15
fév
2012
0

La retraite de Christine Boutin

La politique est un art dans lequel alterne des moments lourds et graves ainsi que d’autres temps plus légers effleurant le comique de circonstance.

La retraite de la candidature de Christine Boutin au champ de la présidentielle appartient à ces instants où les sourires goguenards dessinent de larges pensées railleuses sur les visages combatifs d’un grand nombre de femmes et d’hommes politiques.

Christine Boutin pensait avoir un destin, détenir l’idée d’une France emprisonnée dans un macrocosme judo-chrétien conservateur, sourd et aveugle aux demandes sociétales d’un monde moderne. La réalité est qu’elle n’eût que 0,5% des intentions de vote dans l’inondation sondagière.

Ce bel apport de voies bleues-marines à la candidature de Nicolas Sarkozy ne modifie finalement rien, 25 + 0 font toujours 25 et elles seront oubliées d’ici ce soir.

07
fév
2012
0

Der kleine Nicolas

Nicolas est donc sans surprise candidat à la Présidentielle. Angela Markel par sa venue en France n’aura pas manqué d’officialiser son soutien au candidat Sarkozy. Elle en aura profité aussi pour peindre une image naïve, un tableau désastreux du chef de l’État.

Le petit garçon qui hier encore était tout excité à entrer dans la cours des grands des sommets du G8, est devenu le petit Nicolas, un petit enfant au crochet de sa vieille tante, venue à la grand-messe expliquer à nous, ses parents, qu’il avait bien avancé dans son cahier de vacances et qu’il pouvait légitiment prétendre à une nouvelle rentrée en mai.

Il n’en reste pas moins, que derrière cette farce grotesque et grandiloquente, nous avons été témoins de la panique Élyséenne acceptant l’ingérence de l’Allemagne dans la campagne présidentielle. A 74 jours du premier tour, la Cour turlupinant change toutes les manœuvres des principaux satrapes à chaque sondage, de sorte que les français perdus dans le vert de l’isoloir voteront pour la continuité de leur Président.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , ,
01
fév
2012
0

Une augmentation de 30% du droit à construire, un coup d’épée dans l’eau

La « sarkodiffusion » de dimanche soir nous a révélé un Président à bout de souffle jouant sur la méconnaissance de son peuple sur des textes en matière d’urbanisme afin de faire avaler un projet de réforme.

Cette annonce volontaire et électoraliste me permet d’autant plus facilement de rappeler quelques points que tout maire pourra justifier d’autant plus s’il fut l’un des magistrat de Neuilly-sur-Seine.

Un chiffre a été prodigué durant ces 60 minutes de monologue. Une augmentation de 30% du droit à construire. C’est-à-dire un coefficient d’occupation des sols (COS) gratifié de 30%. Ces 30% thaumaturgiques sont donc censés résoudre 5 ans d’échec. Malencontreusement, il ne s’agit, une fois de plus, que de cette manie présidentielle de l’effet d’annonce, le coup d’épée dans l’eau.

Cette mesure annoncée en grande pompe comme salvatrice de la crise et de la débandade de la croissance ne s’adresse pas, encore une fois, à l’ensemble des français. En l’occurrence, elle est destinée aux classes les plus aisées. Car dans la conjoncture actuelle où les banques sont de plus en plus frileuses dans l’accord des prêts et où les assurances sont plus que timorées, interrogeons-nous sur la catégorie de français qui est en capacité d’accroître son projet immobilier de 30% de son coût initial ?

Le Président et sa majorité sont complètement perdus, incapables de défendre un bilan principalement médiocre, allant jusqu’à omettre les textes qu’ils ont votés depuis 10 ans. Ainsi, fatiguée par 10 ans de pouvoir, ils oublient qu’en 2005 la droite avait voté la loi de programme sur les orientations de la politique énergétique et que depuis 2007, date de la signature de l’arrêté, il est possible de dépasser le COS de 20% pour les constructions ou rénovations performantes au plan énergétique. Ils occultent aussi que cette augmentation peut aller jusqu’à 30% depuis la loi Grenelle2 promulguée le 12 juillet 2010.

Toutes ces dispositions sont bien connues des maires qui les ont déjà utilisées à maintes reprises. Dispositions auxquelles s’ajoutent le droit de dépasser de 20% le COS sur de la construction de logements à vocation sociale. Mesure que l’ancien maire de Neuilly-sur-seine ne pouvait pas ignorer.

25
jan
2012
0

Afghanistan : proposer un plan Marshall

Les morts qui se succèdent dans nos rangs sur le théâtre afghan, 10 ans après le début de la guerre, nous obligent à repenser notre implication militaire et stratégique.

