Il faut relancer le 104
Ouvert en octobre 2008 à l’emplacement des anciennes pompes funèbres municipales de Paris (dont j’ai pu obtenir le classement à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques), le 104, établissement artistique de la Ville de Paris, souffle sa 1ere bougie dans un contexte difficile. Subventionné par la mairie de Paris à hauteur de 8 millions d’euros, le 104 est un lieu de création original sans doute unique dans sa conception et dans la définition de son projet.
Je n’entends pas, pour ma part, crier avec les loups sur le bilan de cette première année ni mettre en cause trop facilement les deux directeurs qui quittent leur fonction.
Rappelons-nous les débuts du centre d’art contemporain Georges Pompidou : les critiques fusaient de toute part tant sur le plan architectural que sur le mode de fonctionnement et le rapport au public ! Aujourd’hui, qui ose critiquer Beaubourg ?
Je suis donc partisan d’une analyse sereine, certes critique, mais juste de cette première année de fonctionnement.
Il y a beaucoup à dire mais l’essentiel à mes yeux est là : il faut revoir le cahier des charges du projet initial car la seule fonction d’accueil des artistes en résidence a montré ses limites, s’ouvrir en programmant des spectacles dans les deux salles de 200 et 400 places et des événements « grand public » sous la halle centrale, commercialiser d’autres espaces pour accroitre l’attractivité, implanter enfin la pépinière d’entreprises promise de longue date. Enfin, je souhaite un équipement résolument, aussi, tourné vers le quartier meme si j’assume totalement que ce n’est pas sa vocation première.
Ce lieu est magnifique, unique, mobilisons les talents et les énergies pour le faire vivre.Le pari est ambitieux. Ne décevons pas les acteurs culturels et les Parisiens.
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