Il manque 900 000 logements en France
L’ouverture des États généraux du logement on dévoilé l’ampleur de la bataille que nous allons devoir mener avec des engagements concrets.
Le constat est sans appel : Il manque 900 000 logements en France.
Cette terrible situation concerne 3,5 millions de personnes qui sont mal logées ou pas logées du tout. Parmi elles, on retrouve des SDF, des familles, des personnes âgées et des jeunes. Toutes les générations sont concernées par ce fléau de la précarité du logement. Comment ne peut-on pas s’indigner sur des familles qui vivent dans des taudis, devant des être humains obligés de se fabriquer des logements de fortunes et de laisser les marchands de sommeil louer des caves ou des hôtels sordides?
L’État doit arrêter de légiférer sur des textes qui ne concerneront que 2000 personnes. Le gouvernement doit stopper cette fuite en avant de ses responsabilités. La priorité n’est-elle pas de s’occuper réellement de ces millions de personnes abandonnées à leur sort ?
Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre accuse « La France d’être championne du monde de belles lois aux objectifs ambitieux, comme le droit au logement opposable, mais la France se montre incapable de produire une offre à prix ou loyers accessibles» .
Je condamne la politique injuste et inefficace du gouvernement : la défiscalisation pour les propriétaires, de ponctions budgétaires permanentes sur le logement social, le dogme du « tous propriétaires » qui entretient la spéculation.
Contre ces mesures coûteuses et contreproductives, les États généraux ont rappelé que la priorité devrait être de construire pour faire baisser les prix. Le Parti socialiste se félicite que ces Etats généraux aient retenu toute une série de propositions qu’il partage :
- La mise en place de mécanismes de régulation du foncier avec une nouvelle fiscalité foncière ;
- La construction massive de logements locatifs sociaux et surtout très sociaux ;
- La participation du parc locatif privé à la création de logements à loyers modérés ;
- La limitation des dépenses liées au logement en réévaluant les aides à la personne ;
- La mise en œuvre de solutions adaptées pour les jeunes qui passent par leur solvabilisation.
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