03
sept
2010
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Chirac et le procès des emplois fictifs : l’intérêt des Parisiens d’abord !

Les commentaires vont bon train sur cette affaire y compris dans les rangs socialistes.
Quel est l’objectif du Maire de Paris ? Obtenir réparation du préjudice de 2,2 millions d’euros subi par les contribuables parisiens dans le cadre d’une affaire d’emplois présumés fictifs (le procès n’a pas eu lieu) à l’époque ou Jacques Chirac était aux commandes à l’Hôtel de Ville. L’accord passé entre les avocats des deux parties prévoit le remboursement intégral de ces sommes et sera soumis au vote du Conseil de Paris les 27 et 28 septembre prochains. En clair, l’ancien maire de Paris reconnaît implicitement le caractère litigieux de ces 21 contrats de travail et va rembourser sur ses deniers personnels une partie des sommes soit 550 000 euros, le reste étant à la charge de l’UMP. Je soutiens sans réserve cet accord qui, je le répète, a un caractère parfaitement public puisque les élus parisiens seront amenés à en débattre les 27 et 28 septembre. Qui peut présumer de l’issue d’un procès ? Faut-il attendre la fin la procédure judiciaire et une hypothétique condamnation de Jacques Chirac pour que le préjudice subi par les Parisiens soit enfin réparé ? Je voterai sans états d’âme cette délibération au Conseil de Paris car c’est avant tout l’intérêt des Parisiens qui doit guider nos choix .

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque |
02
sept
2010
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Loi de bioéthique : le gouvernement s’oppose aux familles homoparentales

La révision de la loi de bioéthique, plusieurs fois retardée, a donné lieu à de nombreux débats entre les autorités religieuses, les experts et les associations. HES (Homosexualités et Socialisme) y a pris part, et a déposé une contribution aux états généraux de la bioéthique. HES souhaite en particulier la dépénalisation et l’encadrement strict de la gestation pour autrui. HES demande également l’ouverture de la procréation assistée à toutes les femmes, sans discrimination.

La ministre de la santé a présenté hier les principales options retenues par le gouvernement. Dans la droite ligne du rapport parlementaire anti-homoparentalité de Jean Léonetti, le projet de loi exclut les célibataires et les couples homosexuels du recours à la procréation assistée, et maintient la prohibition de la gestation pour autrui.

En censurant ainsi les projets familiaux portés par les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans), le gouvernement isole la France dans des règles discriminatoires et anachroniques, éloignées des réalités de la société européenne. Je souhaite que le débat parlementaire à venir permette de défendre les avancées qu’attendent les associations et l’opinion publique.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque |
02
sept
2010
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La faute politique de Hamon

En décidant, pour les besoins de sa communication, de mettre à l’honneur Olivier Besancenot et le NPA lors de l’université d’été de son courant, Benoît Hamon ne tombe pas simplement dans le piège de la peopolisation politique : il commet également une faute politique.
A l’heure où le Parti socialiste reconstruit son unité pour aborder une rentrée sociale explosive et préparer une véritable alternative, il est regrettable que son porte-parole joue sur l’illusion d’une coopération possible avec les héritiers de la LCR.
Car le NPA n’a jamais envisagé, depuis sa création, de construire le moindre accord avec le Parti socialiste. Ceux qui ont encore en tête l’image d’un Olivier Besancenot hilare au soir du 1er tour des présidentielles de 2007 alors que Nicolas Sarkozy dépassait les 30% de voix savent bien que le peuple de gauche ne peut rien attendre du NPA, sinon ses oukases et ses attaques contre les autres formations progressistes.
Ce n’est pas le choix le plus responsable pour l’un des dirigeants de notre parti.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque |
01
sept
2010
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Fadela Amara : j’y suis , j’y reste !

Pathétique, l’entretien avec Fadela Amara paru dans « le Monde » daté du 1er septembre. Mais que faut-il de plus pour que la Secrétaire d’Etat quitte enfin ce gouvernement ? L’expulsion des Roms ? Je ne suis pas d’accord mais bon… La déchéance de la nationalité française ? C’est inutile, mais bon… Le plan banlieue au ralenti ? Je le regrette mais bon… Les crédits en baisse pour la rénovation des quartiers ? Les technocrates ne comprennent rien à ces enjeux, mais bon… Et si on vous propose de rester au gouvernement au moment du remaniement ? Ah oui mais bon… Pas à n’importe quelle condition !

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags :
20
juil
2010
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La banlieue n’est qu’un mot

Les violences de ce week-end ont fait resurgir les articles de presse sur la banlieue. Tous ont commenté les faits jouant sur le champ lexical de la violence. Cette nouvelle poussée de violence révèle notre échec social et notre échec politique face à cette colère. 17 lois relatives à la violence urbaine ont été votées depuis 2002 et rien. La violence subsiste, voici l’échec du pouvoir Sarkozy.

