22
juin
2011
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L’UMP tente de décrédibiliser les primaires…en vain!

Encore une preuve de plus, s’il en fallait, de l’appel d’air démocratique créé par les primaires socialistes!

Accuser le PS de profiter du scrutin des primaires pour organiser un immense fichage politique semble être le dernier argument de l’UMP pour parvenir à décrédibiliser le principe même de ce scrutin.

Pourquoi ce discours est-il un leurre?
Tout d’abord, le PS a pris soin dans l’organisation des primaires de valider le processus par la CNIL, le Conseil Constitutionnel ainsi que la Commission des comptes de campagnes. Ainsi le Ministre de l’intérieur ne craint pas la contradiction : les primaires socialistes seraient un « grave problème » d’une part, mais en même temps conformes à la loi.

De quoi la droite a-t-elle si peur?
Du principe démocratique des primaires, qui légitimerait nationalement le candidat du PS. Ces primaires sont une première en France, elles donnent l’occasion à tous les sympathisants de gauche de s’exprimer avant même les élections présidentielles.
Il est inutile de s’alarmer sur un quelconque fichage des personnes participant à ce scrutin. Les citoyens pourront participer à ce scrutin s’ils partagent les valeurs de la gauche. Cette démarche est volontaire, puisque seuls ceux qui le souhaitent peuvent laisser des coordonnées pour bénéficier des informations relatives à la suite de la campagne. Les listes d’émargement ne seront pas conservées, et aucune liste de votants ne sera établie.

Les primaires socialistes loin de constituer une base de donnée d’opposants comme l’allègue l’UMP, offrent un bel exemple de liberté d’expression en permettant à tous ceux partageant les valeurs de la gauche de participer au scrutin!

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , ,
21
juin
2011
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Communiqué de Presse: Intervention 36 rue Botzaris

Le mardi 8 juin 2011, les migrants tunisiens ayant investi le centre culturel tunisien du 36 rue Botzaris le 31 mai dernier, ont été évacués dans la soirée par la Préfecture de police de Paris épaulée par un petit nombre de CRS.

Ce bâtiment, occupé par les migrants à la suite de leur expulsion de l’ambassade de Tunisie, ne pouvait légalement être évacué à la seule initiative de la police française. Il est en effet propriété de l’État tunisien. L’intervention s’est effectuée à la demande de l’ambassade de Tunisie, qui a saisi la Préfecture de police de Paris au motif de dégradation des locaux. Il semble cependant que les dégradations n’étaient que légères.

Il est regrettable que les migrants aient été expulsés à la demande de leur propre ambassade, et pour un motif aussi minime. Ils auraient dû pouvoir trouver refuge dans des locaux appartenant à leur Etat. Il est donc certain que ce traitement sur le territoire français de migrants ayant fui leur pays suite à la révolution n’est pas acceptable.

La priorité doit aller à une solution de long terme pour ces migrants qui ne trouvent nul appui auprès de leur ambassade, et une étude des situations individuelles s’impose.

20
juin
2011
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Cannabis : Je suis Pour.

Le cannabis est-il dangereux ? La réponse est clairement oui. A l’instar des substances légales comme l’alcool qui tue 45 000 personnes par an et le tabac qui obtient le triste record de 66 000 décès par an, le cannabis est une drogue qui lors d’une consommation dure a des effets très néfastes sur l’utilisateur.
Mais est-ce pour autant que nous devons fermer les yeux sur ce trafique toujours en augmentation et pour lequel notre arsenal répressif ne peut rien ?

À la suite d’un long travail de plusieurs mois, Daniel Vaillant, ancien ministre de l’intérieur, a publié un rapport sur le cannabis dans notre société. Je suis en accord avec ses propos que je trouve courageux dans le contexte pré-électoral. Il ne s’agit pas d’une légalisation ferme mais de proposer une vente réglementée.

La prohibition est une guerre qui est perdue d’avance. Les exemples ne manquent pas. Un œil sur l’Amérique permet de comprendre que notre échec est inéluctable face à des produits qui rapportent des milliards d’euros et qui font vivre plusieurs milliers de personnes en allant du fermier producteur aux guetteurs des lieux de vente.
Devant ces maux, la répression n’est pas la seule politique pour stopper cette économie de la drogue. D’autres politiques européennes existent. Ces différentes politiques ont eu des effets importants sur la distribution des drogues illégales. J’indique que la dernière expérience en date actuellement en cours au Portugal depuis 10 ans est la dépénalisation de la consommation.

Notre tout répressif ne fonctionne plus. Si chaque année les prises douanières augmentent, elles ne sont qu’une goutte d’eau dans cette économie qui engraisse les caisses des narcotrafiquants. Il faut donc sortir de cette hypocrisie où aucune politique d’évaluation n’a été menée afin de démontrer la pertinence de la prohibition française.

