04
mar
2010
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Interview :

J’ai été interviewé par Federica Quaglia et Sophie Le Renard journalistes pour Dixneufinfo début mars. Dixneufinfo le journal en ligne de proximité sur notre arrondissement.

Voici l’interview dans son intégralité, vous pouvez néanmoins la retrouver sur le site de Dixneufinfo

Depuis quand habitez-vous le 19e ?

Depuis plus 38 ans ! J’y suis arrivé car ce n’était pas cher mais venant du 15e, je ne connaissais pas. Je ne pensais pas y rester et j’y ai fait mes racines. Et au final j’ai passé dans le 19e la majeure partie de ma vie.

Comment était-ce l’arrondissement à votre arrivée ?

C’était en 1971, il y avait encore des usines. J’ai vu le déclin industriel de l’arrondissement. Et j’ai vu aussi des opérations urbaines menées de façon brutale. Le 19e a subi un urbanisme irréfléchi dont nous payons les conséquences aujourd’hui. Mais à partir des années 80, des projets intéressants ont abouti comme la cité des Sciences et le parc de la Villette.

Comment êtes-vous entré en politique ?

Mon père était à gauche. Je me suis engagé en politique d’abord à la section du Parti Socialiste et après en tant qu’assistant parlementaire (de Georges Sarre). C’est une carrière non programmée. Moi, j’ai juste un bac. Mais si je devais revenir en arrière,peut-être que j’aurais aimé être vétérinaire.

Comment définiriez-vous votre action en tant que Maire ?

Dès mon élection en 1995, j’ai essayé de mettre à niveau cet arrondissement pour que l’on en parle pas seulement dans les faits divers. Question délinquance et trafic de drogue, je dirais que les choses vont mieux. Mais ce n’est pas le paradis sur terre, c’est fragile. Depuis quelques mois, il y a de nouveau du trafic de drogue à Stalingrad. Cela est dû au démantèlement opéré sur Saint Denis : on ne fait que déplacer les problèmes..

Cependant avec l’élection de Bertrand Delanoë en 2002 à la mairie de Paris, j’ai l’impression d’avoir fait des pas de géant. En quelques années, l’ habitat insalubre a été résorbé. On a créé le Cenquatre, aménagé le bassin de la Villette, rénové des quartier, requalifié le boulevard Mac Donald.

Quels sont les chantiers pour cette année ?

Le gros chantier de 2010 est l’extension de la ligne T3. On prévoit aussi la rénovation du Quai de Seine, de la rue de Crimée à Stalingrad et beaucoup d’opérations urbaines plus petites. Les entrepôts Mac Donald vont être sciés en deux pour laisser passer le tramway et ils seront réhabilités,avec des commerces, des bureaux, des logements sociaux.

Comment jugez vous l’évolution de la population ?

La population a changé : les ouvriers sont partis de Paris. Aujourd’hui de jeunes trentenaires viennent s’installer dans le 19e. Ils ont plus de possibilité de logement qu’ailleurs pour fonder une famille. C’est un arrondissement dynamique. Le prix du mètre carré est le moins cher de Paris et le 19e reste terre d’accueil. En outre, nous avons actuellement 36 % de logements sociaux. C’est l’arrondissement qui en a le plus.

Nous apportons aussi de nombreuses aides en matière sociale. Le 19e contribue largement à la solidarité parisienne.

Mais les rapports entre les différentes communautés semblent rester tendus..

Il y a eu des incidents l’an passé, je ne le nie pas. Mais la médiatisation outrancière ne nous a pas aidé. Globalement, tout le monde vit dans une bonne harmonie. Il y a, de temps à autres, des insultes entre juifs et maghrébins, mais pas de guerres de religion dans le 19e ! Souvent ce sont des histoire de gamineries, qui ne dépassent pas le niveau de l’insulte.

Le Centquatre a connu quelques vicissitudes… Quel est son avenir ?

Tout d’abord, c’est un lieu magnifique mais très difficile à animer. Avec le recrutement d’un nouveau directeur en juillet on va tourner une page. La mission a été revue. Avec d’avantage de salles pour plus de publics, plus de commerces culturels. Il faut faire rentrer des publics qui ne sont pas consommateur de culture un peu comme dans les passages parisiens. Il faut offrir une culture plus populaire mais il faut aussi modérer les critiques et avoir un peu de patience.
 
