06
Sep
2011
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Trois rentrées pour trois hommes.

Je me suis rendu au meeting de rentrée de François Hollande qui a eu lieu à Colombes la semaine dernière.

Le sérieux de sa candidature à la primaire socialiste et à la magistrature suprême s’affirme chaque jour davantage. François Hollande transmet un discours audible, clair et à la porté de chaque concitoyen. Chacune des propositions de son programme est raisonnable. Loin de tous les marchands de sable, il éloigne les promesses publicitaires sans lendemain.

Aujourd’hui, mieux que tout autre candidat, il incarne les valeurs de notre République trop longtemps mises en souffrance. Le respect, la justice et la tolérance auront été les mots clés de ce 1er septembre 2011. Derrière son discours, c’est toutes les valeurs du socialisme qui se retrouvent au centre de son projet pour la France. Je réitère ma confiance et ma conviction de le voir remporter l’élection présidentielle à venir.

Cette rentrée fut aussi LA rentrée de DSK. Son retour sur le sol français est une très bonne nouvelle pour lui, sa famille et ses proches. Il lui appartient, maintenant, de s’expliquer devant les français. Je me refuse à tout pronostic sur une hypothétique rentrée ou mis en congé de la scène politique. Seul, l’homme doit porter sa réflexion, son fardeau, sur son avenir et sur la manière d’être le plus utile à son pays.

Enfin, je terminerai ce billet de rentrée sur un homme vieillissant dont j’ai combattu avec une grande fermeté le système de filouterie qu’il avait mis en place.

Le système Chirac n’a ni servi Paris, ni servi l’intérêt national. Il a uniquement servi à ses amis. Aujourd’hui, c’est son procès, mais le vieil homme, fatigué et malade, est absent. Sa présence dans le box n’est plus nécessaire actuellement. La grande majorité des français savent quel homme il fut et ils l’ont condamné moralement depuis bien longtemps.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
21
Juil
2011
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Scandales sans limite : une volonté infinie de réduire le débat public à néant.

Des polémiques et des rumeurs qui voudraient nuire au candidat aux primaires Hollande…après Aubry il y a quelques jours !

François Hollande, pièce rapportée de l’affaire opposant Tristane Banon à DSK, voit aujourd’hui sa dignité remise en cause par cette sordide histoire. Le PS, en dehors de toute stratégie de primaire, soutient Hollande comme un seul homme.

Le candidat à la primaire a demandé à être entendu par la police le plus vite possible. La chose est maintenant faite : il n’a rien dit de plus que ce qu’il clame depuis le jour où la plaignante à citer son nom. Cela n’est guère surprenant. Cette affaire relève chaque jour un peu plus du « name dropping » affligeant.

Il est étonnant de voir que celle qui ne voulait nullement faire de son affaire un cas politique ne cesse de ramener des personnalités le plus souvent politiques sur le devant de la scène. Celle-là même qui ne voulait nullement mêler l’affaire de Manhattan à la sienne, porte plainte au moment même où les accusations contre DSK retombent. Enfin, c’est encore elle, qui envoie son avocat rencontrer le procureur de New York, Cyrus Vance et l’avocat de Nafissatou Diallo.

Alors, face à ces manœuvres et faux semblants, entre rumeurs et instrumentalisation, il s’agit de revenir au cœur des débats. Les Français ne peuvent que se sentir flouer lorsque le débat public se concentre sur une affaire privée qui tente de salir le favori des sondages, tandis que leur seule attente est de parvenir enfin à élever le débat à l’aune de cette fin de quinquennat qui les a immergés dans un tout médiatique.

Bien évidemment, le nom de Hollande n’est cité que de façon complètement excentrée dans cette affaire, il n’y est nullement au cœur. Et pourtant, aujourd’hui on tente d’en faire un protagoniste. En toute franchise, cela n’a rien d’inattendu dans cette nouvelle ère : après la campagne contre Martine Aubry, voici celle contre Hollande ! On ne s’interroge guère sur les personnes tirant les fils. L’Elysée a tout bon : la France pouvait-elle tomber plus bas, plus loin de tout débat d’idées constructifs, de comparaison de projets politiques et de société ?

Récapitulons : DSK en a été la cible, puis Martine Aubry et son entourage, ensuite les propos injurieux tenus sur Eva Joly, et maintenant François Hollande impliqué tant bien que mal dans une sombre histoire qui ne le touche même pas de loin. Vous ne trouvez pas ça étrange ? Tiré par les cheveux plutôt ! Peut être encore une sombre histoire de tiroir…

La majorité doit tirer les leçons de ces scandales à tout va : loin de salir les leaders de l’opposition, il risque bien plus d’en faire des personnalités de premier plan, qui auront réussi à sortir indemnes des plus viles tentatives. Faute de propositions concrètes de l’UMP, nous devrons nous contenter d’une présence médiatique donnant tour à tour dans le populisme d’extrême droite et les campagnes calomnieuses aux gros titres sans contenu. 2012 arrive à grands pas, l’alternance sera la réponse de nos concitoyens à ce marasme politique nauséabond !

