Le mardi 8 juin 2011, les migrants tunisiens ayant investi le centre culturel tunisien du 36 rue Botzaris le 31 mai dernier, ont été évacués dans la soirée par la Préfecture de police de Paris épaulée par un petit nombre de CRS.
Ce bâtiment, occupé par les migrants à la suite de leur expulsion de l’ambassade de Tunisie, ne pouvait légalement être évacué à la seule initiative de la police française. Il est en effet propriété de l’État tunisien. L’intervention s’est effectuée à la demande de l’ambassade de Tunisie, qui a saisi la Préfecture de police de Paris au motif de dégradation des locaux. Il semble cependant que les dégradations n’étaient que légères.
Il est regrettable que les migrants aient été expulsés à la demande de leur propre ambassade, et pour un motif aussi minime. Ils auraient dû pouvoir trouver refuge dans des locaux appartenant à leur Etat. Il est donc certain que ce traitement sur le territoire français de migrants ayant fui leur pays suite à la révolution n’est pas acceptable.
La priorité doit aller à une solution de long terme pour ces migrants qui ne trouvent nul appui auprès de leur ambassade, et une étude des situations individuelles s’impose.






