22
Juin
2011
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Claude Goasguen aurait-il pris la carte d’adhérent du FN?

Le 16ème arrondissement de Paris, s’il est connu pour être un quartier huppé et aisé, n’en est pas moins un quartier où la binationalité est très présente. Visiblement Claude Goasguen souhaite mettre à la porte une part non négligeable des habitants de son arrondissement si ces derniers ne consentent pas à renoncer expressément à leur nationalité étrangère.

Il semblerait que devenir français ne puisse être compatible avec aucune autre nationalité : il s’agirait d’adhérer à une nation et à ses valeurs, certes, mais il se peut qu’une grande majorité de français binationaux ou non ne se reconnaissent strictement pas dans les valeurs que présentent Claude Goasguen. Si la nation française est née sur des valeurs, ce sont des valeurs humanistes, et cette nation a su se montrer ouverte et intégrer des apports extérieurs.

Quelle est cette nationalité qui refuserait la cohabitation avec toute autre ? Celle proposée par le Front National évidemment. Marine Le Pen doit se féliciter chaque jour de bénéficier d’un tel héraut à voir l’empressement de l’UMP à reprendre des thèmes si chers au FN. Les Français souffrent de la crise économique, et la droite montre du doigt ceux qui seraient encore des étrangers. Non! Ils sont français et donnent à la France un rayonnement plus large.

Il est temps que le peuple français ôte la parole à ceux qui en font un si piètre usage et qu’il clame pleinement ses valeurs humanistes et son esprit ouvert!

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
21
Juin
2011
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Communiqué de Presse: Intervention 36 rue Botzaris

Le mardi 8 juin 2011, les migrants tunisiens ayant investi le centre culturel tunisien du 36 rue Botzaris le 31 mai dernier, ont été évacués dans la soirée par la Préfecture de police de Paris épaulée par un petit nombre de CRS.

Ce bâtiment, occupé par les migrants à la suite de leur expulsion de l’ambassade de Tunisie, ne pouvait légalement être évacué à la seule initiative de la police française. Il est en effet propriété de l’État tunisien. L’intervention s’est effectuée à la demande de l’ambassade de Tunisie, qui a saisi la Préfecture de police de Paris au motif de dégradation des locaux. Il semble cependant que les dégradations n’étaient que légères.

Il est regrettable que les migrants aient été expulsés à la demande de leur propre ambassade, et pour un motif aussi minime. Ils auraient dû pouvoir trouver refuge dans des locaux appartenant à leur Etat. Il est donc certain que ce traitement sur le territoire français de migrants ayant fui leur pays suite à la révolution n’est pas acceptable.

La priorité doit aller à une solution de long terme pour ces migrants qui ne trouvent nul appui auprès de leur ambassade, et une étude des situations individuelles s’impose.

04
Mai
2011
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Communiqué : Intervention 51 avenue Simon Bolivar

Cet après-midi les forces de police ont procédé à l’évacuation de l’immeuble municipal situé au 51 avenue Simon Bolivar.

L’intervention a été effectuée sur demande de la Ville de Paris et de la Mairie du 19ème arrondissement. Cette intervention survient après deux jours de négociations. Nous avons tenté de convaincre les migrants tunisiens de rejoindre les hébergements financés par la Ville de Paris, soit environ 250 places disponibles.

Malheureusement, les négociations ont été rendues difficiles et elles se sont soldées par un échec du fait de la présence de militants d’extrême gauche qui, par leurs agissements, ont nui aux solutions sociales d’aide que nous avons proposées. Ces groupes ont délibérément provoqué l’affrontement avec les forces de l’ordre. La conséquence de ce comportement irresponsable est l’interpellation des migrants qui ne se sont pas dirigés vers les hébergements proposés. Je remarque que ces militants anarchistes et radicaux ont lâchement quitté les lieux pendant l’intervention de la police et donc n’ont pas ou peu été inquiétés par les arrestations qui en découlent.

Cependant, je reste convaincu que le squat d’un immeuble dangereux n’est pas la solution et que l’évacuation était nécessaire. Les arrestations quant à elles ne se justifient aucunement, et je déplore la solution des menottes et du commissariat retenue par la Préfecture de Police.

Je souhaite que soient apportées des solutions humanitaires aux migrants tunisiens et que les situations individuelles soient étudiées avec pragmatisme.

02
Mai
2011
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Communiqué de Presse relatif à l’occupation du bâtiment municipal 51, avenue Simon Bolivar

« Plusieurs dizaines de ressortissants tunisiens occupent depuis cette nuit un bâtiment municipal situé 51, avenue Simon Bolivar dans le 19e arrondissement. Je n’approuve pas l’occupation de ce lieu, inadapté à de telles fins et qui ne réglera ni les questions d’hébergement, ni les conditions d’accueil sanitaire et social de ces migrants.

Alors que depuis plusieurs jours, la Mairie de Paris propose, par l’intermédiaire de France Terre d’Asile et Emmaüs, un dispositif d’aide ponctuelle qui s’est notamment traduit par l’offre de 100 places d’hôtel, je souhaite que les nouvelles propositions faites pour renforcer ce dispositif – mise à disposition d’un bâtiment d’habitation et augmentation de 50 places du dispositif hôtelier – permettent une libération rapide des lieux.

