La Justice doit être rendue entièrement : DSK doit être réhabilité s’il est innocent
Mettons un frein à l’emballement judiciaire et médiatique ! Frapper un homme à terre n’est pas acceptable : pas encore réhabilité, DSK se voit encore accuser ! S’il est hors de question de revenir sur le droit de la victime, il est triste de constater que c’est seulement lorsque DSK se voit humilié menottes aux poignets et présenté comme un pervers sexuel, que la rumeur d’une autre affaire apparaît.
Oui, il faut protéger le droit de la victime ! Mais ne faut-il pas protéger la présomption d’innocence ? Comment peut-on concevoir, aujourd’hui que la lumière commence à se faire, que Tristane Banon qui craignait la veille de voir ses accusations instrumentalisées à New York, porte plainte à présent ? N’y aurait-il pas une instrumentalisation de l’affaire du Sofitel au profit de Tristane Banon ?
En effet, il est difficile d’imaginer qu’elle porte plainte plus de huit ans après les faits présumés au lendemain d’une affaire dont DSK n’est même pas encore sorti définitivement. S’il s’avère que l’agression ait bien eu lieu, la crédibilité de sa parole n’en est pas moins altérée. Non seulement la plainte a lieu bien plus tard que les faits présumés, mais surtout la plainte semble aller au gré des ambitions de la mère de la plaignante.
La coïncidence avec le procès new yorkais ne laisse guère de doute. Même si le dépôt de la plainte a été décidé avant le revirement de l’affaire jugée à New York, il demeure que cette conjonction ne pourra honnêtement profiter à la plaignante.
De la nuance! De la prudence ! Il est temps de mettre un terme à ces scandales qui risquent de pousser l’opinion dans deux écueils. D’une part, il ne s’agit pas d’aboutir à une remise en cause de la parole des victimes – de violences sexuelles en particulier – , et, d’autre part, il ne faudrait pas céder au cliché trop facile de l’homme politique profitant de son pouvoir. De toute évidence, le système judiciaire américain nous apparaît comme rude, violent et altérant la présomption d’innocence.
La confrontation des modèles nous permet de confirmer que les Français sont attachés à leur système judiciaire, et par ailleurs, qu’ils craignent le creusement des inégalités. Cette affaire aura été perçue outre-Atlantique comme l’occasion d’un rééquilibrage des rapports entre une classe blanche privilégiée et une classe immigrée laborieuse. DSK a certainement fait les frais d’années de réduction des aides sociales. Et, en France, cette lecture ardue de la personne de DSK ne pouvait être acceptée.
Le FMI ne peut pas à lui seul défaire la carrière d’un homme politique qui s’est construit dans la proximité de ses administrés à Sarcelles. Si aujourd’hui la question du retour de DSK ne se pose pas encore, elle est pourtant une variable à prendre en compte. Le PS devra se prononcer sur la possibilité de le laisser concourir et s’interroger sur la nécessité de déplacer les dates de dépôt des candidatures aux primaires.






