Cafouillage PS EELV
Le cafouillage PS EELV de ce milieu de semaine aura jeté de la confusion et de la suspicion sur cette nouvelle liaison entre les deux partis. Malheureusement ce méli-mélo est arrivé au mauvais moment, quelques heures après l’annonce de l’équipe de campagne.
Notre parti, à tort, peut-être, s’assoit toujours aux tables de discussion avec une vieille hégémonie légitime par son histoire, son passé et son nombre d’élus dont leurs mandats furent gagnés à la sueur du scrutin uninominal.
L’accord avec les verts est nécessaire. La gauche doit être rassemblée si elle souhaite battre un UMP qui arrivera en un seul corps armé la veille du premier tour. Mais cet accord, qui dans la précipitation, ressemble à un accord à n’importe quel prix, aurait dû prendre un peu plus de temps.
Cette précipitation voulue par les verts dévoile l’ambition personnelle d’hommes et de femmes. En effet, avec 4% d’intentions de vote et l’effacement médiatique de leur candidate, on peut s’interroger légitimement sur les conditions qu’ils imposent.
Cécile Duflot sait qu’elle doit négocier maintenant et non dans l’entre deux tours, le risque d’un score débilitant est envisagé de plus en plus sérieusement. Alors, on fonce, quitte à entraîner des manœuvres issues de pratiques surannées, autoritaires et directives. Le parachutage est l’illustration typique de ces arrangements de couloir réalisés au mépris, le plus souvent, de l’électeur et ce, quels que soient les élections législatives ou sénatoriales.
Cécile Duflot oublie vite que ses amis politiques n’ont jamais cessé de clamer qu’EELV était un parti sans parachutage y compris lors des rumeurs de Grenoble l’été dernier.
Sa candidature parisienne, au détriment de Danièle Hoffman-Rispal, rare personnalité parisienne du monde du travail au parlement, aurait été plus légitime sur une circonscription nouvellement gagnable. Faire de la politique, c’est aussi se confronter à des élections qui ne sont pas jouées d’avance. En revendiquant la 6e circonscription de Paris, elle ne prend aucun risque et s’assoit déjà sur les bancs de l’Assemblée Nationale.
Cependant, cet accord précoce, signe d’une campagne originale pour EELV, confirme aujourd’hui que derrière les bisbilles de partis, la Gauche a trouvé son leader en François Hollande, ce qui est une excellente nouvelle.
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