28
fév
2011
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Un remaniement, non, une farce !

Dans la comédie présidentielle, la farce, chère à Molière, s’est produite hier soir à une heure de grande écoute. Ainsi, l’épilogue diplomatique s’est achevé par la démission forcée de MAM qui devenait chaque jour une ministre un peu plus nuisible pour l’image trop ternie de la France. Le tour de passe-passe est grandiloquent, guignolesque dans la forme. Ce remaniement serait donc justifié par le vent démocratique arabe. On profite de ces peuples libres pour légitimer des démissions qui auraient dû avoir lieu il y a deçà plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour Brice Hortefeux, le ministre de l’intérieur condamné en correctionnel. Ah, le « gouvernement de professionnels » que proclamait Christine Lagarde sur les plateaux télé en novembre dernier, est bien mal en point.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : , , ,
28
fév
2011
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Discutons ensemble en direct sur le site de la Mairie du 19e

Toujours à votre écoute et afin de répondre à vos sollicitations, je vous propose un nouveau rendez-vous : un « chat », autrement dit une discussion en temps réel via le site internet de la Mairie du 19e.

Le mardi 1er mars de 18h30 à 19h15, je vous invite donc à me poser toutes les questions que vous souhaitez, en direct.
Vous pouvez dès à présent aussi déposer préalablement vos questions sur le site internet de la Mairie www.mairie19.paris.fr en page d’accueil.

Rendez-vous le 1er mars !

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse |
18
fév
2011
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« Un vrai candidat de gauche en face de lui» 

«Si DSK se présente,il faudra qu’il y ait un vrai candidat de gauche en face de lui» Marie-Noëlle Lienemann.

A cette déclaration inopportune, je réponds que l’aile gauche du PS ne doit pas se tromper de cible. Dans les primaires toutes les candidatures sont bonnes et les débats qui vont se construire pendant cette campagne devront nous permettre d’être crédible pour gouverner et non de montrer le PS comme un parti se préoccupant plus de ses petites personnes que de l’intérêt général du pays.

A vouloir surenchérir contre l’extrême gauche, nous allons y laisser des voix, l’électeur préférant toujours l’original à la copie.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : ,
16
fév
2011
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La petite phrase et Christian Jacob

Les petites phrases en politique révèlent toujours quelque chose : une méconnaissance d’un dossier, un programme vide, un bilan médiocre ou encore, la crainte d’un candidat que l’on présume supérieur à nous. Pour l’UMP, en période de pré-campagne électorale, il s’agit de tout à la fois.

Mauvaise gestion diplomatique, manque de professionnalisme de la part des ministres, aucun programme pour les 6 ans à venir, un quinquennat au bilan plus que médiocre et la possible arrivée du candidat DSK dans la course à la présidentielle.

Christian Jacob a donc choisi la petite phrase offensive contre DSK en annonçant aux français ce qu’ils savent déjà ; c’est-à-dire, que DSK ne fait pas parti de la classe moyenne et encore moins du monde rural qui semble être si cher à Christian Jacob.

Je ne reviendrai pas sur la définition erronée de terroir qui est, dans le contexte de sa boutade, confondu avec rural.

Christian Jacob nous rappelle son parcours de jeune agriculteur de terroir. Il est évident que depuis 1992, date à laquelle il a fait son entrée au Palais de Iéna à Paris, Christian Jacob a du rencontrer le terroir plus souvent devant les copieux buffets des réceptions desquels il fut invité que devant ses administrés.

Bref, est-il nécessaire de rappeler que d’un homme ayant épousé la politique d’un Président de la République originaire de Neuilly-sur-Seine, habitué des tables prestigieuses, des magazines peoples et des yachts, sa remarque perd toute substance sarcastique et se retourne contre son auteur.

Notons que DSK sera l’invité du journal de 20h de France2 dimanche soir. Son agenda pour les prochains mois devrait être présenté. Y verrons-nous les primaires socialistes à l’ordre du jour ?

