22 janvier 2012
Il eut dans l’histoire du Parti Socialiste des moments difficiles, des congrès amers et des défaites douloureuses. Mais l’histoire de notre parti est semée aussi de son lot de joie et de ses points d’allégresse.
Dimanche 22 janvier fut l’un de ces grands moments de la vie politique où la ferveur du militant rejoint la sincérité, l’humanité et la sagesse d’un candidat. Les doutes ont été levés pour ceux qui encore samedi, derrière l’espérance de victoire, attendaient la sortie de la pénombre du chef, d’un Président !
Plus qu’un candidat nous avons pu ressentir l’homme d’État, entrapercevoir le Président que nous souhaitons offrir à la France. Un homme animé depuis longtemps des plus belles aspirations de notre République. Son combat n’est pas seulement le combat d’une échéance électorale, il est celui d’une vie au service d’un idéal commun, d’une vision républicaine d’égalité et de justice. Ainsi, François Hollande s’oppose avec force et conviction aux 10 ans de gouvernance qui ont piétiné gaillardement notre souci de justice sociale et d’égalité. Le triptyque républicain a retrouvé hier après-midi son sens authentique tombé en désuétude.
Le dimanche 22 janvier marque le début de la campagne pour la victoire, ni la victoire d’un homme, ni la victoire d’un parti mais la victoire d’un peuple, la consécration d’un pays contre un modèle de société que nous ne voulons plus. Cet envie de changement est notre force, notre énergie, notre moteur vers un retour à l’intérêt général longuement supplanté par l’intérêt personnel.
L’intérêt général est l’État qui garanti une égalité à son peuple. Cet après-midi d’hiver aura donc été réchauffé par la noblesse des idées d’un homme qui refuse de déserter devant la résignation, le renoncement, l’abnégation et la fatalité. Il y avait quelque chose de grand à écouter un discours affirmé par une volonté d’en finir avec le modèle individualiste et libéral. Un standard antagoniste avec les valeurs républicaines nées une nuit d’été 1789 et qui furent scandées, chantées et enseignées par notre histoire jusqu’à leur déclin tragique annoncé par le glas obscur de 2002.
Ce dimanche nous avons découvert son programme. Un véritable programme de changement, en opposition profonde avec la continuité que l’on nous impose depuis 5 ans. François Hollande a pris le parti hier de parler à l’ensemble du peuple français à l’inverse à la rhétorique « sarkozyste » aberrante de la mise en opposition des français entre eux.