Il ne faut pas généraliser cette violence en banlieue. La banlieue n’est qu’un mot tout comme la jeunesse. Il faut se pencher sur une échelle spatiale plus restreinte si l’on souhaite comprendre le malaise de ces quartiers, foyers épisodiques de troubles à l’ordre public. Inutile de préciser que ces quartiers qui sont une partie intégrante d’une banlieue ou d’une ville subissent une ségrégation autant spatiale que sociale.

Cette violence qui anime les 13 heures et les 20 heures est généralement dû à la mort d’un jeune ou de plusieurs jeunes (2005) qui étaient poursuivis par la police. Le drame concluant cette action, qu’elle soit bavure caractérisée ou simple accident, entraîne toujours un épisode de violence isolée et court.

Cette constante qui débute en 1981 avec les incidents des Minguettes marque l’échec des politiques nationales à comprendre le terrain local. Cette constante amplifiée depuis 2002 marque l’échec du système répressif sarkozyste.

Cet échec naît dans la stigmatisation continue de la banlieue. Nous proposons, par les médias, une image dévalorisante, dégradante de la banlieue et d’une partie de la population appelée « jeunes de banlieue ». Les médias en recherchant la déviance font des rapprochements implicites ou explicites entre « les jeunes de banlieue » et les problèmes sociaux. Les reportages de TF1 ou de France2 abordent uniquement ces points de vue. Un « jeune de banlieue » délinquant, un « jeune de banlieue » nageant dans le trafic de drogue et le « jeune de banlieue » islamisé.

La banlieue est constamment stigmatisée et encore cette fois-ci avec les évènements de Grenoble. Personne ne connaissait ce quartier en dehors des administrés. Aucun sujet sur ce quartier n’a été traité afin de le valoriser à l’image des petits villages de France que Pernault sublime. Ils parlent de la banlieue uniquement lorsque ça brûle, uniquement lorsque des évènements spectaculaires et dramatiques s’y déroulent.

Il est plus que temps d’engager une véritable réflexion sur nos banlieues, sur nos quartiers. On souhaite un Grenelle de la sécurité, je demande un Grenelle sur les banlieues.

Car, il faut en finir avec les clichés stigmatisants. Ils sont à l’œuvre des sentiments d’exclusion que ressent la population locale. Ce phénomène de ségrégation spatiale et sociale est amplifié par plusieurs facteurs.

Le premier facteur étant l’impression d’humiliation des « jeunes de banlieue » par les forces de police. Attention, aucun des « jeunes de banlieue » parle de brutalités policières ou de racisme, mais ils dénoncent les nombreux contrôles souvent arbitraires qui sont ressentis comme du harcèlement par le pouvoir en place. Si la police harcèle c’est l’État qui humilie.

Le deuxième facteur vient de l’image d’une population maghrébine incapable de s’intégrer. Ce qui est complètement faux. La population maghrébine représente une part marginal des banlieues. De plus, il s’agit d’une population ayant un taux élevé de mariages intercommunautaires et dont la fécondité est égale à la moyenne nationale. Enfin, cette population à un taux de femmes exerçant un emploi en augmentation.

Un troisième facteur de ségrégation sociale est la stigmatisation par le spectateur citoyen. Le téléspectateur se forge des préjugés par méconnaissance. Il ne connaît pas la banlieue ou du moins il connaît ce que l’on souhaite lui faire connaître soit par les médias soit par les lois répressives. De ce fait, l’État créer une mise au ban symbolique. Cette mise au ban entraîne la méfiance de l’employeur vis-à-vis d’une population issue d’un quartier. Cette méfiance augmente le taux de chômage déjà élevé et conduit à l’exclusion sociale. Cette méfiance est aussi partagée par les commerçants qui sont réticents à s’installer dans ces quartiers, ce qui amène à exclusion économique.

La suppression de la carte scolaire a achevé cette exclusion sociale puisque les classes moyennes ont fuit la mixité sociale. L’école est devenue un facteur important de la ségrégation sociale. Le succès des écoles privées ou confessionnelles affirme la perte de confiance dans l’école de la République. Fini les écoles privées pour les mauvais élèves, maintenant c’est l’école publique qui s’en charge, préférant laisser le privé accueillir les bons éléments.

Nicolas Sarkozy ne fait qu’alimenter le feu du problème, il attise les braises du Kärcher et de la racaille. Cette politique est un échec car elle n’a pas résolu la détresse sociale et psychologique qui gangrène la banlieue. Cet abandon par le pouvoir est criminel. Pour toute réponse nous supprimons la police de proximité et injectons des millions d’investissements dans la pierre alors que nous devons investir dans l’humain. L’émergence de la violence urbaine en banlieue révèle une crise profonde de l’État traduite par la perte de confiance et de rayonnement par le citoyen.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , ,
09
juil
2010
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Adoption : Un arrêt historique !

