Je me félicite de la décision d’expulsion de l’ambassadrice syrienne.
Il faut faire bloc face à Bachar Al Assad, il ne faut pas que les discussions cessent mais nous devons être ferme face à ce régime qui plonge son peuple dans l’horreur des bombardements, la terreur des assassinats, l’épouvante des massacres et dans la guerre civile, matant l’espérance d’une Révolution.
Cependant, un engagement militaire de la France ne doit pas se faire dans la précipitation. Nous ne pouvons pas y aller seul. Une frappe française serait inefficace. L’Europe a les moyens de ce saisir de cette épineuse question et l’alliance européenne devrait tendre à s’interroger sur l’opportunité d’une réponse armée. Mais, en attendant que l’Europe militaire se construise, je reste persuadé qu’un engament militaire doit se faire strictement dans le cadre d’une décision de l’ONU.
Notre attention sur la Syrie, ne doit pas amoindrir notre effort à apporter aux peuples arabes qui se sont libérés des États despotiques. Si une révolution dans son épisode sanglant est courte, une révolution est un fondement historique qui s’écrit dans une durée plus ou moins longue. Aujourd’hui les fruits des révolutions arabes ont encore un goût bien amer, il est important que les communautés européenne et internationale œuvrent à faire murir cette grappe fruitière, afin que le sucre des droits fondamentaux abreuve ces millions d’hommes et de femmes.