Lors du dernier conseil d’arrondissement du 1er février l’opposition était absente…

Oui je n’ai pas bien compris. Il y avait un boycott. Mais d’habitude cela se passe bien. Il n’y avait pas, cette fois là, beaucoup de sujets conflictuels.

Vous en êtes à votre troisième mandat. Pensez-vous vous présenter aux prochaines élections municipales de 2014 ?

Je ne sais pas encore. Mais cela fait déjà 15 ans et c’est lourd…Quand il y a le moindre problème, on interpelle le maire en direct : les gens ne connaissement que leur maire.

26
fév
2010
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Le sage Charrasse

Encore ce matin on m’interpellait sur la nomination de Michel Charrasse au conseil constitutionnel.
Je pense que la polémique autour de cette figure politique à la personnalité de franc-tireur doit cesser. Car si l’homme a des défauts et que depuis la mort de Mitterrand la flamme socialiste s’est largement amoindrie, il ne reste pas moins, aujourd’hui, qu’un homme très compétent en matière de droit constitutionnel et nul ne peut le contester. Homme intelligent et intègre il pourrait devenir assez vite le poil à gratter du conseil des sages.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse | Tags : ,
25
fév
2010
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Quick, la restauration et la religion

Le dépôt d’une plainte pour discrimination contre une enseigne Quick dans le nord de la France ne trouve pas de justification à mes yeux.

Les restaurants proposant une cuisine exclusivement halal existent depuis longtemps. L’annuaire de Paris regorge de « fast food » servant uniquement des produits halals. Personne jusqu’à présent ne s’en est offusqué. Il a donc suffit qu’une grande chaîne de restauration rapide propose seulement des hamburgers halals pour que le politique s’engouffre dans ce débat religo-gastronomique. En outre les 8 restaurants proposant ces menus ont simplement remplacé le bacon par de la dinde fumée. La viande de bœuf quant à elle étant issue d’un abattoir réglementaire.

Cette polémique est pour moi l’une des séquelles du débat sur l’identité nationale, pas tout à fait en rémission, qui donne raison à tous ceux qui y voyaient une stigmatisation d’une partie de la population française.

Quick ne fait que répondre à une demande par une offre dans le seul but de faire des bénéfices. N’allons pas imaginer que cette chaine de « junk food » a choisi ce type d’alimentation afin de réparer une injustice religieuse. Il s’agit uniquement d’économie de marché.

Dans le cas où nous voudrions réglementer la liberté d’entreprendre dans la restauration afin d’indiquer ce qui peut ou ne pas être inscrit sur la totalité de la carte, il ne faudrait pas oublier les autres religions.

Avons-nous des levers de boucliers contre les restaurants indiens dont les cartes ne proposent jamais de viande de bœuf proscrite dans le religion hindouiste ? Avons-nous ce même débat envers les restaurants cashers ? Et que doit-on penser des cantines qui dans la grande majorité ne servent que du poisson le vendredi, fort d’un héritage catholique ?

J’ajoute que le code pénal est clair sur la définition de la discrimination au nom de laquelle une plainte a été déposée. L’article 225-1 du code pénal ne semble pas être applicable dans la vente par un restaurant de viande halal. En effet, les restaurants proposant une alimentation différente de notre culture suivant des préceptes religieux ne font pas de discrimination, puisque toute personne suivant leur appartenance ou non à une religion déterminée ont le droit de venir y manger.

Attention toutefois à l’effet boomerang, dans le sens où la jurisprudence donnerait raison à l’argument de discrimination. Je vous laisse le soin de concocter les prochains menus qui devront laisser une place sur la carte à des plats religieux afin que les restaurants ne se retrouvent pas discriminant envers une religion.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
23
fév
2010
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Les questions que soulève Ali Soumaré.

