25
Jan
2012
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Afghanistan : proposer un plan Marshall

Les morts qui se succèdent dans nos rangs sur le théâtre afghan, 10 ans après le début de la guerre, nous obligent à repenser notre implication militaire et stratégique.

L’issue du conflit qui nous semblait victorieuse il y a quelques années, se solde en une défaite ou une demi-victoire. En effet, le constat est sévère à l’encontre de la coalition et du Président Hamid Karzaï. L’Afghanistan reste toujours gangrené par une instabilité violente et une corruption étouffante.

La première mission qui fut donnée dans la lutte conte les terroristes est sans aucun doute une victoire pour le reste du monde. Les foyers du terrorisme se sont développés dans d’autre pays abandonnant les contres forts de Ben Laden. Aujourd’hui, ces foyers se retrouvent plus aisément en Afrique du nord, Asie ou encore en Europe.

Cependant, la seconde mission est un échec, une défaite militaire, stratégique et diplomatique cuisante. Nous sommes incapables de recréer des conditions de stabilité nécessaire afin de permettre aux peuples afghans de vivre en paix. Cet échec n’est pas dû uniquement à des erreurs stratégiques, des mauvaises analyses du terrain et d’une population inacceuillante. L’erreur est d’avoir fait excessivement confiance aux autorités en place. Toujours appuyées sur notre fusil, elles n’ont jamais réellement fait l’effort d’engager le combat contre l’instabilité.

Il est temps de quitter l’Afghanistan. Ils ne s’agit pas d’un abandon, nous devons trouver d’autres solutions à l’unique solution armée. Il est temps de mettre en place de véritables partenariats universitaires avec des pays développés afin de former la jeunesse afghane, des partenariats économiques pour dynamiser l’investissement et la croissance et sociales pour que vivre en Afghanistan soit perçu comme une chance et non comme un fardeau, un joug désespérant.
Il nous faudra trouver le courage dans les mois à venir de proposer un plan Marshall mondial pour que la fatalité d’être pauvre cesse d’empoisonner ce pays.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
18
Juil
2011
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Pas d’accélération du plan de retrait…un simple renforcement de la sécurité pour nos soldats !

Nous avons perdu sept soldats en l’espace de quelques jours et nous ne voulons plus d’une fête nationale endeuillée par les mauvais choix politiques !

Nos pensées vont vers les familles de nos soldats morts au combat.

L’Afghanistan est devenu un véritable bourbier pour nos soldats car il ne s’agit plus de combats militaires mais bien d’attaques terroristes, et cela n’est guère nouveau…

L’essentiel de l’action ne doit pas maintenant viser simplement la sécurité de nos soldats, cela est quasi impossible dans un contexte d’attaques terroristes, la France doit accélérer le retrait de ses troupes.

La lutte contre les attentats perpétrés par les talibans ne peut plus relever de notre engagement militaire. Nos forces armées ont permis de libérer la place pour la constitution d’un véritable Etat de droit, maintenant c’est aux institutions afghanes de fonctionner et au gouvernement de mener sa politique intérieure.

Exposer nos soldats à des attentats-suicides ne résoudra en rien l’avancée des talibans dans certaines régions, ni le meurtre de proches du président Karzaï. Il est temps que la politique prenne le relais et que nos soldats rentrent en France !

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
29
Juin
2011
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Libres

Je salue la libération d’Hervé Ghesquière et de Stéphane Taponier, otages en Afghanistan depuis le 30 septembre 2009.
Cette libération est une joie immense pour leurs familles, amis, collaborateurs et pour notre nation. Je salue, aussi, l’action de nos militaires engagés en Afghanistan qui ont grandement contribué à cette libération. Cependant, je n’oublie pas les cinq autres compatriotes toujours retenus à l’étranger par des ravisseurs. Je souhaite qu’ils retrouvent rapidement leur liberté.

29
Juin
2011
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Un retrait enfin programmé en Afghanistan pour un contingent à nouveau endeuillé

Tout d’abord, mes pensées vont aux familles, et à leurs frères du 1er régiment de Chasseurs Parachutistes. Je m’associe à leur peine.

Un 63ème soldat français est tombé sous les balles des insurgés afghans. La présence des troupes françaises paraît de moins en moins nécessaire. Le retrait doit s’effectuer au plus vite avant de voir les pertes dans nos rangs augmenter dans cette guerre où une simple mission de reconnaissance devient un véritable guet-apens.

Si l’engagement au feu comporte le risque de mourir au combat, la situation actuelle dans la vallée de la Kapisa ne justifie plus la perte de nos soldats. Onzième perte depuis le début de l’année, la mort de ce soldat intervient alors même que le Président Sarkozy s’aligne encore sur les Etats-Unis, pour se retirer du bourbier afghan.

Le processus de transition annoncé ne prend pas forme, le gouvernement afghan ne prend pas suffisamment part dans la pacification de la région et les conflits tribaux complexifient davantage le contexte. Kaboul s’englue dans des affaires de corruption, les scandales bancaires ont fortement entaché sa crédibilité, et par ailleurs rien n’est fait pour empêcher la reconstruction du tissu taliban.