L’issue du conflit qui nous semblait victorieuse il y a quelques années, se solde en une défaite ou une demi-victoire. En effet, le constat est sévère à l’encontre de la coalition et du Président Hamid Karzaï. L’Afghanistan reste toujours gangrené par une instabilité violente et une corruption étouffante.

La première mission qui fut donnée dans la lutte conte les terroristes est sans aucun doute une victoire pour le reste du monde. Les foyers du terrorisme se sont développés dans d’autre pays abandonnant les contres forts de Ben Laden. Aujourd’hui, ces foyers se retrouvent plus aisément en Afrique du nord, Asie ou encore en Europe.

Cependant, la seconde mission est un échec, une défaite militaire, stratégique et diplomatique cuisante. Nous sommes incapables de recréer des conditions de stabilité nécessaire afin de permettre aux peuples afghans de vivre en paix. Cet échec n’est pas dû uniquement à des erreurs stratégiques, des mauvaises analyses du terrain et d’une population inacceuillante. L’erreur est d’avoir fait excessivement confiance aux autorités en place. Toujours appuyées sur notre fusil, elles n’ont jamais réellement fait l’effort d’engager le combat contre l’instabilité.

Il est temps de quitter l’Afghanistan. Ils ne s’agit pas d’un abandon, nous devons trouver d’autres solutions à l’unique solution armée. Il est temps de mettre en place de véritables partenariats universitaires avec des pays développés afin de former la jeunesse afghane, des partenariats économiques pour dynamiser l’investissement et la croissance et sociales pour que vivre en Afghanistan soit perçu comme une chance et non comme un fardeau, un joug désespérant.
Il nous faudra trouver le courage dans les mois à venir de proposer un plan Marshall mondial pour que la fatalité d’être pauvre cesse d’empoisonner ce pays.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
23
jan
2012
0

22 janvier 2012

Il eut dans l’histoire du Parti Socialiste des moments difficiles, des congrès amers et des défaites douloureuses. Mais l’histoire de notre parti est semée aussi de son lot de joie et de ses points d’allégresse.

Dimanche 22 janvier fut l’un de ces grands moments de la vie politique où la ferveur du militant rejoint la sincérité, l’humanité et la sagesse d’un candidat. Les doutes ont été levés pour ceux qui encore samedi, derrière l’espérance de victoire, attendaient la sortie de la pénombre du chef, d’un Président !

Plus qu’un candidat nous avons pu ressentir l’homme d’État, entrapercevoir le Président que nous souhaitons offrir à la France. Un homme animé depuis longtemps des plus belles aspirations de notre République. Son combat n’est pas seulement le combat d’une échéance électorale, il est celui d’une vie au service d’un idéal commun, d’une vision républicaine d’égalité et de justice. Ainsi, François Hollande s’oppose avec force et conviction aux 10 ans de gouvernance qui ont piétiné gaillardement notre souci de justice sociale et d’égalité. Le triptyque républicain a retrouvé hier après-midi son sens authentique tombé en désuétude.

Le dimanche 22 janvier marque le début de la campagne pour la victoire, ni la victoire d’un homme, ni la victoire d’un parti mais la victoire d’un peuple, la consécration d’un pays contre un modèle de société que nous ne voulons plus. Cet envie de changement est notre force, notre énergie, notre moteur vers un retour à l’intérêt général longuement supplanté par l’intérêt personnel.

L’intérêt général est l’État qui garanti une égalité à son peuple. Cet après-midi d’hiver aura donc été réchauffé par la noblesse des idées d’un homme qui refuse de déserter devant la résignation, le renoncement, l’abnégation et la fatalité. Il y avait quelque chose de grand à écouter un discours affirmé par une volonté d’en finir avec le modèle individualiste et libéral. Un standard antagoniste avec les valeurs républicaines nées une nuit d’été 1789 et qui furent scandées, chantées et enseignées par notre histoire jusqu’à leur déclin tragique annoncé par le glas obscur de 2002.

Ce dimanche nous avons découvert son programme. Un véritable programme de changement, en opposition profonde avec la continuité que l’on nous impose depuis 5 ans. François Hollande a pris le parti hier de parler à l’ensemble du peuple français à l’inverse à la rhétorique « sarkozyste » aberrante de la mise en opposition des français entre eux.

Ecrit par Roger Madec dans : Le Parti socialiste, Réciproque |
21
nov
2011
0

La défaite historique de la Gauche en Espagne ce weekend (perte des villes, des régions et des assemblées en quelques mois) et le fort taux d’abstention sont révélateurs d’un effacement des indignés devant le désenchantement et la résignation profonde du pays.

Le parallélisme avec la France serait une erreur d’interprétation puisque la Gauche française est dans l’opposition depuis 10 ans.

Dans une crise majeure il faut absolument responsabiliser ses promesses. Chaque décision, chaque mot, et chaque accord entraînent des conséquences aux variables différentes.

