24
avr
2012
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Rassembler, Redresser, Changer.

L’analyse du premier tour de l’élection présidentielle est très favorable à notre candidat, François Hollande. Arrivé en tête de l’élection avec 28,64% des suffrages, il détient le meilleur score pour un socialiste non président dans l’histoire de la Vème République.

Je salue tout autant la forte mobilisation des français. Cette excellente nouvelle, qui avait été analysée par de nombreux sondages, démontre une fois de plus le grand intérêt que suscite cette élection. Cette large participation a permis de faire émerger un bloc de gauche fort de 44% des suffrages quand il n’était que de 36,5% en 2007.

Cependant, Nicolas Sarkozy n’arrive pas seul au second tour. Son bilan et 10 ans de droite libérale, de casse sociale et territoriale n’ont fait que renforcer le parti de l’extrême droite. Les idées et le danger « Le Peniste » s’ancrent aujourd’hui dans le monde rural, dans les territoires industriels. Territoires qui aujourd’hui se sentent déclassés. Dans ces territoires grondent une lourde et sombre colère sociale attisée par la fermeture des services de proximité, par la disparition de la puissance publique, oubliés, abandonnés par l’État Sarkozyste.
Combien de bureaux de Poste fermés, d’instituteurs non remplacés, de commissariats perdus pour que six millions de français expriment leur rogne dans le vote FN ? Cinq ans de discours nauséabonds, de stigmatisations, d’amalgames, de « Droite Populaire », de débats où la parole xénophobe se relâche ont consenti d’engrosser la bête. Son souffle rauque embrume notre pays qui souffre.

Enfin, cet État arrogant et acrimonieux, est en position très inconfortable. Le résultat de ce premier tour est un désaveux sans appel pour Nicolas Sarkozy qui voit ainsi sa politique sanctionnée sévèrement par la souveraineté du peuple Français. Les attaques tous azimuts sur l’illégitimité, l’irresponsabilité ou encore sur les questions sociales portées sur notre candidat auront simplement dans les formes décrédibilisé un Président prêt à tout pour éviter de parler de son programme fantôme.
La défaite possible à l’horizon, il joue ses dernières cartes, des tripotages plus gros les uns que les autres, jaillissant la proposition des trois débats. Ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy est en ballotage défavorable qu’il faille aménager les règles existantes pour le propre confort de monsieur.

Continuons la campagne, frappons aux dernières portes, mobilisons nos dernières forces pour que le 6 mai François Hollande devienne le 24ème Président.

Le rassemblement du pays divisé c’est maintenant, le redressement du pays affaibli, c’est maintenant, le changement c’est maintenant.

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