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
15
fév
2011
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De la Révolution égyptienne

Voici la réponse d’un peuple à son tyran. Voici la réponse d’hommes et de femmes qui se sont constitués collectivité égyptienne face à leur despote. Très loin des réponses diplomatiques que l’occident entretenait avec le régime d’Hosni Mubarak, le peuple égyptien a renversé le régime autoritaire qu’il supportait depuis des années. Pourtant cette révolution aurait bien pu n’être qu’une révolte sans cet essor collectif que nous nommerons Les Égyptiens.

On ne peut pas éviter la comparaison avec la Tunisie, qui, quelques jours plus tôt, effectuait elle aussi son changement de régime. Mais la comparaison s’arrête là. Car si la réponse tunisienne aux despotismes est l’écœurement du système mafieux du clan Ben Ali pillant les recettes économiques du Pays, la réponse égyptienne, quant à elle, est un soulèvement où l’idée de liberté prédomine. N’oublions pas que la première victoire de la révolution égyptienne est le fait de manifester.

N’allons pas imaginer que l’Égypte nous montre une révolution 2.0. Il est entendu que Facebook, Twitter et Internet dans sa globalité ont joué le rôle qu’ils devaient jouer. C’est-à-dire être le relais des idées, des rendez-vous, de la coordination et des slogans. Mais la révolution égyptienne aurait eu lieu sans Internet. La coupure généralisée des nouveaux moyens de communications durant une semaine par l’État n’a pas empêché le soulèvement. Tout comme l’Ami du Peuple ou le Vieux Cordelier n’ont pas fait la Révolution française.

La Révolution égyptienne – qui mérite largement son « R » majuscule à l’image de notre Révolution – est une réponse à l’humiliation que subissait le peuple égyptien. Cette humiliation a transformé le citoyen égyptien en un tout que nous avons repris dans les titres de nos unes. Ce tout, contraire aux notions d’individualisme, est la collectivité unifiée derrière laquelle le peuple égyptien s’est nourri de l’humiliation pour se rassembler autour de la passion. Cette passion du peuple égyptien pour la liberté a permis la rupture avec ce régime obsolète et sclérosé. Cette passion instigatrice de liberté et de démocratie moderne propose un nouvel avenir à l’Égypte.

On notera le rôle important de l’armée qui semble avoir compris pendant les évènements que la poudre et le sang ne sauraient arrêter un élan aussi puissant de liberté. Cette armée forte, aux privilèges puissants, a donc été plus attentive à la Révolution que le président réaliste qui n’y voyait qu’une révolte. La phase révolutionnaire commence, il faut construire le nouvel édifice démocratique voulu par les égyptiens. L’armée administre actuellement le pays alors que la constitution vient d’être suspendue. Une situation que l’Égypte n’avait plus connu depuis 1952, date de la fondation de la république.

Je terminerai ce propos par notre diplomatie, qui une nouvelle fois, a su démontrer avec éloquence sa futilité. Encore empêtrés dans la Révolution tunisienne et les voyages offerts à nos ministres par des despotes ou leurs élites d’affaires liés aux régimes, nous avons montré notre fadaise devant ces évènements. Car derrière nos appels au calme nous n’avons pas soutenu les aspirations libérales du peuple égyptien ou plus tôt nous avons attendu le parti pris d’Obama pour s’aligner dessus.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
07
fév
2011
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Fatouma Camara, une expulsion ordinaire.

Je condamne l’excès de zèle de l’administration qui a refoulé Fatouma Camara, ressortissante guinéenne hors de notre territoire.

Venue voir sa famille, sa mère et sa sœur vivent régulièrement sur notre territoire, Fatouma Camara s’est vue l’entrée refusée au motif qu’il lui manquait une attestation d’assurance et qu’elle n’avait pas assez d’argent sur elle. Le reste des papiers, passeport, visa et attestation d’hébergement, quant à eux étaient en règle.

Sa situation administrative a, pourtant, été considérée irrégulière et donc assimilée à une clandestine. C’est donc une semaine d’humiliation entre zones d’attente, centres de rétention, tribunaux et expulsion que Fatouma Camara a vécu en France.

