La justice renforce l’accouchement sous X
Dans les infos du début de semaine je souhaitais revenir sur une décision de justice.
Vous avez surement lu que le TGI d’Angers avait rejeté la demande d’un couple angevin qui souhaitait se faire reconnaître comme les grands-parents de leur petite fille née sous X en juin dernier.
Voici de quoi réfléchir sur notre société. Le débat devrait rester ouvert car on imagine que les grands-parents interjetteront appel de la décision.
Cette décision est aberrante si on considère que les grands parents sont l’avenir de cet enfant.
Une première décision de justice avait autorisé les requérants à prouver leur filiation génétique avec l’enfant. Le teste sanguin s’était avéré positif. Dans leur seconde demande, les grands-parents ne demandaient pas l’adoption, mais que la filiation soit reconnue. Ainsi, ils auraient pu se voir accorder un droit de visite. Le TGI a rejeté cette requête au motif que si la filiation génétique est positive, les grands-parents n’ont pas apporté suffisamment d’éléments dans la reconnaissance de la filiation affective. En effet, le juge retient qu’ils « n’ont vu l’enfant qu’une fois, à travers une vitre, dans un service néo-natal ».
La justice vient donc de renforcer l’accouchement sous X
On peut imaginer que l’intérêt de l’enfant est de se tourner vers ses grands-parents. Comprenons qu’un jour l’enfant apprendra qu’il fut abandonné par sa mère. Les grands-parents pourront dans ce cas lui apporter les réponses aux nombreuses questions qu’il se posera.
Si une décision en appel confirme le jugement, l’enfant pupille de l’État sera confié à une famille aux fins d’adoption. Il sera alors difficile pour l’enfant de comprendre pourquoi la justice a refusé un droit de visite à ses grands parents biologique.






