Navigation à l’aveugle
Le discours de Villepinte ne sera finalement pas l’égal du discours de la porte de Versailles. Au contraire, l’histoire de la présidentielle le catégorisera comme le grand meeting de Sarkosy, grand pour le nombre mais petit par les idées.
Aucune proposition convaincante est venue enrichir le débat démocratique dans le camp de l’UMP. Ainsi, cinq années de pouvoir auront tari l’obstination de la réforme, du changement que Nicolas Sarkozy souhaitait incarner.
Embourbé dans les bras d’une équipe proche de l’amateurisme et peut-être peu pertinente aux yeux des barons et autres cadres, il s’engouffre dans la répétition de discours, réchauffant des promesses non tenues, s’excusant de n’avoir pas été à la hauteur des espérances française. Son image glisse sur le reflet de l’imitation caricaturale d’un sosie fatigué.
La préconisation d’un ultimatum de 12 mois à sortie d’une décision de quitter l’espace Schengen va toujours dans le même sens, comme si, son plan, sa main d’atout nous étaient inconnus. Récidivant son jeu, il est facile de l’analyser. Il vire à droite toute jusqu’au soir du premier tour avant d’effectuer un empannage au centre dans l’entre deux tours. Plus personne n’est dupe.
Et dans cette navigation à l’aveugle ponctuer d’amer médiatique, surgit l’effet de ciseaux, le croisement tant attendu des commentateurs sportifs. Ce premier sondage nous révèle honnêtement peu de chose. Attendons demain, une confirmation ou une infirmation. À cette heure, je note que la dynamique est toujours sur la candidat François Hollande, il faut garder la tête froide et que le parcours jusqu’à la place des festivités de la victoire est encore long et semé d’embuches.
La science sondagière n’est pas une diseuse d’avenir. Restons mobilisé.
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