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Notre République ne peut pas accepter un tel désaveu

Il faut du temps entre des dérives nuisibles à l’État et la démission juste des protagonistes.
Il faut plusieurs mois entre les affaires Joyandet et sa démission !
Il faut plusieurs semaines entre les cigares de Christian Blanc et sa démission !

Je m’étonne d’autant plus que dans les heures qui suivirent les révélations chacun d’entre eux avait déclaré qu’il ne démissionnerait pas.

Accrochés à leur poste, non pas en homme d’État mais en homme de privilèges, ils sont débarqués aujourd’hui. Ce changement d’humeur ne peut venir que du château où trône le souverain Sarkozy.

Ces démissions auraient dû calmer notre faim. Ces démissions auraient dû nourrir la presse carnassière afin qu’elle retire ses crocs de la dépouille d’un gouvernement moribond. Mais le 4ème pouvoir qui justifie par sa liberté ce que nous sommes, une démocratie, ne peut pas être un dangereux prédateur à l’affut de sa proie. Elle est juste le garant du bon fonctionnement de notre système. Je me félicite de son travail d’investigation tombé en désuétude il y a encore quelques mois. La presse qui par ses quotidiens essayent de s’approcher de l’opinion publique n’est pas dupe. L’opinion publique ne se laisse pas abuser aussi facilement. Ces démissions ne sont que des écrans de fumée pour essayer de calmer les grondements des citoyens, pour chercher à masquer l’affaire Woerth. L’État sarkozyste traverse une crise ancrée dans les valeurs de la droite décomplexée où l’intérêt particulier triomphe sur l’intérêt général.

La Véme République baigne dans une crise politique profonde dont les métastases agressent la confiance du peuple. Des Popularités inférieures à 30 % et 64 %  des Français qui estiment que leurs dirigeants politiques sont « plutôt corrompus»  appuient la perte de confiance du peuple envers ses hommes politiques.

Notre République ne peut pas accepter un tel désaveu. Il faut réagir vite. J’invite donc notre Président de la République à prendre la parole afin de nous présenter un nouveau gouvernement issu de son bon vouloir ou bien issu des urnes.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
29
juin
2010
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L’État c’est eux, l’Élysée c’est moi !

En pleine crise économique, il n’y a pas de petites économies.
En pleine crise de sondage de popularité, il n’y a pas de petites solutions.

Le « Président communiquant » Sarkozy annonce donc la rigueur pour le train de vie de l’État. Cet État n’est pas à confondre avec l’Élysée. Il y a l’État et l’Élysée. L’État c’est eux, l’Élysée c’est moi doit se répéter Nicolas dans son château.

Cet État des hauts fonctionnaires est à mettre en opposition avec l’État des fonctionnaires qui est cassé depuis quelques années par la RGPP. Cette réduction, cette diminution, ce gel des moyens financiers doit être uniquement une accalmie dans la tempête qui secoue le gouvernement et ses privilèges.

La pilule doit nous aider à faire passer la crise. En effet, le montant estimé n’est pas considérable. Moins 10 000 voitures, moins 7 000 logements de fonction et des ministres au régime sec, obligés de payer de leurs deniers les frais liés à leur vie privée. Le Président de la République se plaint du trop grand nombre de collaborateurs dans les cabinets ministériels mais il ne se plaint pas de ses 48 conseillers. Supprimer la moitié des ministères serait plus efficace puisque de facto on supprimerait leur lourde logistique.

A son arrivée à l’Élysée, il avait su augmenter son salaire présidentiel de 170%, il aurait été plus symbolique de le diminuer d’autant dans cette période difficile pour les Français, il aurait été encore plus convainquant en retardant la livraison de se son avion à 180 millions d’euros.

Dans cette période de crise propice à l’étalage démagogique, le Président de la République reste lui-même, oubliant son rôle d’homme d’État, oubliant son rôle de premier citoyen.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags :
17
juin
2010
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Retraite : Au revoir égalité, bonjour injustice

La réforme des retraites qui a été présentée hier matin est une provocation à l’ensemble des Français et plus particulièrement un pied de nez aux classes modestes de notre pays.

Après un feuilleton au suspense somme tout relatif, Eric Woerth aura attendu la coupe du monde de football pour présenter son projet. Nous connaissons parfaitement cette stratégie politicienne qui consiste à faire passer les réformes importantes pour la nation quand le peuple est occupé avec les jeux du cirque. Le peuple n’est pas dupe Monsieur Woerth.

