21
Nov
2011
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La défaite historique de la Gauche en Espagne ce weekend (perte des villes, des régions et des assemblées en quelques mois) et le fort taux d’abstention sont révélateurs d’un effacement des indignés devant le désenchantement et la résignation profonde du pays.

Le parallélisme avec la France serait une erreur d’interprétation puisque la Gauche française est dans l’opposition depuis 10 ans.

Dans une crise majeure il faut absolument responsabiliser ses promesses. Chaque décision, chaque mot, et chaque accord entraînent des conséquences aux variables différentes.

Ainsi, la cacophonie avec EELV décrédibilise notre avancée dans les sondages. Notre candidat, François Hollande, y a marqué un net recul ce weekend.

Avec le maintien de la candidature d’Eva Joly à l’élection présidentielle un accord avant le 1er tour ne devait pas être envisagé. Les verts à leur habitude ont privilégié un accord électoral à un accord d’unité nationale.

26
Sep
2011
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25 septembre 2011 : Le Sénat bascule !

Le 25 septembre 2011 restera dans les annales de la Ve République. Pour le première fois depuis 1958, le Sénat conservateur devient le Sénat progressiste.

C’est historique. La gauche rassemblée remporte 177 sièges, c’est-à-dire, la majorité absolue.

Il fallait que l’on gagne 23 sièges et nous en arrachons 27 au terme de longs et pugnaces combats dans nos territoires. Cette victoire apparaît comme une révolution institutionnelle dans une maison qui n’était qu’une anomalie démocratique jusqu’à hier soir.

Laissons la droite, mauvaise perdante, banaliser cette nouvelle défaite, elle commence à en avoir l’habitude ! Retenons cependant les propos de François Fillon qui déclarait ouverte la bataille de la présidentielle.

La victoire du sénat doit être notre tremplin pour le printemps 2012. Le changement est en marche !

20
Mai
2011
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Eviter une campagne « anti »

La décision du Grand Jury de placer DSK en liberté surveillée est une évolution positive. Cependant, je reste prudent, DSK est, aujourd’hui, formellement inculpé d’actes très graves qui n’admettent aucun commentaire déplacé. Laissons la justice faire son travail. La justice américaine est une institution complexe, différente de notre droit. Cette machine judiciaire en fonctionnement ira jusqu’au bout de sa procédure. C’est donc le procès qui reconnaitra DSK coupable ou innocent des faits qui lui sont reprochés, pas nos prises de paroles. Les deux parties ont maintenant toutes les pièces du dossier. Ainsi, l’acharnement accusatoire de la justice américaine devrait relativement diminuer.

Quant à nous socialistes, nous devons être lucides et surtout pas précipités. Nous allons tourner la page du DSK candidat et nous remettre au travail dons nos fédérations, nos sections et sur le terrain. La chute vertigineuse d’un homme ne doit pas disloquer notre fonctionnement interne. Le choix voté par les militants de l’organisation des primaires doit absolument être maintenu.
Les primaires devront être le symbole de notre unité préservée dans cette épreuve. Ainsi, il nous faut éviter tout écueil qui ratifierait l’acte de suicide pour le Parti. Je pense, en particulier, à une campagne « anti » au sein de notre formation politique. Le Congrès de Rennes de 1990 et la campagne électorale de 2007 ont apporté leur lot d’ambiances délétères. Une campagne « anti » est généralement désastreuse pour notre unité et notre image de responsable politique auprès de l’opinion publique. Elle nous ferait perdre l’élection à coup sûr.

03
Mai
2011
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Primaires : se poser en rassembleur.

La campagne non officielle des primaires du PS qui se joue au sein des premiers meetings ou des déjeuners au Parlement, témoigne de l’engouement des élus et des électeurs pour cette première phase.

Ainsi, suspendu à la déclaration de candidature de DSK le 28 juin prochain, chacun à son rythme s’élance sur la ligne de départ. Cette pré-campagne affiche, pour l’instant, un début prometteur. En effet, le rôle des primaires est de faire émerger le candidat ou la candidate qui portera nos valeurs et qui, aux yeux des français, se positionnera en rassembleur de la France et du PS.

