30
oct
2009
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Salariés sans papier sur le chantier du tramway

Je me suis rendu ce matin en compagnie de Frédérique Calandra, maire du 20e, sur le chantier du tramway, Porte des Lilas, afin de rencontrer les grévistes des entreprises opérantes, en l’occurrence salariés mais en situation irrégulière. L’économie française ne peut décidemment pas se passer d’une main d’œuvre corvéable à merci, facilement licenciable, payée à moindre coût. Depuis un an, les Français découvrent avec stupeur que ces pratiques ne sont pas du seul ressort du Bâtiment mais concernent aussi la restauration y compris des enseignes connues voire « branchées ».

Le contrat de travail constitue à mes yeux un critère indiscutable pour accéder à la régularisation sur notre sol. On ne peut pas d’un coté sanctionner «mollement» les entreprises qui emploient des sans papiers et renvoyer chez eux, celles et ceux qui font aussi « tourner » l’entreprise. Il y a deux poids, deux mesures, n’est–ce pas monsieur Besson ?

29
oct
2009
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Les sénateurs PS veulent « rendre le président effectivement responsable» 

PARIS, 29 octobre 2009 (AFP) – Les sénateurs PS Robert Badinter et François Patriat ont annoncé mercredi avoir déposé une proposition de loi organique « pour rendre le président de la République effectivement responsable» .

Les sénateurs soulignent, dans un communiqué, que le projet de loi organique rendant applicable l’article de la réforme constitutionnelle du 23 février 2007 portant sur la responsabilité du chef de l’Etat, n’a toujours pas été présenté au Parlement.

« Voilà bientôt trois ans que la réforme constitutionnelle a été votée et le président de la République est toujours « irresponsable» , déclarent-ils. Partant de cette situation, ils proposent de « combler cette lacune incompréhensible qui déséquilibre nos institutions» .
Selon l’article 68 de la réforme constitutionnelle, le président de la République peut être destitué « non plus pour un crime de haute trahison, mais pour un « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat» , indiquent-ils.

« Pour le président, manquer à ses devoirs, cela revient d’abord à manquer à la Constitution, ainsi la responsabilité du président de la République est donc purement politique, et ne peut donc être dénoncée que politiquement» , ajoutent-ils.

L’ancien garde des Sceaux Robert Badinter et François Patriat proposent une procédure pour réunir la Haute cour de Justice calquée sur le modèle de la saisine du Conseil Constitutionnel.

L’article premier de leur proposition stipule ainsi qu’une proposition de résolution tendant à la réunion de la Haute cour peut être déposée par soixante députés ou soixantes sénateurs» .

29
oct
2009
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Dominique de l’Alternative

Dominique de Villepin se voit comme une alternative à Sarkozy, alternative qui tourne uniquement autour de sa propre personne. Si on peut parler d’alternative sur les personnes, il ne fraudait pas imaginer une « alternative » des idées !

Dominique de Villepin proclame avec éloquence le même message que son adversaire pendant la campagne de 2007.
On se souvient d’un hypercandidat qui se révélait être de la rupture en proposant une autre alternative à la France: la droite décomplexée.

Cette option entre deux choses que Dominique de Villepin redéfinit autour de son aura personnel pose le diagnostique de la schizophrénie. En effet chef du gouvernement sous Chirac il est à la genèse du CNE, du CPE, de la circulaire sur les conditions d’interpellation des étrangers en situation irrégulière et de l’état d’urgence. Ne nous laissons pas duper par l’alternative villepiniste.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags :
27
oct
2009
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Besson et les autres

Quel beau retour de l’esprit pétainiste dans notre société à quelques mois de l’ouverture de la campagne des régionales. Les voix du Front retournent au bercail. Le Président de la République commande à Besson d’aller les reconquérir.

Ni une ni deux, en un rien de temps, notre ministre de l’immigration et de l’identité nationale s’envole avec zèle.

Ouvrir un débat sur le concept d’être Français, Française dans notre société du 21ème siècle peut être, me semble-t-il, une idée prometteuse. On imagine facilement un vaste chantier creusé par des universitaires invitant la société civile à venir témoigner, à donner une définition de l’Être français, une commission Stiglitz de la question.

C’est exactement l’inverse que la majorité nous propose. Un parti politique au pouvoir demande une nouvelle définition sur le sujet et afin que la réponse à la problématique ne soit pas contraire aux idées rétrogrades de ce gouvernement en matière d’identité nationale, Monsieur Besson, explique que les débats seront conduits par les préfets qui décideront de quelle société civile on pourra appeler à venir déposer. Démarche inverse d’une réflexion objective.

Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ? La réponse peut sembler assez simple. Toutes personnes ayant la nationalité française est donc Français par le droit. La nationalité est cependant un concept récent dans notre histoire et on peut se sentir Français uniquement par amour de la France.
Je pense que toute personne se reconnaissant dons nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité peut se reconnaître comme tel.

Où est donc l’intérêt pour un parti politique de souhaiter la création d’un débat sur l’identité nationale – sous entendu française ? Cette précision indique de fait une différenciation entre le Nous et les Autres, entre le bon Français et le mauvais !

