16
déc
2009
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Un aller simple pour Kaboul

La France est absurde dans le divorce qu’elle entreprend avec son histoire.
Nous refoulons nos idéaux qui nous ont toujours dictés le soutien aux hommes opprimés.

Un deuxième charter de la honte était donc prévu hier soir. Nul ne sait encore s’il a décollé. Le silence de l’administration sur ce triste et douloureux épisode accentue le malaise.

Interrogeons nous, sur la possibilité de renvoyer un homme dans un pays d’une instabilité meurtrière.
Nos représentants nous ont encore une fois trompé par l’intermédiaire d’Éric Besson. Dans un communiqué après le renvoi des tous premiers afghans en octobre dernier, il déclarait qu’il n’y aurait pas de nouveaux charters tant que l’Afghanistan continuerait à se dégrader.

Les attentats d’hier matin qui ont réveillé Kaboul semblent se révéler être un signe d’accalmie pour notre ministre.

Dans cette frénésie du chiffre, le gouvernement n’hésite plus à passer outre les principes du droit international modifiant à sa guise les laisser-passer consulaires. Je dénonce cette attitude, qui laisse deviner notre considération envers L’État souverain afghan. En effet seul le pays vers lequel est renvoyée une personne peut établir un laisser-passer consulaire. Le « laisser-passer européen » que l’État brandit comme son atout ne fonctionne uniquement que dans deux cas : Pour un pays sous administration internationale et pour un pays sans État.

Nous sommes nous interrogés sur la possibilité que l’Afghanistan refuse les transferts ou ne reconnaisse aucune des personnes comme ressortissantes ?

Je rejoins ce combat et apporte tout mon soutien aux associations qui aident ces hommes, ces enfants et ces femmes qui fuient leurs pays dévastés par une pluie de métal. Leur noble action élève la France.

28
sept
2009
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La « Jungle » de Calais

Le 22 septembre dernier, Éric Besson armé de policiers démantelait la « Jungle » de Calais. Que peut-on penser de ce coup médiatique annoncé une semaine plus tôt sur TF1 ?
Cet exemple malheureux est symptomatique de ce que nous vivons en France depuis presque 3 ans. Le gouvernement résout les drames humains avec l’aide des forces de l’ordre.

Les migrants de Calais sont en majorité des hommes, des femmes et des enfants fuyant un pays souvent en proie à une guerre que nous ne savons pas gérer.

Éric Besson oublie de préciser qu’ils n’ont pas quitté leur pays simplement pour les plages du Calaisis.

Comme en 2002, on imagine que l’effet d’annonce et que les images des télévisions suffiront à faire disparaitre le problème, que les enfants d’Afghanistan vont stopper leur odyssée, que, sagement, ils vont retourner dans leur pays essayer de survivre aux attaques des talibans ou aux bombes de l’Otan.

Le sous-fifre ministre de l’immigration est à l’image de son nouveau parti politique qui préfère masquer la misère plutôt que d’y apporter des solutions de remplacement.

La France s’abaisse en ne proposant pas des conditions d’accueil conformes à la dignité humaine.
Mais nous ne pouvons pas agir seuls. Il faudrait une démarche européenne qui permettrait à toutes personnes fuyant un pays en guerre, à toutes personnes menacées, de pouvoir demander l’asile dans le pays de son choix suivant ses liens familiaux, linguistiques ou culturels.

Depuis, les migrants sont revenus, toujours présents dans les alentours de Calais. Éloignés, isolés, ils se retrouvent entre les mains de la mafia et ses passeurs.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , ,

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