Certains trouveront que Hollande va un peu trop vite, et d’autres que DSK perd du temps. Le fait que notre première secrétaire n’ait pas encore pris position sur sa candidature sème un trouble nourrisseur de commentaires intéressants sur cette expérience dont le résultat final sera une leçon de démocratie.

Les règles du jeux nous les connaissons tous.
Nous militants et élus socialistes les avons voté. Ainsi, chaque candidat peut, dés lors qu’il se sent prêt, ouvrir le débat sur sa capacité à rassembler. Ces échanges encore timides, on attend avec impatience le 28 juin, resteront de bonnes augures si et seulement si les coups bas ne se mettent pas à pleuvoir. Ils viendraient, dans ce cas, ternir l’image d’une famille socialiste dont la mésaise à passer outre ces anciennes divisions internes reste présente.

A un an de l’élection présidentielle, je suis assez optimiste pour le deuxième tour même si je crains fortement l’ascension du FN remplaçant un UMP moribond.
L’exemplarité de nos primaires viendra de notre comportement envers les uns et les autres. Les erreurs de 2007 ne sont pas à reproduire. Nous en avons tiré des leçons et nous appliquerons nos solutions.

Notre programme, tant commenté dans les questions d’actualités au Gouvernement par la majorité, doit être le moteur du rassemblement autour des Français. Libre à chaque candidat dans la limite des promesses possibles à engager, de venir affiner notre programme en y additionnant des aspirations sociales, économiques, culturelles, etc.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , ,
04
Avr
2011
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Navarro et Guérini

Je ne me fais pas l’avocat du diable de l’une ou de l’autre partie dans les affaires dites Navarro et Guérini qui, à ce jour, embourbent jusqu’à la ceinture le PS et sa parole de parti éthique.

Si je n’ai pas d’affinité particulière avec mes deux camarades sénateurs, je prône pour que la présomption d’innocence soit de rigueur. Mais, aux vues des informations qui sont étayées par la presse et certains camarades, le PS doit agir vite. Le PS se doit d’attester les preuves ou non du dysfonctionnement de ces deux fédérations. Notre parti possède des institutions internes qui, impérativement, doivent, à un an des élections présidentielles, faire toute la lumière à propos des faits mentionnés.

Dans la possibilité où nos instances les jugeraient coupables de ces abus, j’en appellerai à la démission de leurs responsabilités électives avec vigueur.

Pendant ce temps, il est nécessaire de continuer à nous mettre en ordre de marche afin de défendre notre futur programme qui, je l’espère, s’orientera vers la France que nous ne séduisons plus.
Ainsi, un programme fort, crédible et engageant amènera les primaires à choisir naturellement le candidat ou la candidate qui, sous son nom, incarnera le mieux notre projet d’alternance.

29
Mar
2011
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Cantonales : une fracture entre la classe politique et le peuple

A la lecture des résultats des cantonales, nous ne pouvons pas nous réjouir d’un score aussi médiocre. Le score du PS cache, derrière ses 35%, le malaise d’une abstention toujours autant présente.

Cette abstention n’est pas un fait nouveau mais personne ne souhaite réellement y remédier. Il s’agit pourtant bien d’une fracture entre la classe politique et le peuple. Il s’agit pour nous d’assumer nos responsabilités d’élus. Ce mal démocratique gangrène la politique par la droite et son extrême et permet ainsi au FN d’obtenir des pourcentages rêvés. Depuis 10 ans, nos discours se sont égarés, laissant pour compte les ouvriers et les employés qui devraient être notre base électorale. Le fait est que cette abstention n’est pas due à l’envie soudaine d’une partie de pêche entre amis le jour de l’arrivée du printemps. L’abstention est la voix que nous avons perdue dans nos guerres internes, dans notre absence de réel projet d’alternance.

Nos discours sur les quartiers difficiles ignorent que la majorité des français votant vivent dans les zones péri-urbaines loin des médiatiques cités.
Nous avons abandonné ces français aux dents carnassières du populisme de droite. La droite qui est moribonde, malade de sa boulimie compulsive de débats stigmatisant. Dans la stratégie de la France aux français, elle a creusé un boulevard au FN qui aujourd’hui redevient un parti de gouvernement local, attendant son entrée au plan national.

