21
juil
2011
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Scandales sans limite : une volonté infinie de réduire le débat public à néant.

Des polémiques et des rumeurs qui voudraient nuire au candidat aux primaires Hollande…après Aubry il y a quelques jours !

François Hollande, pièce rapportée de l’affaire opposant Tristane Banon à DSK, voit aujourd’hui sa dignité remise en cause par cette sordide histoire. Le PS, en dehors de toute stratégie de primaire, soutient Hollande comme un seul homme.

Le candidat à la primaire a demandé à être entendu par la police le plus vite possible. La chose est maintenant faite : il n’a rien dit de plus que ce qu’il clame depuis le jour où la plaignante à citer son nom. Cela n’est guère surprenant. Cette affaire relève chaque jour un peu plus du « name dropping » affligeant.

Il est étonnant de voir que celle qui ne voulait nullement faire de son affaire un cas politique ne cesse de ramener des personnalités le plus souvent politiques sur le devant de la scène. Celle-là même qui ne voulait nullement mêler l’affaire de Manhattan à la sienne, porte plainte au moment même où les accusations contre DSK retombent. Enfin, c’est encore elle, qui envoie son avocat rencontrer le procureur de New York, Cyrus Vance et l’avocat de Nafissatou Diallo.

Alors, face à ces manœuvres et faux semblants, entre rumeurs et instrumentalisation, il s’agit de revenir au cœur des débats. Les Français ne peuvent que se sentir flouer lorsque le débat public se concentre sur une affaire privée qui tente de salir le favori des sondages, tandis que leur seule attente est de parvenir enfin à élever le débat à l’aune de cette fin de quinquennat qui les a immergés dans un tout médiatique.

Bien évidemment, le nom de Hollande n’est cité que de façon complètement excentrée dans cette affaire, il n’y est nullement au cœur. Et pourtant, aujourd’hui on tente d’en faire un protagoniste. En toute franchise, cela n’a rien d’inattendu dans cette nouvelle ère : après la campagne contre Martine Aubry, voici celle contre Hollande ! On ne s’interroge guère sur les personnes tirant les fils. L’Elysée a tout bon : la France pouvait-elle tomber plus bas, plus loin de tout débat d’idées constructifs, de comparaison de projets politiques et de société ?

Récapitulons : DSK en a été la cible, puis Martine Aubry et son entourage, ensuite les propos injurieux tenus sur Eva Joly, et maintenant François Hollande impliqué tant bien que mal dans une sombre histoire qui ne le touche même pas de loin. Vous ne trouvez pas ça étrange ? Tiré par les cheveux plutôt ! Peut être encore une sombre histoire de tiroir…

La majorité doit tirer les leçons de ces scandales à tout va : loin de salir les leaders de l’opposition, il risque bien plus d’en faire des personnalités de premier plan, qui auront réussi à sortir indemnes des plus viles tentatives. Faute de propositions concrètes de l’UMP, nous devrons nous contenter d’une présence médiatique donnant tour à tour dans le populisme d’extrême droite et les campagnes calomnieuses aux gros titres sans contenu. 2012 arrive à grands pas, l’alternance sera la réponse de nos concitoyens à ce marasme politique nauséabond !

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , , ,
03
mai
2011
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Primaires : se poser en rassembleur.

La campagne non officielle des primaires du PS qui se joue au sein des premiers meetings ou des déjeuners au Parlement, témoigne de l’engouement des élus et des électeurs pour cette première phase.

Ainsi, suspendu à la déclaration de candidature de DSK le 28 juin prochain, chacun à son rythme s’élance sur la ligne de départ. Cette pré-campagne affiche, pour l’instant, un début prometteur. En effet, le rôle des primaires est de faire émerger le candidat ou la candidate qui portera nos valeurs et qui, aux yeux des français, se positionnera en rassembleur de la France et du PS.

Certains trouveront que Hollande va un peu trop vite, et d’autres que DSK perd du temps. Le fait que notre première secrétaire n’ait pas encore pris position sur sa candidature sème un trouble nourrisseur de commentaires intéressants sur cette expérience dont le résultat final sera une leçon de démocratie.

Les règles du jeux nous les connaissons tous.
Nous militants et élus socialistes les avons voté. Ainsi, chaque candidat peut, dés lors qu’il se sent prêt, ouvrir le débat sur sa capacité à rassembler. Ces échanges encore timides, on attend avec impatience le 28 juin, resteront de bonnes augures si et seulement si les coups bas ne se mettent pas à pleuvoir. Ils viendraient, dans ce cas, ternir l’image d’une famille socialiste dont la mésaise à passer outre ces anciennes divisions internes reste présente.

A un an de l’élection présidentielle, je suis assez optimiste pour le deuxième tour même si je crains fortement l’ascension du FN remplaçant un UMP moribond.
L’exemplarité de nos primaires viendra de notre comportement envers les uns et les autres. Les erreurs de 2007 ne sont pas à reproduire. Nous en avons tiré des leçons et nous appliquerons nos solutions.

Notre programme, tant commenté dans les questions d’actualités au Gouvernement par la majorité, doit être le moteur du rassemblement autour des Français. Libre à chaque candidat dans la limite des promesses possibles à engager, de venir affiner notre programme en y additionnant des aspirations sociales, économiques, culturelles, etc.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , ,

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