ISF : si je donne à l’un, il faut bien que je prenne à l’autre.
Les mêmes, qui hier louaient le bouclier fiscal, se sont retrouvés jeudi 4 mars lors d’un colloque à Bercy pour entériner et, par la même occasion, fêter l’enterrement de cette réforme.
Cette réforme qui devait relancer l’économie, nous expliquait-on à sa création, aura donc duré tout juste quatre ans. Il est difficile de parler de réussite.
Mais les amis de notre Président sont déjà rassurés, leur privilège perdu est remplacé par un aménagement de l’ISF. Un aménagement qui ressemble plus à une suppression pure et simple qu’autre chose. En effet, le plafond des revenus déclarés devrait être relevé de 790 000 euros à 1,3 millions d’euros. Un manque à gagner pour les recettes de l’État qu’il faudra impérativement combler.
Ainsi, devant un situation économique difficile engendrée par le déficit de la France, le candidat Sarkozy, en janvier 2007, déclarait : « Il n’y aura pas de suppression de l’ISF si je suis Président de la République. » Si les promesses s’oublient aussi vite qu’un coup de fourchette au Fouquet’s, le déficit quant à lui continue d’augmenter.
Il y aura donc un effet de balancier à équilibrer et si je donne à l’un, il faut bien que je prenne à l’autre. Sur ce point, le Président et ses ministres sont un peu moins loquaces.
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