Faut-il réformer notre système de retraite ? Oui, sans aucun doute. Fallait-il cette réforme ? Non.

Le projet qui nous est dicté est dans la continuité de la politique gouvernementale. Cette politique qui a effrontément remplacé le beau mot d’égalité par le clientéliste injustice.
Sur le fond, il est facile et sans démagogie mal venue, de comprendre aisément que les travailleurs sont les grands perdants de cette réforme. Bien sûr, de l’argent est dégagé. Il est même possible qu’en 2018 les comptes tendent vers l’équilibre mais à quel prix. Le prix est lourd et il est non négociable. Les classes modestes vont payer la retraite des classes aisées.

Le report de l’âge à 62 ans ne concerne pas l’ancien d’HEC, de la rue Saint-Guillaume, de l’ENA où toute personne ayant fait des études longues. Le calcul est simple. En augmentant l’âge l’égal, nous faisons une économie la première année plus importante que si on avait augmenté la durée de cotisation, mais l’augmentation de l’âge légal accroît fortement la proportion de personnes les plus modestes de carrières longues. Catégorie de la population qui va devoir être obligée de travailler encore plus longtemps. La chaîne industrielle recrute tôt et use vite. En effet l’espérance de vie n’est pas égale. S’il s’accroît pour tout le monde, l’ouvrier meurt avant le cadre.

De fait, la question de la pénibilité se pose. Le projet prévoit le cas par cas. Aucun travail n’est pénible tant que vous ne l’avez pas prouvé à hauteur de 20% d’invalidité. L’ouvrier fatigué, l’ouvrier usé, l’ouvrier cassé sera amené à apporter la preuve des souffrances physiques accumulées.
Faut-il encore d’autres exemples pour démontrer que cette réforme est injuste.

Injuste donc par le traitement infligé à ceux qui triment et injuste, aussi, sur la méthode de financement choisi. Le fond de réserve de Lionel Jospin est pillé alors que la droite ne l’a jamais alimenté. Le strict minimum de prélèvement sur les revenus du capitale et sur les hauts revenus, alors que ce prélèvement était attendu pour être le symbole d’un peu plus d’équité.

Injuste sur l’emploi. Comment embaucher plus dans une période de crise où le chômage explose si l’on augmente l’âge de départ de 2 ans ? 2 ans de plus à travailler c’est 2 ans de plus avant de libérer son poste et donc de favoriser l’avancement et l’embauche. Augmenter l’age légal à 62 ans, encore fallait-il s’en donner les moyens en supprimant les exonérations sur les heures supplémentaires qui coûtent 4 milliards d’euros par an à l’État et qui freinent considérablement l’emploi.

Cette réforme est la preuve ultime que Sarkozy et son gouvernement propose la rupture, la rupture entre les Français, entre ceux qui travaillent et ceux qui vivent du capital et des hauts revenus. Comment peut-il encore nous faire croire qu’il est le Président de tous les Français alors qu’il avait assuré qu’il ne toucherait pas à l’âge légal de départ en retraite, parce qu’il n’avait pas reçu le mandat des électeurs en 2007.

Je serai cet automne de tous les combats afin que le gouvernement modifie ce projet en profondeur.

10
mai
2010
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Ce matin, Rigueur.

C’est donc Jean-François Copé qui fut le premier ce matin sur Europe1 à oser utiliser le terme si évocateur de rigueur. Trois ans de règne se sont écoulés, déjà au début on avait pu sentir la frilosité du Premier ministre qui avait déclaré d’une voix grave et solennelle « les caisses de l’État sont vides ». Difficile à croire mais il semblerait que ces caisses soient encore plus vide ce matin. Enfin le tabou est levé, les français vont continuer à se serrer la ceinture. Bonjour austérité.

Le gouvernement nous a expliqué tout le week end que « legeldesdépenses » n’était pas dû à la gestion catastrophique de l’État. Non, il fallait voir plus loin, regarder par delà les frontières et la mer Egée pour trouver des responsables. Les dominos grecques qui s’entrechoquent dans leur chute se rapprochent de notre pays. La gestion libérale sarkoziste de notre pays, n’ayez crainte, ni est pour rien. Mais en réalité admettre que l’on s’est trompé est impossible quand l’on est français.