Seule une solution humaine et négociée permettra de résoudre la question de l’accueil de ces migrants. Alors que l’Etat abandonne depuis plusieurs mois sa compétence en matière d’hébergement d’urgence et répond aux conséquences des révolutions du monde arabe par la force et le renfermement sur soi, j’appelle à une solidarité régionale pour répondre aux espoirs de ces migrants.
A l’échelon de la métropole, l’accueil digne de ressortissant tunisiens représenterait pour chaque commune un effort minime. Ce serait en revanche un geste fort à la hauteur des attentes. J’ai solennellement saisi la vice-présidente du Conseil Régional en charge de l’action sociale en ce sens. »

29
Avr
2011
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Communiqué : Interpellations de migrants dans le nord de Paris

La situation des immigrants Porte de la Villette est accablante. Ainsi, la France plongée dans une conjoncture économique fragile depuis 2008 n’a peut-être pas les capacités économiques de recevoir une arrivée massive d’émigrés, et je le déplore.

Mais les opérations de police contre des réfugiés venus pour la plus part, s’alimenter, sont inadmissibles. Je condamne fermement l’ordre d’interpellation donné par le ministre de l’intérieur et par le Président de la République.

Il s’agit des basses œuvres qui souillent l’image de la France dans le monde, en général et dans les pays du Maghreb, en particulier qui viennent de se libérer de leurs tyrans.

Les forces de police déployées dans le 19ème arrondissement devraient être employées à sécuriser les quartiers difficiles où le trafic de drogue prolifère. La politique d’immigration poussée à l’extrême par le Président de la République et son gouvernement ouvre un boulevard au FN. Je ne serai pas surpris dans ces conditions que Marine Le Pen soit présente au second tour des élections présidentielles. Les français préfèrent toujours l’original à la copie.

07
Fév
2011
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Fatouma Camara, une expulsion ordinaire.

Je condamne l’excès de zèle de l’administration qui a refoulé Fatouma Camara, ressortissante guinéenne hors de notre territoire.

Venue voir sa famille, sa mère et sa sœur vivent régulièrement sur notre territoire, Fatouma Camara s’est vue l’entrée refusée au motif qu’il lui manquait une attestation d’assurance et qu’elle n’avait pas assez d’argent sur elle. Le reste des papiers, passeport, visa et attestation d’hébergement, quant à eux étaient en règle.

Sa situation administrative a, pourtant, été considérée irrégulière et donc assimilée à une clandestine. C’est donc une semaine d’humiliation entre zones d’attente, centres de rétention, tribunaux et expulsion que Fatouma Camara a vécu en France.

Je condamne cette dérive administrative et qui est révélatrice, au moment où nous examinons le projet de loi immigration, de la fermeture de nos frontières aux ressortissants des pays pauvres.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags :
01
Fév
2011
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Projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité

LE GROUPE SOCIALISTE DU SÉNAT EXPRIME
SA FERME OPPOSITION AU PROJET DE LOI RELATIF
A L’IMMIGRATION, A L’INTÉGRATION ET A LA NATIONALITÉ

Le groupe socialiste du Sénat exprime sa ferme opposition au projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité.

Les sénateurs dénoncent l’entêtement du gouvernement, qui feint de croire que ce sixième texte répressif et liberticide permettra de faire baisser l’immigration illégale. Les nouvelles dispositions, qui vont bien au-delà des prescriptions du droit communautaire, plongeront davantage encore les migrants dans l’insécurité et la clandestinité. Elles entraîneront également de nombreux drames humains.

Les sénateurs socialistes s’insurgent contre la banalisation de l’enfermement des étrangers, la création de zones d’attente mouvantes, la mise à l’écart des juges judiciaires, le renforcement du pouvoir discrétionnaire de l’administration, la création d’une peine de bannissement, le dévoiement du droit d’asile, les atteintes à la libre circulation des personnes en Europe, l’extension des motifs de déchéance de la nationalité, la stigmatisation des couples binationaux.

En rognant les droits fondamentaux des migrants, le gouvernement porte un nouveau coup de boutoir à l’Etat de droit.

Les quelques modifications apportées par la commission des lois du Sénat ne suffisent pas à rendre le projet de loi acceptable.

Les sénateurs socialistes voteront contre ce texte. Lors des débats en séance publique, ils défendront plus de deux cents amendements et rappelleront l’impérieuse nécessité de rompre avec la « politique du chiffre » du gouvernement et de mettre un terme à l’amalgame immigration-délinquance.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags :
28
Sep
2009
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La « Jungle » de Calais

Le 22 septembre dernier, Éric Besson armé de policiers démantelait la « Jungle » de Calais. Que peut-on penser de ce coup médiatique annoncé une semaine plus tôt sur TF1 ?
Cet exemple malheureux est symptomatique de ce que nous vivons en France depuis presque 3 ans. Le gouvernement résout les drames humains avec l’aide des forces de l’ordre.

Les migrants de Calais sont en majorité des hommes, des femmes et des enfants fuyant un pays souvent en proie à une guerre que nous ne savons pas gérer.

Éric Besson oublie de préciser qu’ils n’ont pas quitté leur pays simplement pour les plages du Calaisis.

Comme en 2002, on imagine que l’effet d’annonce et que les images des télévisions suffiront à faire disparaitre le problème, que les enfants d’Afghanistan vont stopper leur odyssée, que, sagement, ils vont retourner dans leur pays essayer de survivre aux attaques des talibans ou aux bombes de l’Otan.

Le sous-fifre ministre de l’immigration est à l’image de son nouveau parti politique qui préfère masquer la misère plutôt que d’y apporter des solutions de remplacement.

La France s’abaisse en ne proposant pas des conditions d’accueil conformes à la dignité humaine.
Mais nous ne pouvons pas agir seuls. Il faudrait une démarche européenne qui permettrait à toutes personnes fuyant un pays en guerre, à toutes personnes menacées, de pouvoir demander l’asile dans le pays de son choix suivant ses liens familiaux, linguistiques ou culturels.

Depuis, les migrants sont revenus, toujours présents dans les alentours de Calais. Éloignés, isolés, ils se retrouvent entre les mains de la mafia et ses passeurs.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , ,

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