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , , ,
06
Juil
2011
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La Justice doit être rendue entièrement : DSK doit être réhabilité s’il est innocent

Mettons un frein à l’emballement judiciaire et médiatique ! Frapper un homme à terre n’est pas acceptable : pas encore réhabilité, DSK se voit encore accuser ! S’il est hors de question de revenir sur le droit de la victime, il est triste de constater que c’est seulement lorsque DSK se voit humilié menottes aux poignets et présenté comme un pervers sexuel, que la rumeur d’une autre affaire apparaît.

Oui, il faut protéger le droit de la victime ! Mais ne faut-il pas protéger la présomption d’innocence ? Comment peut-on concevoir, aujourd’hui que la lumière commence à se faire, que Tristane Banon qui craignait la veille de voir ses accusations instrumentalisées à New York, porte plainte à présent ? N’y aurait-il pas une instrumentalisation de l’affaire du Sofitel au profit de Tristane Banon ?

En effet, il est difficile d’imaginer qu’elle porte plainte plus de huit ans après les faits présumés au lendemain d’une affaire dont DSK n’est même pas encore sorti définitivement. S’il s’avère que l’agression ait bien eu lieu, la crédibilité de sa parole n’en est pas moins altérée. Non seulement la plainte a lieu bien plus tard que les faits présumés, mais surtout la plainte semble aller au gré des ambitions de la mère de la plaignante.

La coïncidence avec le procès new yorkais ne laisse guère de doute. Même si le dépôt de la plainte a été décidé avant le revirement de l’affaire jugée à New York, il demeure que cette conjonction ne pourra honnêtement profiter à la plaignante.

De la nuance! De la prudence ! Il est temps de mettre un terme à ces scandales qui risquent de pousser l’opinion dans deux écueils. D’une part, il ne s’agit pas d’aboutir à une remise en cause de la parole des victimes – de violences sexuelles en particulier – , et, d’autre part, il ne faudrait pas céder au cliché trop facile de l’homme politique profitant de son pouvoir. De toute évidence, le système judiciaire américain nous apparaît comme rude, violent et altérant la présomption d’innocence.

La confrontation des modèles nous permet de confirmer que les Français sont attachés à leur système judiciaire, et par ailleurs, qu’ils craignent le creusement des inégalités. Cette affaire aura été perçue outre-Atlantique comme l’occasion d’un rééquilibrage des rapports entre une classe blanche privilégiée et une classe immigrée laborieuse. DSK a certainement fait les frais d’années de réduction des aides sociales. Et, en France, cette lecture ardue de la personne de DSK ne pouvait être acceptée.

Le FMI ne peut pas à lui seul défaire la carrière d’un homme politique qui s’est construit dans la proximité de ses administrés à Sarcelles. Si aujourd’hui la question du retour de DSK ne se pose pas encore, elle est pourtant une variable à prendre en compte. Le PS devra se prononcer sur la possibilité de le laisser concourir et s’interroger sur la nécessité de déplacer les dates de dépôt des candidatures aux primaires.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
01
Juil
2011
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une surprise inattendue

La révélation des procureurs est une surprise inattendue dans l’accusation contre DSK.
Je me félicite de cette bonne nouvelle pour lui et sa famille.
Attention, cependant, à ne pas être dans la précipitation. Attendons l’audience devant le tribunal pénal de Manhattan de cet après midi pour commenter les suites de cette affaire.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : ,
08
Juin
2011
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A l’info, rien de nouveau !

Il est impressionnant de voir tout le battage médiatique et autres marronniers sur la personne de DSK. Collé dernier nos postes, nos radios et nos fils twitters, les médias font de l’information avec… aucune information.

En effet, comment définir ce qui c’est passé le 6 juin dernier pendant l’audience du plaider « coupable ou non coupable ». Des experts en pagailles, des reportages déjà vus des dizaines de fois, des envoyés spéciaux aux quatre coins d’une maison et des pages de publicités, en veux-tu ? en voilà !, diffusées au moment crucial du suspense : DSK va sortir de chez lui.
Une surabondance de moyens pour nous annoncer ce que l’on savait depuis le 14 mai dernier. DSK a plaidé non coupable !

Cette dérive informatique, risible et navrante, montre un peu plus le décalage qui s’opère entre le sensationnel et les préoccupations effectives des français. Car, pendant que l’on se répétait sur DSK, on évitait de mettre en lumière les problèmes sociaux, économiques de la France ainsi que des programmes politiques des candidats en lissent pour la présidentielle.

Si la classe politique a tourné la page DSK, l’actualité, choisie par les éditorialistes, devrait en faire autant afin de sortir de la télé d’informations quantitatives pour évoluer vers une télé d’actualités qualitatives.

