Bonne et heureuse année 2011
Bonne et heureuse année 2011
Je vous souhaite un très joyeux réveillon du Nouvel An .
Que cette année 2011 vous soit douce , sereine, généreuse , chaleureuse et prospère !
Bonne et heureuse année 2011
Je vous souhaite un très joyeux réveillon du Nouvel An .
Que cette année 2011 vous soit douce , sereine, généreuse , chaleureuse et prospère !
La commission des Lois de l’Assemblée Nationale avait décidé de rajouter un article au projet de Loi organique relatif à l’élection des députés : si celui-ci omet « sciemment » de déclarer une partie de son patrimoine ou fournit une évaluation mensongère , il pourra se voir infliger par la Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFVP) 30 000 euros d’amende , une peine d’inéligibilité et deux ans de prison .Ce consensus en commission a volé en éclat dans l’hémicycle avec un amendement demandant la suppression du dit article présenté par le président du groupe UMP, Christian Jacob très fortement appuyé par Jean-Francois Copé ! Après une suspension de séance et un tollé général à gauche mais aussi dans les rangs de la Droite , l’infraction est maintenue mais expurgée de la peine de prison …
On chercherait à protéger certains intérêts particuliers en compliquant le travail de la commission de la transparence financière que l’on ne s’y prendrait pas autrement !
Cette affaire désastreuse peut légitimement plonger non concitoyens dans l’incompréhension et la colère : certains députés de la majorité actuelle qui soutiennent le gouvernement et non des moindres ont donc tenté de « mettre à l’abri » des députés fraudeurs ! En jetant ainsi le discrédit sur la classe politique , Jacob et Copé préparent activement le discours d’intronisation de Marine Le Pen au prochain congrès du Front National à Tours .
Brice Hortefeux a déclaré «notre société ne doit pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu’il faut mettre hors d’état de nuire»
C’est pourtant ce que vient de faire la justice, mettre hors d’état de nuire des policiers qui se sont fourvoyés dans un faux en écriture. Faux en écriture qui aurait amené à accuser un homme et à lui faire risquer une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.
Ce qui est détestable dans cette histoire, c’est que nous avons des policiers qui ont entaché gravement l’image de notre police. Comment notre pays peut-il avoir confiance en l’État si des fonctionnaires assermentés qui ont juré de dire la vérité, se mettent à mentir ?
En critiquant publiquement un jugement afin de se montrer au plus proche de ses fonctionnaires, il viole la constitution et son principe de séparation des pouvoirs. Un enfreint répréhensible de six mois d’emprisonnement. Un voyou protégeant d’autres voyous.
Le Premier Ministre a réagit aux propos du ministre de l’intérieur mais seulement en le re-cadrant sans pour autant le désavouer. Ainsi, ce soutien indique d’une manière implicite que François Fillon se retrouve dans les propos d’un homme dont le jugement en appel est en attente.
Il y a des démissions qui se perdent.
Parler des polémiques lepenistes sans tomber dans leurs pièges est un exercice périlleux. Beaucoup si sont précipités ce weekend et en début de semaine. Le FN est dans une campagne interne pour choisir qui d’entre Marine et Bruno succèdera au Chef Jean-Marie sur le trône. Marine Le Pen a donc fait ce weekend du Le Pen afin d’attirer l’attention de la partie xénophobe du Front National.
Il n’y a pas grand chose de plus à dire. Évitons seulement de lui donner une place médiatique qu’elle ne mérite pas.
Les prud’hommes de Mantes-la-Jolie viennent de débouter la plaignante du licenciement de la crèche baby loup. Le jugement reconnaît “l’insubordination caractérisée et répétée” de la salariée .
Ce jugement est une victoire dans la protection de nos principes de la laïcité. Je salue cette sage décision qui tend vers le respect du vivre ensemble
ainsi, le 9 novembre dernier je m’exprimais sur ce blog afin de défendre laïcité. Baby-Loup : Une décision qui tend vers le respect du vivre ensemble.
Brice Hortefeux s’est dit favorable à des améliorations de la loi pénitentiaire de 2009 afin que la condamnation à une peine égale ou inférieure à deux ans emprisonnement soit exécutée.