Je rappelle qu’il eut dans notre histoire peu glorieuse des passions pour l’identité française qui ont déchiré notre pays. La première apparaît dans les années 1880 avec l’affaire Dreyfus et la seconde dans les années 1930. Sommes-nous devant une troisième crise identitaire, nationaliste, prête à refaire entrer dans les foyers cette xénophobie latente qui n’a jamais cessé de nous survoler ?

Je laisse donc le soin à Éric Besson d’apporter la réponse sur l’identité nationale. Mais de cette interrogation gouvernementale, sur ce qu’est « être Français» , nous pouvons en extirper une conclusion : nous sommes encore loin d’une identité européenne.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
21
oct
2009
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David Douillet

L’élection de David Douillet dimanche dernier, avec 52% des suffrages exprimés, est médiatisée par la majorité comme une victoire sur la gauche ce qui lui permet de reprendre l’offensive afin d’estomper les différentes « affaires » des dernières semaines.

Que l’on ne si trompe pas, la victoire du grand brun avec une ceinture noire est nullement une information d’envergure. L’ancienne circonscription de Jacques Masdeu-Arus, déchu de son mandat de député le 6 août 2009 par le Conseil constitutionnel, est acquise à la droite depuis 1988.
On remarquera que dans cette circonscription des Yvelines où l’UMP faisait 60% en 2002, la notoriété de David Douillet n’a pas permis de réaliser un raz de marée.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags :
20
oct
2009
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Règlements de compte à OK Epad

L’abordage de l’EPAD par le clan Sarkozy est la partie visible d’un règlement de compte au sein de l’UMP.

Tous les coups sont permis. Il faut dire que la droite possède, elle aussi, des dissensions importantes qui la fragilisent. L’ouverture n’a pas réellement plu aux dents longues, Copé se veut une voix parlementaire au dessus des ministres et du Premier ministre fantoche et la taxe carbone est mal digérée dans le ventre des militants UMP.

Le Président place ses pions, ses fidèles parmi les fidèles. Il s’entoure d’un clan solide (Charles Pasqua, Dassault et les Balkani) et familial.
Le conseil général des Hauts-de-Seine est la cible. L’Epad est le poste avancé rêvé pour l’investiture du clan Sarkozy et ainsi faire taire les Brutus.

Dans cet épisode de la guerre anti-Devedjian, Nicolas Sarkozy évince son ministre de la relance âgé de 65 ans, trop vieux pour diriger le premier centre économique européen. Devedjian n’aura pas été épargné. Pressenti pour faire son entrée au gouvernement en 2007, il est remercié pour le poste fantôme de secrétaire général de l’UMP avant de devenir un ministre de la relance au pouvoir très limité.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : ,
09
oct
2009
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Légalisation de la consommation de cannabis

Je rejoins les propos de Daniel Vaillant dans « le Parisien»  d’aujourd’hui sur la légalisation de la consommation de cannabis.
Nous savons depuis les années 30 que la prohibition d’une drogue à forte consommation n’est pas la réponse adéquate pour faire disparaître le trafic et la criminalité.

Le cannabis est une drogue. Mais doit-on le mettre au même niveau que les autres drogues comme la cocaïne, l’héroïne ou bien encore le crack.

Il faut arrêter l’hypocrisie qui règne sur cette substance. L’économie souterraine fonctionne très bien alors que son commerce et sa consommation sont interdites.

Je suis totalement en accord avec Daniel Vaillant lorsqu’il propose de « prendre le pari de légaliser la consommation personnelle de cannabis à travers un contrôle de la production et de l’importation, comme c’est le cas avec l’alcool»  ou le tabac.

La droite nous dit laxistes et nous rappelle l’adoption de la loi n° 2003-87 du 3 février 2003 relative à la conduite sous l’influence de substances ou plantes classées comme stupéfiants. Loi dite « Marilou ».
Mais quel est le parti politique le plus laxiste ? Celui qui veut contrôler un système ou celui qui le laisse se développer sans pouvoir le stopper ? Et que dire de l’alcool, drogue de plus en plus consommée par les jeunes, drogue qui détruit des familles et enfin drogue qui continue de tuer sur nos routes. Si le gouvernement souhaite jouer la carte de l’anti-laxisme, je ne demande qu’à voter une loi interdisant l’alcool au volant.

Je me souviens d’une campagne contre l’alcool en 2008 qui avait pour slogan « l’excès d’alcool entraine comas éthyliques, violences, accidents et abus sexuels… »

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
09
oct
2009
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Frédéric Mitterrand

Je parlais hier de la précipitation à défendre un homme public pour des faits peu défendables.
Benoit Hamon s’est surement un peu trop vite précipité. En relayant la parole du FN, on se demande qu’elle mouche à bien pu piquer notre porte parole. Si la phrase sortie de son contexte peut être choquante, la lecture du livre dans son ensemble aurait du être le début à toute polémique. La précipitation et la surenchère médiatique ont pu amener certains d’entre nous à penser qu’il faisait référence à des aventures pédophiles. La lecture du livre nous montre qu’il n’est jamais question de pédophilie. Les explications de l’auteur en 2005 ainsi que les explications au « vingt-heure » de TF1 devraient, espère-t-on, faire cesser la polémique.

On n’attaque pas un adversaire politique de cette manière, laissons cette façon de faire à l’extrême droite.

« La mauvaise vie » de Frédéric Mitterrand n’est pas la mauvaise vie de Polanski.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags :

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