La prohibition c’est tout simplement l’État qui laisse la vente réglementée d’un produit aux crimes organisés.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse |
16
juin
2011
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Rapport Ciotti : Le best-seller de la présidentielle serait-il déjà sorti ?

Le best-seller de la présidentielle serait-il déjà sorti ? À en croire le rapport Ciotti qui tombe à point nommé dans le campagne des présidentielles, on voit très bien revenir le grand thème, vainqueur toute catégorie : la sécurité.

Ce rapport, ni bon ni mauvais, a le mérite de désavouer l’ancienne Garde des Sceaux, Rachida Dati et de révéler à l’opinion publique l’échec du tout sécuritaire de la politique sarkoziste.
Car entre le yo-yo des chiffres des suppressions de postes dans la police nationale, le gouvernement a oublié que le « policier-juge » faisait uniquement partie des personnages de fictions. La justice rencontre toujours l’accusé. Mais avec l’intensification significative des arrestations et des procédures pénales il serait temps d’apporter les moyens nécessaires à notre justice qui avance, tant qu’elle peut, d’un pas souvent claudiquant.

Le rapport Ciotti met donc en évidence le fait que certains condamnés ne purgent jamais leur peine. Ce qui n’est pas totalement vrai puisque qu’en France 84% des peines prononcées sont exécutées.
Le second point que soulève le rapport nous amène sur un sujet où la droite et la gauche se différencient largement. Il s’agit de l’aménagement de la peine. Je suis convaincu que l’aménagement de la peine est nécessaire dans une démocratie qui souhaite investir sur l’humain. Le monde carcéral est un monde difficile où le condamné doit y percevoir et ressentir l’espoir de la réinsertion future. Il en est de même pour l’accompagnement à la sortie de prison. Ainsi, on remarque que les libérations sèches accroissent le risque de récidive alors que les libérations conditionnelles suivies favorisent la réinsertion de l’individu dans la société.

La privation de liberté doit avoir deux buts essentiels. Le premier est de protéger la société du condamné reconnu dangereux. Et le second but doit être la préparation à la sortie. Une peine aménagée n’est pas une peine non exécutée. L’aménagement de la peine est une modalité d’exécution qui est étudiée en fonction de chaque condamné. L’espoir d’avoir une réduction de peine qui n’est pas acquise, pour le prisonnier, évite le sentiment « du plus rien à perdre ». Un sentiment qui favorise les tensions, les violences carcérales et donc le risque de voir éclater des émeutes.

La prison doit donc, comme toute la chaîne pénale, faire son autocritique. Surtout dans un contexte où certaines violences croient chaque année. Il n’est pas stigmatisant de rappeler que seulement quelques milliers d’individus commettent la majorité des infractions les plus graves. De plus les criminologues notent que ces crimes et délits sont concentrés dans 26 départements et non sur l’ensemble du territoire national. Ces délinquants violents, qui plus est, perçoivent la prison comme un rite de passage indispensable à leur progression dans le « milieu ». A cette nouvelle problématique le rapport Ciotti n’apporte aucune réponse.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , ,
14
juin
2011
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La droite refuse d’ouvrir le mariage à tous les couples

Vous trouverez ci-dessous le communiqué publié par HES (Homosexualités et Socialisme) à la suite du rejet par l’Assemblée nationale de la proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe (par 293 voix contre, 222 pour, et 16 abstentions).

La droite refuse d’ouvrir le mariage à tous les couples

L’Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage à tous les couples sans discrimination. Les députés ont choisi cet après-midi de maintenir en l’état les articles du code civil qui excluent du mariage les couples homosexuels.

Toutes les composantes de l’opposition ont pris position en faveur de la proposition de loi présentée par Patrick Bloche : les députés PCF, PG, EELV et PS ont voté en faveur du texte. Engagés depuis 2004 en faveur de l’ouverture du mariage à tous les couples, les différents partis de gauche se sont montrés unis et mobilisés.

Le gouvernement s’est opposé au texte. L’UMP s’est largement rangée à son avis, faisant resurgir dans l’hémicycle des arguments employés contre le pacs par la même droite, en 1998. Après une comparaison insultante entre l’homosexualité et la zoophilie, ce sont des prêches renvoyant l’état civil à un état de nature qui ont été prononcés par les députés UMP. Leur référence à un ordre naturel fait écho, dans la mémoire des militants LGBT, à la condamnation religieuse des relations « contre nature ».

La France accuse désormais un retard injustifiable. Les Français sont, depuis longtemps, favorables à l’ouverture du mariage à tous les couples, sans discrimination. De nombreux pays ont montré le chemin. L’exemple a été donné par l’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, l’Espagne, l’Islande, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et plusieurs états américains.