Pour bien comprendre ce que l’on entend par « legeldesdépenses » ou la rigueur il faut écouter le député Copé qui nous explique que lorsque que l’on veut mener une politique de rigueur, le gouvernement doit s’attacher à, dans un premier temps, faire baisser les dépenses qui ne sont pas rigoureuses, qui ne sont pas indispensables ce que l’on peut appeler les dépenses publiques inutiles. Et, dans un deuxième temps, un ajustement fiscal à la marge peut être concédé. Ce que je peux traduire par : on ne change rien à notre politique économique. Le gouvernement va continuer à baisser les dépenses publiques inutiles que sont l’éducation, la santé et la sécurité. Les efforts fiscaux quant à eux seront laissés à la charge des contribuables modestes.

Cette politique que je condamne fermement est gravement injuste car elle accroît plus les inégalités qu’elle diminue les dépenses. En gelant les dépenses sur l’éducation, la santé et la sécurité, l’État détériore un peu plus la vie des plus faibles, l’État oublie une fois de plus que la France ne se cantonne pas à Neully sur seine, à Saint-Tropez ou aux exilés fiscaux.

L’aveuglement du Président de la République, à ne pas reconnaître ses erreurs, amène l’austérité à l’intérieur des foyers français. Ainsi, on présente la facture aux catégories modestes et on invite les plus riches d’entre nous alors que nous devrions être solidaires dans l’effort fiscal national de gestion de crise. Si les caisses sont vides ce n’est pas uniquement dû à ces gros ministères lourds en dépense de fonctionnement. Il serait temps de revenir sur les avantages fiscaux accordés depuis plusieurs années. Avant de geler les dépenses ministérielles, il serait bon de geler les dépenses fiscales et de réajuster cet effort.

Revenons sur les avantages fiscaux accordés depuis trois ans, soit 30 milliards d’euros de baisse d’impôt et gelons les niches fiscales dont leur coût dépassent les 70 milliards d’euros.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
28
jan
2010
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Bon anniversaire Président !

La partie civile dans le procès Clearstream vient de fêter ses 55 ans. Pas d’esse sanglant, ni de coupable premier ministre, simplement une relaxe. Un jolie pierre vient de tomber dans le jardin de Sarkozy.

Ecrit par Roger Madec dans : Non classé | Tags : ,
25
jan
2010
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Le syndrome de Proglio

Le syndrome de Proglio pourrait être la prochaine thèse d’un doctorant en médecine psychiatrique. On imagine facilement la notice explicative.

Le syndrome de Proglio désigne la propension de l’ensemble d’un gouvernement ne partageant plus depuis longtemps la vie de leurs concitoyens à développer un changement d’avis contradictoire dans un court terme suivant la parole présidentielle. Ce syndrome est aussi connu sous le nom de : syndrome de « l’EPAD-Sarkozy ».

Ce malaise relève de deux facteurs additionnés. Le premier étant la double rémunération de 1 600 000 euros annuel pour diriger EDF auquel venait s’ajouter 450 000 euros annuel comme administrateur non exécutif de VEOLIA, entreprise partenaire ou concurrente d’EDF. Ce malaise reste bien présent en ce début de semaine où l’on attend avec impatience la réponse de Nicolas Sarkozy sur ce sujet qui ne manquera pas d’être soulevé par les contradicteurs de TF1. Si les hauts salaires semblent toujours être justifiés, les bas salaires sont difficilement justifiables et c’est dans ce sens que le Président doit répondre. Car pendant que Proglio empoche une somme qui n’augmentera pas son bonheur, un million de chômeurs arrivent en fin de droit, huit millions de français vivent toujours sous le seuil de pauvreté et un agent de cette grande entreprise publique vient d’être mis à pied trois semaines pour avoir remis le courant à une famille dans la précarité.

En refusant de toucher son salaire de VEOLIA, Proglio n’en reste pas moins l’un des principaux administrateurs. Une ambiguïté bicéphale dans le discours de moralisation de l’économie tenue il y a quelque temps par notre Président.

Nous avons le droit de douter sur la finalité de cette nomination : favoriser les actionnaires de VEOLIA ou contribuer aux intérêts des usagers d’EDF ? L’annonce d’une augmentation des tarifs d’EDF de 24% en 5 ans nous donne un élément de réponse.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
05
nov
2009
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Grand emprunt : ce qu’il faut comprendre

Nicolas Sarkozy opte pour un grand emprunt compris entre 25 et 50 milliards d’euros pour financer les «dépenses» d’avenir.

Ce qu’il faut comprendre : Nicolas Sarkozy préfère emprunter aux riches au lieu de les ponctionner par l’imposition sur le revenu et il met tous les citoyens du pays à contribution pour rembourser aux plus riches les intérêts et le capital du grand emprunt.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,

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