Je suis favorable à cette amélioration qui va dans le sens même de l’idée de justice. Quand il s’agit d’un acte de délinquance répréhensible par une peine d’emprisonnement et que celle-ci est de 2 ans, on est en droit de s’attendre à une exécution de la peine. Quel message apportons-nous si nous n’exécutons pas les peines de prisons inférieures à deux ans ? Un message d’impunité à l’égard des caïds.
Cependant, la privation de liberté ne doit pas être sèche et dénuée de sens. Il faut que des outils d’encadrements et d’accompagnements efficaces soient mis en places afin de lutter contre la récidive.
Chaque victoire emportée par la France contre ses propres conservatismes est le résultat d’une confrontation. Lorsqu’il s’agit de prendre acte de l’évolution de notre société, les libertés à conquérir sont toujours précédées d’incompréhensions, d’inquiétudes et de prophéties menaçantes. C’est en répétant les choses avec obstination que les Français, et plus encore les Françaises, ont dissipé les doutes et obtenu le droit au divorce, puis le droit de disposer librement de leur corps, malgré tous les messagers de l’apocalypse qui s’y sont opposés.
Il y a un demi-siècle, on imposait aux futurs parents la naissance d’enfants non désirés. Aujourd’hui, à travers les interdictions inscrites dans la loi de bioéthique, on interdit à des parents la naissance d’enfants désirés. La distance qui sépare notre droit ancestral des réalités de nos familles n’a cessé de s’étendre.
La multiplicité et la plasticité des modèles familiaux ne peuvent être ignorées plus longtemps. En sociologie, en psychanalyse et en droit, voilà bien longtemps que les liens sociaux priment sur les liens biologiques. Parenté et filiation n’ont rien de naturel, ce sont des liens institués. Ce ne sont pas les liens génétiques mais la manifestation de la volonté d’être parent, l’engagement irrévocable, et la réalité d’une vie de famille qui font d’une personne un parent. Ce n’est pas le fait de porter un enfant qui fait d’une femme la mère de cet enfant, mais le fait de le vouloir, de s’engager à l’élever et de s’y préparer.
Voilà trente ans que les techniques médicales permettent aux femmes de porter l’enfant d’une autre. Il y a vingt ans, alertés par les dérives qui pouvaient affecter cette pratique en l’absence de toute loi, le juge puis le législateur français ont préféré mettre un terme à la pratique elle-même, plutôt qu’à l’absence d’encadrement. C’est ainsi que toute gestation pour autrui est prohibée dans le droit français depuis 1991.
Depuis, des enfants naissent grâce à des gestations pour autrui dans plusieurs démocraties avancées. Les droits des femmes et l’intérêt des enfants y sont protégés. Leurs témoignages invalident les justifications que les avocats de la prohibition vont chercher là où aucun cadre n’est proposé par la loi. Refuser un encadrement de la gestation pour autrui en prenant exemple sur les dérives connues dans les pays qui n’encadrent pas les gestations pour autrui : voilà l’artifice auquel se prêtent les partisans du statu quo.
Oui, sans encadrement, la société peut dériver vers une instrumentalisation des femmes, une réification de leurs corps, une marchandisation de l’enfant. Sans encadrement, les droits de tous ceux dont le corps peut être source de profit sont en danger. C’est la raison pour laquelle nous proposons de fixer le cadre qui permettra aux femmes de porter un enfant pour d’autres parents sans voir leurs droits menacés.
FIXER DES CRITÈRES
L’élaboration d’un tel cadre nécessite, comme toute élaboration de nouvelles règles, l’ouverture d’un débat, l’emploi d’un vocabulaire commun et l’écoute des arguments contradictoires. Les états généraux de la bioéthique, organisés par le gouvernement en 2009, n’ont pas permis ce débat.
La gestation pour autrui ne sera une authentique pratique altruiste que si elle est encadrée. Cela signifie qu’il faudra fixer des critères psychologiques, physiques et sociaux objectifs et non discriminatoires pour autoriser une femme à porter un enfant pour d’autres parents. Pour éviter toute forme de dérive, nous proposons de ne pas autoriser les femmes sans enfant à porter un enfant pour autrui, de limiter le nombre de gestations pour autrui par femme, et de fixer une limite d’âge. Nous ne proposons pas de permettre à une mère de porter un enfant pour un de ses descendants. Nous excluons toutes relations financières entre les parents et la femme qui porte leur enfant. C’est au juge d’établir l’état civil de l’enfant et de fixer les conditions de la grossesse, en respectant la liberté de la femme de prendre à tout moment toutes les décisions relatives à son corps. C’est à la société de prendre en charge le coût de la grossesse, comme dans le cas d’un congé maternité.