Je me réjouis de la décision rendue par la Cour de cassation concernant l’adoption par des couples de même sexe en ordonnant l’exequatur.

C’est une véritable avancée juridique qui pourrait ouvrir l’adoption aux couples homosexuels. Cet arrêt remet en cause de fait l’interdiction d’adoption pour les couples pacsés. L’ironie de cette décision de justice est le caractère discriminatoire à rebours qui est mis en avant. En effet depuis cet arrêt qui fera jurisprudence, les couples homosexuels français sont moins bien traités que les couples binationaux dont le jugement d’hier reconnaît le second parent.

Je rappelle que la France, pour l’instant, interdit toujours l’adoption simple par un couple homosexuel.

07
juil
2010
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Villiers-Le-Bel, malaise du verdict.

La violence, quelle qu’elle soit, est inexcusable. Elle l’est d’autant plus quand elle est dirigée contre des policiers représentant l’État.

Mais pour autant, la justice doit-elle être expéditive ? Que nous soyions citoyens de Villiers-le-Bel ou citoyens du 16ème arrondissement de Paris, nous avons tous le droit à la même justice. Une justice équitable.

Les condamnations qui répondent à l’envie de justice des forces de l’ordre sont-elles compréhensibles ? La démocratie républicaine refuse le non respect d’une décision de justice, mais elle admet le droit à sa compréhension.

A l’issu du procès de Pontoise, cinq hommes ont été condamnés à des peines allant de 15 ans à 3 ans de prison. La difficulté de l’esprit à appréhender le jugement vient du malaise ressenti à l’annonce d’un verdict qui me semble disproportionné. Disproportionné, car s’ils sont reconnus coupables d’un acte aussi abjecte que celui de tirer sur des fonctionnaires de police, la peine doit être sévère. Cependant, nous savons que la majorité de ces émeutiers qui ont osé s’en prendre à la police n’ont jamais été inquiétés. Les condamnés de Villiers-le-Bel sont les bouc émissaires de se désir de justice.

La justice réclame des coupables. Elle les a eu. Mais à quel prix, avec quelle arduité, à la limite de ses belles valeurs. La délation est contraire au témoignage. La délation, c’est le témoignage anonyme qui entrouvre les portes de la suspicion, de l’interrogation et du doute. Était-il vraiment là ? Que lui a-t-on promis en échange de ses mots ? C’est donc sur cette base de doute que la justice a été rendue. Une justice qui s’éloigne de l’exemplarité, une justice des banlieues bien loin de ses idéaux.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , ,
06
juil
2010
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Notre République ne peut pas accepter un tel désaveu

Il faut du temps entre des dérives nuisibles à l’État et la démission juste des protagonistes.
Il faut plusieurs mois entre les affaires Joyandet et sa démission !
Il faut plusieurs semaines entre les cigares de Christian Blanc et sa démission !

Je m’étonne d’autant plus que dans les heures qui suivirent les révélations chacun d’entre eux avait déclaré qu’il ne démissionnerait pas.

Accrochés à leur poste, non pas en homme d’État mais en homme de privilèges, ils sont débarqués aujourd’hui. Ce changement d’humeur ne peut venir que du château où trône le souverain Sarkozy.

Ces démissions auraient dû calmer notre faim. Ces démissions auraient dû nourrir la presse carnassière afin qu’elle retire ses crocs de la dépouille d’un gouvernement moribond. Mais le 4ème pouvoir qui justifie par sa liberté ce que nous sommes, une démocratie, ne peut pas être un dangereux prédateur à l’affut de sa proie. Elle est juste le garant du bon fonctionnement de notre système. Je me félicite de son travail d’investigation tombé en désuétude il y a encore quelques mois. La presse qui par ses quotidiens essayent de s’approcher de l’opinion publique n’est pas dupe. L’opinion publique ne se laisse pas abuser aussi facilement. Ces démissions ne sont que des écrans de fumée pour essayer de calmer les grondements des citoyens, pour chercher à masquer l’affaire Woerth. L’État sarkozyste traverse une crise ancrée dans les valeurs de la droite décomplexée où l’intérêt particulier triomphe sur l’intérêt général.

La Véme République baigne dans une crise politique profonde dont les métastases agressent la confiance du peuple. Des Popularités inférieures à 30 % et 64 %  des Français qui estiment que leurs dirigeants politiques sont « plutôt corrompus»  appuient la perte de confiance du peuple envers ses hommes politiques.

Notre République ne peut pas accepter un tel désaveu. Il faut réagir vite. J’invite donc notre Président de la République à prendre la parole afin de nous présenter un nouveau gouvernement issu de son bon vouloir ou bien issu des urnes.

Ecrit par Roger Madec dans : Réciproque | Tags : , , , ,

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