Les propos qui ont été tenus par Francis Delattre et Sébastien Meurant, maires UMP de Franconville et Saint-Leu-la-Forêt sont abjects. Les coups bas donnés ce weekend contre la tête de liste socialiste dans le Val d’Oise interpellent en deux points. Je me pose la question de savoir comment deux élus de la république ont-ils pu avoir accès au casier judiciaire d’un adversaire politique dans une démocratie basée sur la séparation des pouvoirs?

La deuxième question se porte sur la titularisation des candidats sur les listes électorales, dans un souci de transparence démocratique, un parti politique ne devrait-il pas s’informer sur les antécédents judiciaires d’un candidat? Cette démarche d’honnêteté éviterait les ignobles propos de ce weekend.

Ecrit par Roger Madec dans : Communiqué de presse |
23
fév
2010
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chacun chez soi !

L’affaire George Frêche s’enlise dans la durée et nuit au débat électoral. Il est temps d’apaiser le climat et de soutenir la liste PS conduite par Hélène Mandroux. Le Parti Socialiste et son unité retrouvée depuis quelques mois restent fragile.

Une nouvelle fissure apparaît autour de la septimanie et elle démontre ostensiblement que nous ne sommes pas encore aussi unis que nous le voulions laisser paraître.
François Rebsamen et Gérard Collomb, deux amis sénateurs, ont décidé de soutenir le tonitruant Frêche exclut du PS depuis 2007. Dans cette compagne électorale, il serait naïf d’imaginer que toutes les régions peuvent rester à gauche sans combat électoral, il est donc plus que nécessaire que l’éparpillement de nos communiqués de presse cesse et que chacun rejoigne sa région.

18
fév
2010
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Concerts d’hiver à la mairie du 19ème.

Concerts d-hiver_220La mairie du 19ème organise plus d’une douzaine de concerts. Tous les concerts auront lieu du 21 au 28 février 2010
Salle des Fêtes de la Mairie du 19e , 5 / 7 place Armand Carrel, Entrée gratuite
voici le programme

Dimanche 21 février 2010 à 15h :
Duo piano et violon : la violoniste Christine Massetti et la pianiste Katiana Georga interprètent Stravinsky, Chostakovitch, Bartok, de Falla, Schubert et Fauré

Dimanche 21 février 2010 à 19h :
Le théâtre s’invite à l’Opéra : comédiens et chanteurs confrontent leurs grandes œuvres de la littérature et de l’opéra : Don Juan / Don Giovanni, La dame aux camélias / La Traviata, Le Barbier de Séville / Il barbiere di Siviglia

Lundi 22 février 2010 à 20h :
Concert russe : Airs d’opéra et œuvres au piano du répertoire russe : Tchaïkovski , Moussorgski et Rimski Korsakov

Mardi 23 février 2010 à 20h :
Les amours des poètes : Des mélodies françaises, italiennes, allemandes autour d’un chef d’œuvre d’humanité, le cycle Les amours du poète (Dichterliebe) de Schumann, interprété par le ténor Marco Avallone et Michel Rabaud au piano

Mercredi 24 février 2010 à 15h :
Dégustation musicale : avez-vous déjà essayé de vous mettre dans la musique ? C’est à un voyage insolite que vous convient Marco Avallone (ténor), Michel Rabaud (piano) et leurs amis : écouter et discuter très librement d’œuvres variées mêlant les époques et les genres (et pas que du classique !)

Jeudi 25 février 2010 à 20h :
Soirée d’improvisation au piano : Cyrille Lehn et Elsa Grabowski, pianistes, nous montrent en interaction avec le public, ce que l’on peut faire avec un piano, deux ou quatre mains, des œuvres de tous les répertoires et un rien d’imagination. Une soirée originale en interaction avec le public pour s’étonner et se faire plaisir !

Vendredi 26 février 2010 à 20h :
Nelson Veras invite… : une soirée brésilienne par le guitariste Nelson Veras et ses invités (contrebasse, percussions). Bossa nova, chansons et musiques populaires brésiliennes avec des reprises de certains standards.