Au XXIe siècle, la fondation d’une famille est l’expression d’une volonté, c’est à dire de la conjonction d’une liberté individuelle et d’un projet partagé. La venue au monde d’un enfant résulte de cette liberté et de ce projet. Encadrer la gestation pour autrui, c’est reconnaître que cette liberté et ce projet ne s’arrêtent pas aux frontières biologiques. Des parents, des géniteurs, une gestatrice peuvent permettre, ensemble, la venue au monde d’un enfant. Il revient à la société de fixer le cadre nécessaire à la protection de cette liberté.
On co-signait cette tribune dans le Monde du 13 décembre 2010 :
Michèle André, sénatrice du Puy-de-Dôme, Elisabeth Badinter, philosophe, Gérard Bapt, député-maire de Saint-Jean, Joëlle Belaisch-Allart, gynécologue obstétricienne, Serge Blisko, député de Paris, Patrick Bloche, député-maire du XIe arrondissement de Paris, Gilles Bon-Maury, président d’HES, Jean-Michel Boucheron, député d’Ille-et-Vilaine, Nathalie Boudjerada, avocate, Christophe Bouillon, député-maire de Canteleu, Laurence Brunet, juriste, Anne Cadoret, anthropologue, Laure Camborieux, présidente de Maia, Olivia Cattan, présidente de Paroles de femmes, Monique Cerisier Ben Guiga, sénatrice des Français établis hors de France, Nadia Cherkasky, psychologue, psychanalyste, François Dagnaud, adjoint au maire de Paris, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, Valérie Depadt-Sebag, juriste, Olivier Dussopt, député-maire d’Annonay, Rémi Féraud, maire du Xe arrondissement de Paris, Olivier Ferrand, président de Terra Nova, Aurélie Filippetti, députée de Moselle, Antoinette Fouque, psychanalyste, Caroline Fourest, rédactrice en chef de la revue ProChoix, Véronique Fournier, médecin, Geneviève Fraisse, philosophe, Maurice Godelier, anthropologue, Jean-Pierre Godefroy, sénateur de la Manche, Martine Gross, sociologue, Juliette Guibert, gynécologue obstétricienne, Bruno Julliard, secrétaire national du PS, Serge Hefez, psychiatre, psychanalyste, Géraud de La Pradelle, juriste, Jean-Marie Le Guen, député de Paris, Catherine Lemorton, députée de Haute-Garonne, Claudine Lepage, sénatrice des Français établis hors de France, Annick Lepetit, députée de Paris, Roger Madec, sénateur-maire du XIXe arrondissement de Paris, François Marc, sénateur du Finistère, Sylvie et Dominique Mennesson, co-présidents de l’association Clara, Jennifer Merchant, politologue, Jean-Pierre Michel, sénateur de la Haute-Saône, Jacques Milliez, gynécologue obstétricien, Frank Natali, avocat, Israël Nisand, gynécologue obstétricien, Ruwen Ogien, philosophe, François Olivennes, gynécologue obstétricien, Corine Pelluchon, philosophe, Mao Peninou, adjoint au maire de Paris, François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, Marie-Line Reynaud, députée de Charente, Elisabeth Roudinesco, historienne, psychanalyste, Joy Sorman, écrivain, Irène Thery, sociologue, Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS, André Vallini, député, président du conseil général de l’Isère, Alain Vidalies, député des Landes, Richard Yung, sénateur des Français établis hors de France.
Michèle André, Elisabeth Badinter, Gérard Bapt, Joëlle Belaisch-Allart, Serge Blisko, Patrick Bloche, Gilles Bon-Maury, Jean-Michel Boucheron…
Nous devons être méfiant devant le cas Borloo. S’imposant doucement au centre, il peut séduire un électorat de gauche.
Sans aucun doute Borloo est un homme de droite qui entre dans la pré-campagne présidentielle comme un homme trahi par le Président de la République et au capital sympathie élevé. Avec le masque de son indépendance retrouvée, il y a un risque qu’il séduise un électorat de centre gauche. Or cet électorat avait déjà flirté avec le centre de 2007.
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