Je condamne cette dérive administrative et qui est révélatrice, au moment où nous examinons le projet de loi immigration, de la fermeture de nos frontières aux ressortissants des pays pauvres.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags :
07
fév
2011
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Les Uns Chez Les Autres Cabaret contemporain « On Ice »

Vendredi 19 février 2011, 19h-23h
Patinoire de l’espace sportif Pailleron

Tous les 19 du mois, les uns s’invitent chez les autres dans le 19ème. Des échanges de pratiques artistiques et culturelles entre habitants, associations, artistes, commerçants… pour fabriquer des expériences nouvelles, pour donner la parole aux uns et aux autres, pour être curieux de nos différences, pour découvrir de nouveaux lieux, pour se sentir bien vivant, pour sortir des cloisonnements communautaires, pour vivre la Ville.

Sous l’impulsion de Julie Navarro, Adjointe du Maire du 19ème, chargée de la culture et de l’animation des quartiers, ce samedi 19 février, le Cabaret Contemporain propose une soirée de musique contemporaine inédite à la Patinoire de l’Espace Sportif Pailleron. Un voyage musical sur glace bercé par un concert de musique contemporaine et deux Dj sets : Electric Counterpoint de Steve Reich ou encore TV Trash Trans de Fausto Romitelli figureront au programme du guitariste Giani Caserotto, tandis que les Djs Guido, Lully et le duo Sine Requie proposeront aux patineurs une sélection pétillante, entre curiosités avant-gardistes et « grand répertoire » contemporain.

Le Cabaret Contemporain est une structure de production organisant une saison de soirées de musique contemporaine décalées dans des cafés musicaux du Nord-Est parisien. Il s’agit ainsi de proposer à un public jeune, curieux, mélomane ou néophyte, des nouvelles conditions d’écoute du concert dans un cadre chaleureux et convivial. En déplaçant la musique contemporaine des salles où elle se joue habituellement à des lieux insolites comme la patinoire Pailleron, nous tentons ainsi d’attirer un nouveau public. www.cabaret-contemporain.com

L’espace Sportif Pailleron est un lieu de culture sportive et plus largement de culture urbaine. Bien implanté dans le XIX° arrondissement, le site s’épanouit pas à pas grâce à sa démarche d’ouverture au quartier : « Accueillir le Cabaret Contemporain dans le cadre du Festival les uns chez les autres nous semble être une belle opportunité pour se rassembler entre voisins autour d’un projet original et exigeant dans ses intentions artistiques et sociales, dans le but de partager un moment alliant sport, fête et musique contemporaine – pour tous! poursuivant fidèlement notre objectif d’accessibilité au plus grand nombre. » www.pailleron19.com

Entrée gratuite, location des patins : 3 €

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse |
07
fév
2011
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Une justice présumée coupable.

L’affaire de Pornic permet, une fois de plus, de lever le voile sur les maux qui touchent notre justice dont le principal préjudice est la RGPP qui démantèle services publics après services publics.

Les manques de moyens soulevés par les syndicats de la magistrature ou de la police ne sont pas une incurie nouvelle. La France a l’un des budgets judiciaires les plus faibles d’Europe. Il s’agit d’un problème récurent. L’affaire de Pornic relève plus de l’irresponsabilité de l’État que d’un laxisme de notre justice. Avec 60 000 détenus et des peines prononcées toujours plus lourdes, on ne peut pas dire que notre justice soit laxiste.

Nicolas Sarkozy essaye de renvoyer ses fautes vers la justice, passe d’arme facile qui joue sur l’émotion des victimes. Mais personne n’est dupe. La solution populiste, un fait divers, une loi, ne font plus recette. Nous avons voté en cinq ans quatre lois sur la récidive, alors que chacun sait que la prévention de la récidive ne sera jamais garantie d’un risque zéro.

La justice garantit l’équilibre de la démocratie, le gouvernement est aujourd’hui en train de l’asphyxier pour qu’elle se taise derrière la démagogie habituelle.

Je remarque, enfin, la fin de l’expression de présomption d’innocence remplacée dans le vocabulaire du Président de la République et de ses faucons par la formule « présumé coupable », pourtant, contraire à l’article 9 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Ainsi, j’apporte mon soutien au service pénitentiaire d’insertion et de probation de Loire-Atlantique et du tribunal de grande instance de Nantes.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse, Réciproque |

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