Samedi 27 février 2010 à 16h :
Le voyage d’hiver de Franz Schubert : ce chef d’œuvre du romantisme allemand est interprété par la basse Jean-Philippe Doubrère, accompagné par la pianiste Emma Poli Stephenson. Un voyage au plus profond de nous-mêmes

Dimanche 28 février 2010 à 15h :
Mélodie française : la mezzo soprano Delphine Arbeau et la pianiste Marie-Laure Gallier nous offrent une promenade dans les œuvres de Massenet, Fauré, Poulenc et Duparc

Dimanche 28 février 2010 à 19h :
Enfer et paradis : un concert parcourant l’enfer, le purgatoire et le paradis avec des airs d’opéra et des airs sacrés. Ce voyage sera ponctué de lectures de la Divine Comédie de Dante, en italien et en français.

Ecrit par Roger Madec dans : Mon 19e |
17
fév
2010
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Turquie, je condamne ce crime « au nom de l’honneur» 

C’est un fait divers insoutenable et d’un autre âge qui plonge la Turquie dans un profond malaise.
Un crime, une jeune fille enterrée vivante « au nom de l’honneur » familiale.

Situé dans les zones tribales Kurdes cet acte inqualifiable montre que la Turquie à encore de gros efforts à faire pour lutter efficacement contre cette barbarie.

Le code pénal Turc réformé en 2006 annonce la réclusion à vie envers les auteurs de tels crimes alors que certains juges considèrent encore l’atteinte à l’honneur comme une circonstance atténuante.

Ce fait divers ne doit pas remettre en cause le processus d’adhésion en cours avec l’Union Européenne, cependant il appelle les autorités turques à devenir capables de protéger les victimes et à plus grande fermeté face à de tels actes.

16
fév
2010
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Débat : La violence scolaire

La violence scolaire est un malaise, une crise qui mérite un peu plus qu’une journée de travail sur ce thème. Luc Chatel, en annonçant les états généraux démontre sa petite préoccupation et son incompétence en matière sociale sur cette problématique. A moins que la proximité des faits divers avec les élections régionales soit propice à enfler cet immonde discours sécuritaire.

Lutter contre la violence scolaire, comme le souhaite le gouvernement, c’est avant tout s’intéresser à l’école et aux phénomènes de violence à l’école. Que peut-on entendre sous ce terme si large de violence scolaire ? Le crêpage de chignons, le désordre en classe, l’insolence, le vol entre membre d’une même école, le racket, les bagarres à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte scolaire, les insultes envers le camarade ou le professeur sans oublier les drames qui ont marqué ces dernières semaines. La localisation géographique de cette violence est une autre question qui se pose dans la recherche de cette définition. Jusqu’à quel abord de l’établissement la violence ne devient-elle plus scolaire ? Comment fait-on la différence entre de la violence scolaire et de la violence sociale ? Ici c’est bien l’idée d’une réflexion profonde qui doit être menée afin de véritablement s’interroger sur une problématique la plus précise possible. De quelle violence scolaire s’inquiète-t-on ?

A lire la presse et à regarder le 20 heures on s’aperçoit que cette violence est partout. Que tout le monde craint tout le monde. Craintes des parents pour leurs enfants et professeurs qui craignent pour eux-mêmes. Cette interaction de point de vue doit amener le gouvernement à comprendre les diverses violences de l’école et pourquoi elles sont apparues. Il s’agit d’ouvrir un vaste débat de société à l’image du débat sur l’identité nationale où l’on inviterait chercheurs, professeurs de collège et de lycée, parents et étudiants à venir témoigner sur ce malaise scolaire. Les écouter permettrait d’y voir un peu plus clair.

Les Chefs d’établissement veulent plus de moyens, les professeurs demandent le recrutement de surveillants pour les cours de recréation, les syndicats d’enseignants souhaitent plus de professeurs, les élèves indiquent qu’ils ont besoin de reconnaissance et les parents sacralisent cet espace qui ne doit pas être le reflet de la violence des quartiers. Depuis une semaine, il me suffit d’allumer la radio pour se rendre compte que ce débat existe, mais une fois de plus le gouvernement campe sur ses positions sécuritaires et fait la sourde d’oreille. La politique sécuritaire sert uniquement à masquer un problème sans y apporter de réponse juste. Luc Chatel se trompe de chantier en voulant faire du tout sécuritaire. La population scolaire lui demande simplement d’écouter, d’analyser et de proposer. En bref d’être un ministre au service de son administration.

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