05
nov
2010
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remaniement ?

Jamais un remaniement n’aura été aussi proche d’une pièce de boulevard. Cette annonce date déjà du printemps dernier, plus de 6 mois sont passés et la réforme des retraites a été votée. On est en droit de se demander à quoi joue notre Président de la République et ses conseillers. Cherchent-ils des gouvernants malléables qui ne feront aucune ombre à Nicolas Sarkozy ou utilisent-ils cette botte médiatique pour noyer le mauvais bilan de cette mandature sous l’interrogation « qui remplacera Fillon ».

Cette orchestration Élyséenne révèle une fois de plus que le président de la République repousse l’intérêt général des français pour se préoccuper uniquement de son intérêt particulier.

Ainsi, la hausse du taux de chômage en France qui a été près de deux fois plus rapide pour les jeunes que pour tous les actifs entre 2008 et 2009 auxquels viennent s’ajouter des français toujours aussi pessimistes sur la hausse de leur pouvoir d’achat accréditent le fait que nous sommes bien loin des promesses engagées pendant la campagne de 2007.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , ,
05
nov
2010
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Bertrand Delanoë une succession qui n’est pas à l’ordre du jour

Dans classe la politique parisienne, on sent bien que la question de la succession de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris ouvre des discussions de comptoir. Cette succession qui viendra en son temps n’est pas encore à l’ordre du jour dans les instances du PS. Les municipales n’auront lieu qu’en 2014.

Il ne faudrait pas que cette question dont la réponse est encore lointaine, occulte notre priorité à venir. Cette priorité pour Paris est la campagne des législatives de 2012. Les parisiens attendent autre chose de nous. Ne les décevons pas. Concentrons nos efforts sur nos priorités : le logement, la solidarité, l’environnent et le vivre ensemble.

04
nov
2010
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Le piège du bouclier fiscal

La commission européenne demande dans un avis motivé à la France de réformer son bouclier fiscal. Cet avis motivé a pour but de revenir sur le dispositif qui est « contraire aux principes du droit de l’Union européenne, en particulier en matière de libre circulation des personnes, des travailleurs et des capitaux » et non contre le côté injuste de cette mesure. En effet, elle ne trouve rien à redire sur le plafonnement des impôts payés par les contribuables les plus riches de notre pays.

C’est donc dans ce contexte que le bouclier fiscal revient au Sénat. En effet, la commission des finances a adopté le 3 novembre dernier un amendement demandant sa suppression conjointement à la suppression de l’ISF. Un amendement, qui sans surprise, sera rejeté par le prochain gouvernement. A ce refus de réformer une mesure impopulaire, je vois une principale raison : l’élection présidentielle.

Ce fondement trouve son explication dans les déclarations du « premier ministrable » ministre du budget, François Baroin, qui a annoncé qu’une réforme fiscale ne peut pas être menée à la hâte, fermant ainsi une nouvelle fois la porte à tout projet de suppression immédiat du bouclier fiscal.

Le gouvernement qui est commandé par le Président de la République ne souhaite pas faire tomber le bouclier fiscal maintenant, car cette suppression marquerait un recul net sur la politique fiscale voulue par le Nicolas Sarkozy au début de son mandat. La stratégie qui s’amorce autour du bouclier fiscal est une stratégie de campagne électorale en vue de gagner l’élection reine. Ainsi, le rejet du bouclier fiscal doit rester maintenu et le restera dans l’opinion publique jusqu’en juin 2011 date de la présentation du projet de loi finances rectificatif et des primaires du parti socialiste.

On peut prévoir que dans l’année de campagne qui arrive à partir du mois de mai prochain, Nicolas Sarkozy, Président sortant, dans un geste magnanime revienne sur le bouclier fiscal tout en reconnaissant son erreur d’appréciation sur cette réforme.

Ainsi le piège du bouclier fiscal se referme ne profitant plus aux autres candidats. Il faut donc être très attentif à cette question qui lissera l’image de Nicolas Sarkozy. D’un Président du « jaichangé » on passera à un Président du « jevousaicompris » un peu plus gaullien et donc social.

A nous de proposer dans notre programme pour 2012 une nouvelle politique fiscale prenant comme centre de gravité la classe moyenne représentative de la majorité de la population française. C’est-à-dire que notre effort ne doit plus porter sur la critique du bouclier fiscal mais sur la proposition d’une fiscalité juste et équitable demandée par les français.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,
03
nov
2010
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Persécutions subies par les chrétiens d’Irak

J’ai attiré l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur la situation préoccupante des persécutions subies par les chrétiens d’Irak.

L’attentat à la veille de la Toussaint dans une église chrétienne de Bagdad n’est pas un geste aveugle du terrorisme mais une négation de la constitution irakienne qui prône en son article 2, alinéa 2, un Irak ouvert où les droits de toutes les minorités seraient respectés dans la pratique. L’Irak reste le pays du Moyen-Orient qui a connu la plus forte augmentation de la persécution à l’encontre de sa population chrétienne.
La France qui a offert son hospitalité à plus de 1 300 chrétiens d’Irak depuis 2008 doit se montrer protectrice de cette population dans ses relations bilatérales avec ledit pays.

Je lui ai demandé donc de lui préciser sa position sur ce dossier.

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