Nous sommes tous socialistes
A quelques mois des élections régionales le spectacle donné par deux ex amis est désolant, révélant les colères délétères des uns et des autres.
Ce révélateur s’attache à démontrer une seule chose, que les querelles de pouvoir au sein du parti et à l’intérieur même des courants ont substitué l’intérêt général des français pour notre intérêt particulier.
Je ne commenterai pas les petites phrases assassines distribuées dans la presse depuis ce week end. Nous avons assez perdu de temps, il n’est donc pas nécessaire de continuer sur cette désastreuse voie.
Ce révélateur accroit le sentiment d’absence de leadership puissant capable de dépasser ces mauvais clivages. Deux « amis » issues du même courant, s’épaulant au congrès de Reims, qui dans leurs dissensions intestines nuisent considérablement à notre image d’un parti sur le chemin de l’unification.
Le parti socialiste n’arrive plus à se sortir de ses guerres tribales, chacun lancé dans la course au primaire de la présidentielle. Sans unité, sans stratégie, sans proposition, surfant uniquement sur les sondages d’impopularité du Président de la République, certains espèrent que les citoyens par non choix leur donneront leur voix.
Nous sommes dans l’erreur, les 17 millions d’électeurs qui nous ont fait confiance au deuxième tour des élections présidentielles ne sont pas 17 millions de socialistes. Ce sont 17 millions de sympathisants de gauche qui cherchent une alternative à la politique appliquée depuis 2 ans et demi. Ces Français qui vivent les renforcements des inégalités, ces citoyens que l’on dénigre, ce peuple qui se sent abandonné, vers qui vont-il se retourner si par notre attitude nous ne rétablissons pas la confiance de notre parti. Nous ne sommes pas seul sur l’échiquier politique. Est-il normal que nos voix se perdent dans l’électorat vert ?
Nous devons, ensemble, dans un élan de fraternité nous unir sur une même base commune connue de tous. Le socialisme. Nous sommes tous socialistes. Nous n’avons pas le droit de devenir un parti de querelles internes, mais nous avons le devoir envers le peuple français de nous recentrer vers un parti de propositions ou nous devons réfléchir sur l’avenir de notre société.
Nous ne devons pas nous demander si nous sommes amis ou adversaires. Nous connaissons notre adversaire et il n’a pas sa carte dans notre parti politique.
Le parti socialiste doit sortir de l’opposition, doit sortir de l’image d’un parti d’élections locales pour redevenir un parti à « vocation majoritaire» .
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