HES (Homosexualités et Socialisme) restera mobilisée dans la perspective des prochaines élections présidentielle et législatives. Les socialistes se sont engagés, dans leur projet pour 2012, en faveur de l’ouverture du mariage, de l’adoption et de la procréation assistée à tous les couples, sans discrimination. A la veille d’un nouveau rendez-vous électoral avec les Français, la droite a prouvé aujourd’hui qu’elle reste attachée au maintien de cette discrimination.

14
juin
2011
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Le gouvernement reste contre le mariage pour tous

Sans surprise la droite devrait rejeter, tout à l’heure, la PPL sur le mariage pour tous.

Alors que nos mentalités changent et que les français ont basculé depuis longtemps en faveur du mariage pour tous,
alors que certains députés et anciens ministres UMP approuvent ce texte, le gouvernement révèle une fois de plus à quel point il est rétrograde, gardien du fondamentalisme bien-pensant d’une droite extrême contre le mariage pour tous.

Je me félicite des quelques courageux membres de l’UMP qui aujourd’hui vont se prononcer POUR ce droit pour tous. Ce débat porté par la gauche aura eu le mérite d’être amené dans l’hémicycle moins d’un an avant la présidentielle, ainsi, obligeant les candidats futurs à prendre une position claire sur cette triste discrimination qui perdure encore dans le pays des Droits de l’Homme.

Je rejoins, aussi, François Hollande, candidat aux primaires, dans ces propos tenus le 7 juin dernier sur cette honteuse différenciation des droits et des libertés. Je le répète, il est de notre devoir d’inscrire le mariage pour tous dans notre programme de 2012.

09
juin
2011
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Reconnaissance de l’Etat de Palestine : le groupe socialiste dépose une proposition de résolution parlementaire

Le groupe socialiste du Sénat a déposé, aujourd’hui, une proposition de résolution parlementaire qui demande que la France reconnaisse l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale au côté de l’Etat d’Israël dans un cadre mutuel de paix et de sécurité.

En Cisjordanie et à Gaza les aspirations du peuple sont les mêmes que dans le reste du monde arabe : les manifestations de la jeunesse le prouvent.

Selon les Nations Unies, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Organisation pour la coopération économique en Europe, les progrès accomplis par l’Autorité palestinienne la placent en mesure de remplir les taches d’un État fonctionnel.

La France et l’Union européenne, qui ont soutenu financièrement et politiquement ce processus, doivent prendre l’initiative d’aider à établir de nouveaux équilibres dans la région.
La résolution du conflit israélo-palestinien constituerait le symbole de l’apaisement et de la dignité retrouvée, ce qui suppose sans plus tarder la reconnaissance de l’Etat palestinien.

Cette reconnaissance et celle des Nations Unies, lors de l’Assemblée générale de 2011, fixerait le point de départ et l’objectif d’une négociation courte et déterminée dans laquelle l’examen des sujets de fond ne serait pas sans cesse différé mais constituerait bien le cœur des échanges. Le temps est aujourd’hui venu de saisir l’occasion favorable des mouvements démocratiques au Moyen-Orient pour la mener.

Avec cette proposition de résolution le Groupe socialiste du Sénat appelle le Parlement à se saisir de cette question cruciale pour l’avenir des peuples riverains de la Méditerranée.

08
juin
2011
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A l’info, rien de nouveau !

Il est impressionnant de voir tout le battage médiatique et autres marronniers sur la personne de DSK. Collé dernier nos postes, nos radios et nos fils twitters, les médias font de l’information avec… aucune information.

En effet, comment définir ce qui c’est passé le 6 juin dernier pendant l’audience du plaider « coupable ou non coupable ». Des experts en pagailles, des reportages déjà vus des dizaines de fois, des envoyés spéciaux aux quatre coins d’une maison et des pages de publicités, en veux-tu ? en voilà !, diffusées au moment crucial du suspense : DSK va sortir de chez lui.
Une surabondance de moyens pour nous annoncer ce que l’on savait depuis le 14 mai dernier. DSK a plaidé non coupable !

Cette dérive informatique, risible et navrante, montre un peu plus le décalage qui s’opère entre le sensationnel et les préoccupations effectives des français. Car, pendant que l’on se répétait sur DSK, on évitait de mettre en lumière les problèmes sociaux, économiques de la France ainsi que des programmes politiques des candidats en lissent pour la présidentielle.

Si la classe politique a tourné la page DSK, l’actualité, choisie par les éditorialistes, devrait en faire autant afin de sortir de la télé d’informations quantitatives pour évoluer vers une télé d’actualités qualitatives.

Je ne me permettrai pas des déclarations inopportunes sur l’affaire DSK. La justice américaine suit son cours et j’attends, tout comme vous, le procès pour enfin comprendre la réalité des faits qui lui sont reprochés.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,

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