24
sept
2009

Fiscalisation des indemnités en cas d’accident du travail

Il fut un temps pas si lointain où Jean-François Copé comprenait « que l’on n’engage pas la fiscalisation des victimes d’accident du travail ».

Depuis la situation de la France s’est aggravée. Nos caisses vides hier le sont encore plus aujourd’hui et il faut bien trouver des solutions puisque l’État s’endette. Nous approchons un taux d’endettement de 80% du PIB soit un niveau légèrement inférieur à 1871, année qui marque la fin d’une guerre longue de 7 ans.

Après avoir fait tant de cadeaux aux classes les plus riches et aux entreprises, la combinaison gouvernement-majorité cherche à taxer les plus faibles. Une fois de plus l’injustice gouvernementale assujettit les plus modestes.

Il est choquant qu’un représentant du peuple présente une telle proposition. Il est d’autant plus choquant que le Président de la République, depuis New York, appuie l’examen de ladite proposition.

L’UMP oublie un peu vite, sûrement par méconnaissance du terrain, que la majorité des employés touchent avec les indemnités d’accident du travail entre 60 et 70% de leur salaire. De plus, cette indemnité est la réparation d’un préjudice.
Jean-François Copé fait preuve d’une totale impéritie auprès des accidentés du travail de tous les secteurs d’activités.

En déclarant que les indemnités journalières versées aux salariés victimes d’accident du travail seraient désormais fiscalisées, Copé nous fait du Lefebvre. On cherche de l’argent pour renflouer les comptes. Et pourtant. Cette mesure, lourde de conséquences, ne rapporterait « que»  150 millions d’euros alors que le bouclier fiscal nous coûte 458 millions d’euros.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , , , ,

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