L’énergie et la dépendance énergétique de la France sont des sujets majeurs qui méritent tout le sérieux et l’attention d’une réflexion poussée et intelligible, à l’inverse des déclarations hasardeuses et médiatiques.
Les hydrocarbures se raréfient et ce tarissement entraîne des décisions géopolitiques pleines d’incertitudes pour un pays non producteur. Ainsi, la France a fait le choix du nucléaire afin d’amoindrir sa dépendance auprès de pays producteurs de pétrole ou de gaz. Ce choix stratégique nous a permis de nous développer, de créer de l’emploi et de réduire notre émission de gaz polluant à la différence des centrales à charbon allemandes qui sont des sources considérables de rejets des gaz à effet de serre.
L’atome est donc un moyen avantageux en terme de pollution de l’air et d’indépendance énergétique mais cette énergie reste très préoccupante. En effet, nous n’avons pas, encore aujourd’hui, de réelles solutions pour les déchets et si les accidents atomiques sont rares, ils sont néanmoins extrêmement dangereux.
Doit-on sortir du nucléaire ? La réponse est sûrement oui. Oui, nous devons essayer de trouver des sources énergétiques plus propres et plus stables. Nous devons appuyer l’effort de recherche sur le développement d’énergies douces telles que solaires, géothermiques, éoliennes, etc.
La sortie du nucléaire, ne peut pas être immédiate, elle prendra du temps. Il faudra plus d’un quinquennat pour que nos tablettes, cellulaires, voitures électriques et télévisions cesse de fonctionner sans l’apport d’énergie produite par une centrale nucléaire. La présidentielle est un temps politique qui doit se saisir de cette question afin de fixer un calendrier raisonnable et crédible pour une alternative à l’atome.