À bout de souffle
Le mauvais score du Front de Gauche aux élections législatives, de 11% à la présidentielle il se réveille à 7,5%, pointe du doigt la fin (possible) du Parti Communiste.
L’intérêt des thèses du Front de Gauche ont été portées par l’intérêt de l’opinion à écouter l’orateur Mélenchon du haut de ses tribunes. Malheureusement, si séduisant que son programme pouvait être pour une partie de la population, les électeurs se sont prononcés différemment en votant pour les partis de gouvernement dans les grandes villes et villes moyennes ou en s’émancipant vers le triste bulletin de vote du FN. Le PCF ne séduit plus, depuis longtemps, n’arrivant pas à se relever, il n’apparaît plus comme un parti crédible, capable de défendre l’intérêt du prolétariat. Embarqué dans la chute de la Gauche Plurielle de 2002, il n’a pas su trouver la force nécessaire pour se reconstruire.
Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, fut peut-être le dernier empereur d’une ère révolue, le Romulus Augustule d’un PCF s’éteignant. Dans son combat hargneux, il a embarqué une presse gourmande qui a aidé à retenir le rideau rouge de tomber sur l’acte s’achevant. Le PCF n’a plus qu’à attendre le final tragique, la perte des députés et la chute des bastions rouges. Une fin qui semble aujourd’hui inéluctable.