Le message de ce weekend est très clair. Nous devons clarifier nos propositions, afin de re-mobiliser l’électorat de gauche qui s’est considérablement abstenu, pour l’échéance de 2012. Il est temps de passer du sourire au travail. Une campagne électorale ne se gagne pas de sa tour d’ivoire. Nos candidats et nos militants nous l’ont prouvé, encore, ce dimanche. Une campagne se gagne sur le terrain avec un projet d’alternance crédible porté par un homme ou une femme soutenu par tout son parti.

Mais, je reste persuadé que le PS saura de nouveau retrouver son électorat qui lui manque tant. Nos élections locales doivent nous servir de tremplin pour l’enjeu national prochain. Ainsi, fort de notre maillage local, nous devons transmettre les aspirations du peuple français au bureau national à Paris pour que la victoire de 2012 soit belle et entière et non une victoire par défaut face à une candidate FN qui n’est que le reflet de son père.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
08
Mar
2011
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Sondage : un « 21 avril » est encore loin.

Deux sondages de suite amènent des commentaires sur la possible élections de Marine Le Pen à l’élection présidentielle.

Il n’est pas encore temps de s’alarmer, un « 21 avril » est encore loin. Plusieurs points démontrent l’inexactitude des sondages un an à l’avance. Le premier point est la rigueur scientifique du sondage déconstruit par les différents chercheurs qui les étudient. Si on avait cette même rigueur scientifique que le sondeur pour aller dans l’espace, il est fort probable que nos fusées n’auraient jamais dépassé l’altitude du premier mètre.

De plus un sondage à un an des présidentielles ne prédit rien. Il s’agit, ni plus ni moins, de regarder dans une boule de cristal pour essayer d’y lire l’avenir. On se souvient des sondages de 1980, 1994, 2001 ou, plus près de nous, de 2006. Ils avaient tous pronostiqué le mauvais vainqueur.

Alors, que nous enseignent ces deux sondages ? Les sondages de ce weekend montrent que le score élevé du FN est au alentour de 24%. Il s’agit d’un score proche de la dernière élection, celle des régionales. Effectivement, le résultat du FN aux régionales de 2010 dans les régions où il était présent au second tour est de 17,81%. Cette différence de 4 points peut être justifiée par les coefficients de correction qui sont utilisés par les sondeurs.

Il faut surtout se concentrer sur les faibles scores de l’UMP et du PS. En y regardant avec attention, on remarque qu’il n’y a rien d’étonnant à avoir des chiffres aussi bas.
Pour l’UMP qui nous étouffe dans une politique sécuritaire, avec des débats sur l’identité nationale, des colloques sur la place de l’islam, ainsi que des discours ayant pour but de nous effrayer de l’imminente invasion arabe, entraînent un tropisme des électeurs vers une droite légitime à ce genre de propagande. Les français préfèrent, généralement, la version originale à la copie.

Quant au PS, c’est son manque de crédibilité criant qui lui permet d’être doublé par cette extrême. Nos années dans l’opposition nous ont permis de devenir de grand critique sans pour autant nous faire devenir un parti politique aux propositions audibles.

A un an des élections, il n’est pas encore trop tard pour se mettre au travail. Il serait illusoire de penser qu’une élection se gagne sans programme crédible pour l’ensemble des Français.

07
Déc
2010
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Côte d’Ivoire

Je suis très préoccupé par l’évolution de la crise politique qui secoue la Côte d’Ivoire. Il faut éviter toutes sortes d’ingérences vis-à-vis de ce grand pays de l’Afrique de l’Ouest.

Mais la communauté internationale ne peut pas fermer les yeux devant le coup brutal infligé à la démocratie ivoirienne. Ainsi, la commission électorale indépendante a déclaré vainqueur Alassne Ouattara de l’élection présidentielle. Laurent Gbagbo doit se retirer.

Je salue aussi la direction du PS qui dans cette grave situation politique ivoirienne a su rester éloigné du jeu diplomatique.

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