La « Jungle » de Calais
Le 22 septembre dernier, Éric Besson armé de policiers démantelait la « Jungle » de Calais. Que peut-on penser de ce coup médiatique annoncé une semaine plus tôt sur TF1 ?
Cet exemple malheureux est symptomatique de ce que nous vivons en France depuis presque 3 ans. Le gouvernement résout les drames humains avec l’aide des forces de l’ordre.
Les migrants de Calais sont en majorité des hommes, des femmes et des enfants fuyant un pays souvent en proie à une guerre que nous ne savons pas gérer.
Éric Besson oublie de préciser qu’ils n’ont pas quitté leur pays simplement pour les plages du Calaisis.
Comme en 2002, on imagine que l’effet d’annonce et que les images des télévisions suffiront à faire disparaitre le problème, que les enfants d’Afghanistan vont stopper leur odyssée, que, sagement, ils vont retourner dans leur pays essayer de survivre aux attaques des talibans ou aux bombes de l’Otan.
Le sous-fifre ministre de l’immigration est à l’image de son nouveau parti politique qui préfère masquer la misère plutôt que d’y apporter des solutions de remplacement.
La France s’abaisse en ne proposant pas des conditions d’accueil conformes à la dignité humaine.
Mais nous ne pouvons pas agir seuls. Il faudrait une démarche européenne qui permettrait à toutes personnes fuyant un pays en guerre, à toutes personnes menacées, de pouvoir demander l’asile dans le pays de son choix suivant ses liens familiaux, linguistiques ou culturels.
Depuis, les migrants sont revenus, toujours présents dans les alentours de Calais. Éloignés, isolés, ils se retrouvent entre les mains de la mafia et ses passeurs.






