29
mar
2011
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Cantonales : une fracture entre la classe politique et le peuple

A la lecture des résultats des cantonales, nous ne pouvons pas nous réjouir d’un score aussi médiocre. Le score du PS cache, derrière ses 35%, le malaise d’une abstention toujours autant présente.

Cette abstention n’est pas un fait nouveau mais personne ne souhaite réellement y remédier. Il s’agit pourtant bien d’une fracture entre la classe politique et le peuple. Il s’agit pour nous d’assumer nos responsabilités d’élus. Ce mal démocratique gangrène la politique par la droite et son extrême et permet ainsi au FN d’obtenir des pourcentages rêvés. Depuis 10 ans, nos discours se sont égarés, laissant pour compte les ouvriers et les employés qui devraient être notre base électorale. Le fait est que cette abstention n’est pas due à l’envie soudaine d’une partie de pêche entre amis le jour de l’arrivée du printemps. L’abstention est la voix que nous avons perdue dans nos guerres internes, dans notre absence de réel projet d’alternance.

Nos discours sur les quartiers difficiles ignorent que la majorité des français votant vivent dans les zones péri-urbaines loin des médiatiques cités.
Nous avons abandonné ces français aux dents carnassières du populisme de droite. La droite qui est moribonde, malade de sa boulimie compulsive de débats stigmatisant. Dans la stratégie de la France aux français, elle a creusé un boulevard au FN qui aujourd’hui redevient un parti de gouvernement local, attendant son entrée au plan national.

Le message de ce weekend est très clair. Nous devons clarifier nos propositions, afin de re-mobiliser l’électorat de gauche qui s’est considérablement abstenu, pour l’échéance de 2012. Il est temps de passer du sourire au travail. Une campagne électorale ne se gagne pas de sa tour d’ivoire. Nos candidats et nos militants nous l’ont prouvé, encore, ce dimanche. Une campagne se gagne sur le terrain avec un projet d’alternance crédible porté par un homme ou une femme soutenu par tout son parti.

Mais, je reste persuadé que le PS saura de nouveau retrouver son électorat qui lui manque tant. Nos élections locales doivent nous servir de tremplin pour l’enjeu national prochain. Ainsi, fort de notre maillage local, nous devons transmettre les aspirations du peuple français au bureau national à Paris pour que la victoire de 2012 soit belle et entière et non une victoire par défaut face à une candidate FN qui n’est que le reflet de son père.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
22
mar
2011
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Cantonales : les actes sont peu et les mots sont tout.

Les résultats du premier tour des élections cantonales donnent une légère avance au PS. Cependant, le score obtenu n’est pas aussi confortable que l’on aurait pu le souhaiter en rapport avec le taux d’abstention inquiétant.

L’abstention est une donnée inquiétante symptomatique de notre système démocratique, tout autant que la monté d’un FN qui, aujourd’hui plus qu’avant, s’inscrit comme le vote de l’électorat populaire. A force de s’occuper des problèmes des grandes villes et des quartiers sensibles, nous nous sommes désorientés dans notre discours laissant sur le bord du chemin des urnes la majorité de la population. C’est-à-dire, celle qui vie dans les périphéries. Oubliée des partis, convoitée par le FN, elle a voté sans pudeur pour une extrême droite qui s’adresse à elle.

Nous devons analyser cette situation et en tirer toutes les conséquences. Notre discours doit retrouver un écho auprès de tous les français. En partie auprès des français qui se sentent abandonnés par la politique parisienne.

La sanction est pesante, 399 cantons où il y a un maintien d’un candidat FN au second tour. La position de Jean François Copé et de Nicolas Sarkozy est scandaleuse. Le « ni-ni » n’est pas une position digne d’un républicain engagé. Dans le débat, je note, néanmoins, que le Premier Ministre agit autrement, sachant qu’il est toujours très difficile de voter pour le camp adverse avec lequel on ne partage pas les opinions. Il y a des situations inévitables où les actes sont peu et les mots sont tout. Nous l’avions fait en 2002.

Quant au PS, notre Première Secrétaire devrait un peu plus clarifier sa pensée afin de faire barrage au FN quitte à appeler à voter, encore une fois, UMP.

17
mar
2011
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Faire barrage avec vigueur au FN

Le front républicain contre le FN est un faux débat. A quelques jours du premier tour des élections cantonales, à l’UMP comme au PS, on reste prudent sur les consignes de vote pour le second tour dans le cas ou un duel avec le FN s’annoncerait.

Ma position est claire, nous devons faire barrage avec vigueur au FN le jour de l’élection. En 2002, le PS avait su donner l’exemple en appelant à voter contre le FN et donc pour Jacques Chirac. J’espère que l’UMP saura nous rendre cette politesse que tous les républicains de convictions politiques différentes auraient aimé éviter.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,

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