L’Afghanistan doit saisir son avenir, la présence des forces de l’OTAN ne peut compenser le désengagement du gouvernement. La France doit mettre fin à ce suivisme, et retirer au plus vite ses troupes tout en reconsidérant sa stratégie.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , ,
22
Avr
2011
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La France doit reconsidérer sa politique d’intervention en Afghanistan.

Un 56eme soldat français est tombé sous les balles des insurgés afghans. Le total de nos pertes dans cette guerre devient difficilement acceptable. Ainsi, même si l’engagement au feu admet le risque du sacrifice suprême, la situation afghane n’admet plus une nécessaire présence de nos troupes sur ce territoire et de surcroit, ne justifie pas la perte d’un soldat.

Je tiens à faire part de mon émotion en m’associant à la douleur de la famille, ainsi qu’à celle de l’ensemble de 2eme RIMA du Mans.

A ce jour, plus aucune action, de la part du gouvernement afghan, est mise en œuvre afin de lutter efficacement contre la gangrène talibane qui infecte de plus en plus le pays. En laissant proliférer la corruption et l’insécurité le gouvernement de Kaboul se désengage des accords passés avec l’OTAN pour assurer notre présence sur ce théâtre.

Ainsi, notre force n’a plus vocation à rester en Afghanistan. Il appartient désormais à ce pays d’assurer sa propre sécurité et son propre avenir. La France, quant-à-elle, dans ces conditions, doit reconsidérer sa politique d’intervention en Afghanistan.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , , ,
16
Déc
2009
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Un aller simple pour Kaboul

La France est absurde dans le divorce qu’elle entreprend avec son histoire.
Nous refoulons nos idéaux qui nous ont toujours dictés le soutien aux hommes opprimés.

Un deuxième charter de la honte était donc prévu hier soir. Nul ne sait encore s’il a décollé. Le silence de l’administration sur ce triste et douloureux épisode accentue le malaise.

Interrogeons nous, sur la possibilité de renvoyer un homme dans un pays d’une instabilité meurtrière.
Nos représentants nous ont encore une fois trompé par l’intermédiaire d’Éric Besson. Dans un communiqué après le renvoi des tous premiers afghans en octobre dernier, il déclarait qu’il n’y aurait pas de nouveaux charters tant que l’Afghanistan continuerait à se dégrader.

Les attentats d’hier matin qui ont réveillé Kaboul semblent se révéler être un signe d’accalmie pour notre ministre.

Dans cette frénésie du chiffre, le gouvernement n’hésite plus à passer outre les principes du droit international modifiant à sa guise les laisser-passer consulaires. Je dénonce cette attitude, qui laisse deviner notre considération envers L’État souverain afghan. En effet seul le pays vers lequel est renvoyée une personne peut établir un laisser-passer consulaire. Le « laisser-passer européen » que l’État brandit comme son atout ne fonctionne uniquement que dans deux cas : Pour un pays sous administration internationale et pour un pays sans État.

Nous sommes nous interrogés sur la possibilité que l’Afghanistan refuse les transferts ou ne reconnaisse aucune des personnes comme ressortissantes ?

Je rejoins ce combat et apporte tout mon soutien aux associations qui aident ces hommes, ces enfants et ces femmes qui fuient leurs pays dévastés par une pluie de métal. Leur noble action élève la France.

01
Oct
2009
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Changer de cap en Afghanistan

L’opération militaire en Afghanistan lancée au lendemain de l’attentat du 11 septembre 2001 s’enfonce dans le bourbier tant redouté. La coalition court à l’échec. Un changement de stratégie s’impose de fait.

Nos longues années passées sur le territoire afghan à essayer de débusquer, éliminer les talibans et les terroristes furent conduites au détriment de la population locale. Nous n’avons pas su nous rendre indispensable dans leur protection ni face à la poussée des insurgés extrémistes ni contre les dommages collatéraux meurtriers de nos propres actions.

Nous ne pouvons pas quitter aussi simplement l’Afghanistan. Nous ne devons pas abandonner un peuple à des groupuscules moyenâgeux. Nous devons rester sur place afin de prévenir l’accroissement de la puissance talibane dans cette région. Il faut éviter que cette poudrière retombe dans les mains de sombres chefs de guerre. Une fuite des forces engagées amènerait à une grave instabilité dans le Pakistan voisin. Pays qui possède le feu nucléaire.

Il faut revenir aux principes de la stratégie contre-insurrectionnelle. Cette stratégie en place en Irak depuis peu commence à porter ses fruits. Au commandement de la force internationale de l’OTAN en Afghanistan (ISAF) de l’installer.

Notre mission doit être de montrer au peuple afghan que nous comprenons leurs langues, leurs coutumes et leur riche culture. Nous devons former des forces de police et militaire locales aptes à s’autodéfendre contre les insurgés. Nous devons travailler avec eux en synergie et complémentarité afin de n’être plus perçus comme des agresseurs. Notre responsabilité est de nous rapprocher des grandes villes afin de protéger les économies et les gouvernances.

La France, présente avec 3000 soldats sur le terrain des opérations afghan, a un rôle fort à jouer qui doit être déterminé par le parlement afin de clarifier notre stratégie pour définir quelles seront les objectifs de notre intervention.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,

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