29
juin
2010

L’État c’est eux, l’Élysée c’est moi !

En pleine crise économique, il n’y a pas de petites économies.
En pleine crise de sondage de popularité, il n’y a pas de petites solutions.

Le « Président communiquant » Sarkozy annonce donc la rigueur pour le train de vie de l’État. Cet État n’est pas à confondre avec l’Élysée. Il y a l’État et l’Élysée. L’État c’est eux, l’Élysée c’est moi doit se répéter Nicolas dans son château.

Cet État des hauts fonctionnaires est à mettre en opposition avec l’État des fonctionnaires qui est cassé depuis quelques années par la RGPP. Cette réduction, cette diminution, ce gel des moyens financiers doit être uniquement une accalmie dans la tempête qui secoue le gouvernement et ses privilèges.

La pilule doit nous aider à faire passer la crise. En effet, le montant estimé n’est pas considérable. Moins 10 000 voitures, moins 7 000 logements de fonction et des ministres au régime sec, obligés de payer de leurs deniers les frais liés à leur vie privée. Le Président de la République se plaint du trop grand nombre de collaborateurs dans les cabinets ministériels mais il ne se plaint pas de ses 48 conseillers. Supprimer la moitié des ministères serait plus efficace puisque de facto on supprimerait leur lourde logistique.

A son arrivée à l’Élysée, il avait su augmenter son salaire présidentiel de 170%, il aurait été plus symbolique de le diminuer d’autant dans cette période difficile pour les Français, il aurait été encore plus convainquant en retardant la livraison de se son avion à 180 millions d’euros.

Dans cette période de crise propice à l’étalage démagogique, le Président de la République reste lui-même, oubliant son rôle d’homme d’État, oubliant son rôle de premier citoyen.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags :

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