20
mai
2011

Eviter une campagne « anti» 

La décision du Grand Jury de placer DSK en liberté surveillée est une évolution positive. Cependant, je reste prudent, DSK est, aujourd’hui, formellement inculpé d’actes très graves qui n’admettent aucun commentaire déplacé. Laissons la justice faire son travail. La justice américaine est une institution complexe, différente de notre droit. Cette machine judiciaire en fonctionnement ira jusqu’au bout de sa procédure. C’est donc le procès qui reconnaitra DSK coupable ou innocent des faits qui lui sont reprochés, pas nos prises de paroles. Les deux parties ont maintenant toutes les pièces du dossier. Ainsi, l’acharnement accusatoire de la justice américaine devrait relativement diminuer.

Quant à nous socialistes, nous devons être lucides et surtout pas précipités. Nous allons tourner la page du DSK candidat et nous remettre au travail dons nos fédérations, nos sections et sur le terrain. La chute vertigineuse d’un homme ne doit pas disloquer notre fonctionnement interne. Le choix voté par les militants de l’organisation des primaires doit absolument être maintenu.
Les primaires devront être le symbole de notre unité préservée dans cette épreuve. Ainsi, il nous faut éviter tout écueil qui ratifierait l’acte de suicide pour le Parti. Je pense, en particulier, à une campagne « anti » au sein de notre formation politique. Le Congrès de Rennes de 1990 et la campagne électorale de 2007 ont apporté leur lot d’ambiances délétères. Une campagne « anti » est généralement désastreuse pour notre unité et notre image de responsable politique auprès de l’opinion publique. Elle nous ferait perdre l’élection à coup sûr.

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