Ainsi, la cacophonie avec EELV décrédibilise notre avancée dans les sondages. Notre candidat, François Hollande, y a marqué un net recul ce weekend.

Avec le maintien de la candidature d’Eva Joly à l’élection présidentielle un accord avant le 1er tour ne devait pas être envisagé. Les verts à leur habitude ont privilégié un accord électoral à un accord d’unité nationale.

18
nov
2011
0

Cafouillage PS EELV

Le cafouillage PS EELV de ce milieu de semaine aura jeté de la confusion et de la suspicion sur cette nouvelle liaison entre les deux partis. Malheureusement ce méli-mélo est arrivé au mauvais moment, quelques heures après l’annonce de l’équipe de campagne.

Notre parti, à tort, peut-être, s’assoit toujours aux tables de discussion avec une vieille hégémonie légitime par son histoire, son passé et son nombre d’élus dont leurs mandats furent gagnés à la sueur du scrutin uninominal.

L’accord avec les verts est nécessaire. La gauche doit être rassemblée si elle souhaite battre un UMP qui arrivera en un seul corps armé la veille du premier tour. Mais cet accord, qui dans la précipitation, ressemble à un accord à n’importe quel prix, aurait dû prendre un peu plus de temps.

Cette précipitation voulue par les verts dévoile l’ambition personnelle d’hommes et de femmes. En effet, avec 4% d’intentions de vote et l’effacement médiatique de leur candidate, on peut s’interroger légitimement sur les conditions qu’ils imposent.

Cécile Duflot sait qu’elle doit négocier maintenant et non dans l’entre deux tours, le risque d’un score débilitant est envisagé de plus en plus sérieusement. Alors, on fonce, quitte à entraîner des manœuvres issues de pratiques surannées, autoritaires et directives. Le parachutage est l’illustration typique de ces arrangements de couloir réalisés au mépris, le plus souvent, de l’électeur et ce, quels que soient les élections législatives ou sénatoriales.

Cécile Duflot oublie vite que ses amis politiques n’ont jamais cessé de clamer qu’EELV était un parti sans parachutage y compris lors des rumeurs de Grenoble l’été dernier.

Sa candidature parisienne, au détriment de Danièle Hoffman-Rispal, rare personnalité parisienne du monde du travail au parlement, aurait été plus légitime sur une circonscription nouvellement gagnable. Faire de la politique, c’est aussi se confronter à des élections qui ne sont pas jouées d’avance. En revendiquant la 6e circonscription de Paris, elle ne prend aucun risque et s’assoit déjà sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

Cependant, cet accord précoce, signe d’une campagne originale pour EELV, confirme aujourd’hui que derrière les bisbilles de partis, la Gauche a trouvé son leader en François Hollande, ce qui est une excellente nouvelle.

09
nov
2011
0

Nucléaire : fixer un calendrier raisonnable et crédible

L’énergie et la dépendance énergétique de la France sont des sujets majeurs qui méritent tout le sérieux et l’attention d’une réflexion poussée et intelligible, à l’inverse des déclarations hasardeuses et médiatiques.

Les hydrocarbures se raréfient et ce tarissement entraîne des décisions géopolitiques pleines d’incertitudes pour un pays non producteur. Ainsi, la France a fait le choix du nucléaire afin d’amoindrir sa dépendance auprès de pays producteurs de pétrole ou de gaz. Ce choix stratégique nous a permis de nous développer, de créer de l’emploi et de réduire notre émission de gaz polluant à la différence des centrales à charbon allemandes qui sont des sources considérables de rejets des gaz à effet de serre.

L’atome est donc un moyen avantageux en terme de pollution de l’air et d’indépendance énergétique mais cette énergie reste très préoccupante. En effet, nous n’avons pas, encore aujourd’hui, de réelles solutions pour les déchets et si les accidents atomiques sont rares, ils sont néanmoins extrêmement dangereux.

Doit-on sortir du nucléaire ? La réponse est sûrement oui. Oui, nous devons essayer de trouver des sources énergétiques plus propres et plus stables. Nous devons appuyer l’effort de recherche sur le développement d’énergies douces telles que solaires, géothermiques, éoliennes, etc.

La sortie du nucléaire, ne peut pas être immédiate, elle prendra du temps. Il faudra plus d’un quinquennat pour que nos tablettes, cellulaires, voitures électriques et télévisions cesse de fonctionner sans l’apport d’énergie produite par une centrale nucléaire. La présidentielle est un temps politique qui doit se saisir de cette question afin de fixer un calendrier raisonnable et crédible pour une alternative à l’atome.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,

Propulsé par WordPress | Thème Aeros | Glen CHAVIN-COLLIN | Traduction WordPress tuto