Je n’ai pas les mêmes valeurs républicaines que Nicolas Sarkozy.
« Moi, je ne suis pas venu vous tenir un discours que vous avez déjà entendu. » Cette phrase culte de Nicolas Sarkozy résume l’échec de son travail au gouvernement et plus grave en tant que Président de la République, tellement ses discours se suivent et se ressemblent depuis qu’il fut le premier flic de France.
Nicolas Sarkozy peut se définir comme un homme réactionnaire, opportuniste, aux discours électoralistes primaires.
C’est avec ses médiocres compétences, qu’il s’est rendu en « banlieue » comme on se déplace en terre sainte du discours sécuritaire afin de lancer les thèmes des régionales de 2010 : la sécurité et l’immigration.
Ces deux thèmes appartiennent, dans leur sens de plus de sécurité et moins d’immigrés, à une droite complètement décomplexée, sans idée, au gouvernement depuis 2007. Ces thèmes épidémiques, quand le personnage candidat de l’État est en campagne (2002 ; 2007), masquent l’échec des politiques sociales, des politiques économiques, des sorties de crise, en définitive ces leitmotivs cache-misère, sous utilisés dans leur noble sens, trompent les Français en leur faisant oublier que le gouvernement ne travaille pas pour eux mais pour certains d’entre eux.
Le discours du chef de l’État lors d’une table ronde au Perreux fut l’occasion d’aborder le débat sur la sécurité à l’école, la nécessité de « sanctuariser » l’école. Il est intéressant de noter comment le chef de l’État souhaite sanctuariser l’école de la République.
Le sanctuaire sous-entend un lieu inviolable, où l’entrée est interdite, le sanctuaire est irrévocable. Pourtant l’école sacrée de la République s’effrite chaque année avec les coupes budgétaires, s’amenuise avec la disparition de la carte scolaire, l’école de la République déserte son rôle d’intégration. L’école de la république souffre et cette affliction est soignée par plus de sécurité, plus de caméras de surveillance, lutte monétisée contre l’absentéisme et bientôt par l’apparition des policiers référents qui franchiront le Rubicon de l’école. On sanctuarise avec des fonctionnaires de police qui voient leur effectif fondre, alors qu’il suffirait pour stopper l’hémorragie de faire revenir les professeurs dans les écoles.
On ferme aussi l’enclos France face à l’immigration.
Je n’ai pas les mêmes valeurs républicaines que Nicolas Sarkozy. Pour moi la République Française se doit d’accueillir les migrants qui souhaitent s’installer sur notre territoire. En écartant l’idée d’une régularisation globale des sans-papiers travaillant dans des entreprises françaises, le chef de l’État et son sous-fifre gouvernement envoient un message clair à l’attention de la droite dure.
Mes valeurs républicaines m’amènent à penser que les personnes immigrées vivant sur notre territoire depuis longtemps, qui travaillent et qui paient leurs impôts devraient avoir les mêmes droits qu’un citoyen français.
Cependant, à l’heure du nauséabond débat sur l’identité nationale, ma vision de la République Française n’est surement pas à l’ordre du jour.
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