Je ne me permettrai pas des déclarations inopportunes sur l’affaire DSK. La justice américaine suit son cours et j’attends, tout comme vous, le procès pour enfin comprendre la réalité des faits qui lui sont reprochés.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
26
Mai
2011
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Se recentrer sur l’objectif du débat des idées

Le mois de mai 2011 restera dans notre histoire pour la célébration de 1981 et de notre accession au pouvoir suprême. Mais, il restera aussi le mois qui a ébranlé le PS. Depuis, la sérénité des lendemains qui chantent, semble avoir disparue et nous nous dirigeons un peu plus chaque jour vers un remake du congrès de Reims ou, pire encore, vers un congrès de Rennes bis.
N’oublions pas que ce dernier fut pour notre parti un désastre général.

Le « tous sauf Hollande » qui apparaît à l’horizon des sondages, l’annonçant possible gagnant de l’élection présidentielle, ramène les vieilles rengaines d’une bataille des égos déjà perdue. Cette manœuvre sera perçue par l’opinion sympathisante et l’opinion publique comme un fait de mauvais stratèges de l’appareil.
Il est donc suicidaire de s’engouffrer dans cette voie. Cette voie dont l’ultime issue sera notre défaite en 2012.

Nous ne pouvons pas perdre.
Nous ne devons pas perdre.

Le processus des primaires qui s’engage doit rapidement se recentrer sur l’objectif du débat des idées. Nous devons continuer à user de nos forces dans ce sens afin de présenter le 16 octobre prochain le(a) meilleur(e) candidat(e) et le meilleur programme pour les français. Évitons de proposer un candidat choisi par quelques cadres à l’appétit ministériel sans fin.
Nous portons en nous l’espoir de changement et d’alternance pour les français, l’espoir de leur reconquête d’un pouvoir trop longtemps laissé aux mains d’une droite décomplexée et xénophobe.

Cet espoir ne doit pas être la victime collatérale des tractations noires contre un candidat. Chacun, dans notre parti doit avoir la possibilité, sans entrave, de défendre son souhait de rassemblement. Il ne peut en être autrement dans un parti démocratique.

20
Mai
2011
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Eviter une campagne « anti »

La décision du Grand Jury de placer DSK en liberté surveillée est une évolution positive. Cependant, je reste prudent, DSK est, aujourd’hui, formellement inculpé d’actes très graves qui n’admettent aucun commentaire déplacé. Laissons la justice faire son travail. La justice américaine est une institution complexe, différente de notre droit. Cette machine judiciaire en fonctionnement ira jusqu’au bout de sa procédure. C’est donc le procès qui reconnaitra DSK coupable ou innocent des faits qui lui sont reprochés, pas nos prises de paroles. Les deux parties ont maintenant toutes les pièces du dossier. Ainsi, l’acharnement accusatoire de la justice américaine devrait relativement diminuer.

Quant à nous socialistes, nous devons être lucides et surtout pas précipités. Nous allons tourner la page du DSK candidat et nous remettre au travail dons nos fédérations, nos sections et sur le terrain. La chute vertigineuse d’un homme ne doit pas disloquer notre fonctionnement interne. Le choix voté par les militants de l’organisation des primaires doit absolument être maintenu.
Les primaires devront être le symbole de notre unité préservée dans cette épreuve. Ainsi, il nous faut éviter tout écueil qui ratifierait l’acte de suicide pour le Parti. Je pense, en particulier, à une campagne « anti » au sein de notre formation politique. Le Congrès de Rennes de 1990 et la campagne électorale de 2007 ont apporté leur lot d’ambiances délétères. Une campagne « anti » est généralement désastreuse pour notre unité et notre image de responsable politique auprès de l’opinion publique. Elle nous ferait perdre l’élection à coup sûr.

16
Mai
2011
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DSK : éviter de prononcer un jugement trop prématuré

C’est donc un séisme qui s’est abattu sur l’ensemble du pays ce dimanche matin.
L’arrestation de DSK est un choc dont les conséquences ne devraient pas tarder à se faire entendre.

Les graves accusations qui pèsent sur cet homme, directeur du FMI, candidat potentiel à la primaire socialiste et présumé innocent, méritent que chacun et chacune d’entre nous gardions la tête froide.

Il est entendu que je pense aussi à cette jeune femme qui si les faits sont avérés ou discrédités est aussi une victime de cette affaire.
Je regrette amèrement la médiatisation à charge d’un homme quel qu’il soit. La procédure judiciaire de la Ville de New York n’a toujours pas remis les chefs d’accusation à DSK que celui-ci est lynché par une presse avide de scandale. La photographie des unes de ce matin est une preuve accablante de l’accusation portée par la justice médiatique.

J’attends, comme l’ensemble des français, de connaître l’évolution de cette arrestation qui, à l’heure où j’écris ces mots, est frappée de beaucoup trop de contradictions. Je reste donc en retrait afin d’éviter de prononcer un jugement trop prématuré sur un dossier abondant d’hypothèses

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , ,

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